• DESCARTES

    DESCARTES

    Ah Descartes! Oui nous connaissons, nous, Français ! Oui c’est notre gloire nationale, celui que tout le monde entier nous envie ; d’ailleurs la philosophie du monde entier est redevable à notre demi-dieu de la pensée, celui qui nous a fourni l’adjectif magique qui donne l’air si intelligent : cartésien …. Descartes adulé en France? Comment se fait- il qu’il ait passé presque toute sa vie à l’étranger, en Hollande notamment, et qu’il soit mort en Suède ? Il y’a là une énigme ….

    Descartes est né en France le 31 mars 1596 . Sa ville de Naissance ? Descartes!! En fait, en 1596  elle s’appelait La Haye. Plus tard, beaucoup plus tard…on a décidé de l’appeler LA HAYE-DESCARTES, puis DESCARTES  tout court.
    Le petit René est malingre, chétif, maladif    . Aussi lorsqu’il rentre au collège royal de La Flèche, chez les jésuites à dix ans, il bénéficie d’un traitement de faveur : on le laisse se lever quand il veut, il consacre  toute sa vie cette habitude propre à faire naître  de fécondes méditations. Après avoir fait son droit à Poitiers, il s’en va en Hollande, la vie à Paris ne l’attirant pas. On le juge alors plus ou moins comme le raté de la famille, incapable de stabilité.;
    De Hollande, il passe au Danemark, du Danemark il s’en va en Allemagne et s’engage dans l’armée du duc Maximilien de Bavière. Un soir, prés d’Ulm, ne trouvant pas le sommeil il s’approche du poêle qui chauffe sa chambre - Que se passe - il alors ? Est-ce la surchauffe du poêle ou la qualité particulière du bois de combustion ? On ne peut rien affirmer, mais voilà ce qui se passe : c’est Descartes lui-même qui le raconte : dans son cerveau apparaissent les «  fondements d’une science admirable »  et ce n’est pas fini: il se couche et fait trois rêves étonnants dont il situe l’envoyeur quelque part en «  haut » .. Descartes était un grand lecteur de Montaigne qui lui enseigna le doute : sans Montaigne, il n’y aurait peut être pas eu Descartes.
    SON DISCOURS DE L’AME ETONNE
    Voici les quatre règles que Descartes expose dans son «  Discours de la Méthode », ces quatre règles qui concernent la physique, c’est-à-dire une discipline où il n’est pas question de Dieu.

    LES QUATRE REGLES DE RENE  DESCARTES :

    1 -NE RECEVOIR AUCUNE CHOSE POUR VRAIE QUE JE NE LA CONNUSSE COMME TELLE:

    En général, nous jugeons trop vite ce qui se présente à notre esprit, nous l’amalgamons  à des idées toutes faites. Il faut éviter soigneusement la précipitation et la prévention - c’est-à-dire les préjugés. Il ne faut admettre que ce qui est jugé certain , évident et chasser le probable, prendre pour habitude le doute utile.

    2 -DIVISER CHACUNE DES DIFFICULTES QUE J’EXAMINERAIS EN AUTANT DE PARCELLES QU’IL SE POURRAIT ET QU’IL SERAIT REQUIS POUR MIEUX LES MIEUX RESOUDRE:

    Il faut analyser - réduire en éléments simples toute la pensée; la fractionner jusqu’à l’insécable. Il s’agit encore une fois de lutter contre les pensées ou les visions toutes faites. La règle du doute doit s’appliquer jusqu’à ce qu’on trouve l’idée-certitude.
     

    3-CONDUIRE PAR ORDRE MES PENSEES EN COMMENCANT PAR LES OBJETS LES PLUS SIMPLES ET LES PLUS AISES A CONNAITRE POUR MONTER PEU A PEU COMME PAR DEGRES JUSQU’À LA CONNAISSANCE DES PLUS COMPOSES;

    La plus simple des pensées étant comprise,  admise pour certaine, il est facile ensuite de comprendre celle qui se trouve juste au-dessus, puis au-dessus encore, afin d’accéder aux plus complexes.

    4-FAIRE PARTOUT DES DENOMBREMENTS SI ENTIERS ET DES REVUES SI GENERALES QUE JE FUSSE ASSURE DE NE RIEN OMETTRE
    La mécanique de la pensée ne doit faire l’économie de quelque élément que ce soute, sous peine d’invalider sa démarche.

    LE DOUTE METHODIQUE

    Voilà donc la méthode cartésienne présentée dans le discours du même nom. Il s’agit, d’un doute méthodique, volontaire, total, mais momentané, car on reconstruit ensuite des certitudes, ayant librement choisis les éléments qui ne peuvent être mis en doute.

    JE DOUTE, DONC JE SUIS

    Le doute que Descartes applique à la physique, doit aussi être appliqué à la métaphysique- ce qui , n’appartenant pas à la physique, concerne les préoccupations de l’âme ,la recherche d’un éventuel être absolu, de Dieu par exemple. L’ouvrage de Descartes qui traite de cet aspect , plus délicat, est écrit en latin. Il est réservé à des gens de culture, habitués à la spéculation philosophique. Son titre «  Les médiations métaphysiques ».

    ET DIEU DANS TOUT CA ,,?

    A l’aide de sa méthode infaillible, Descartes prouve sans difficulté l’existence de Dieu, voici comment :

    - Je possède en moi l’idée de la perfection, alors que je suis imparfait. Cette idée de perfection ne peut donc avoir l’homme pour origine. Elle vient forcément d’un être supérieur , un être parfaitement parfait, et cet être , c’est Dieu .

    -Et comment prouver encore plus l’existence de Dieu? Eh bien voilà   : puisque l’idée de Dieu existe, c’est que Dieu existe.

    LA MORT EN SUEDE

    Toutes ces idées répandues en Europe dressent contre Descartes de multiples détracteurs. C’est en Hollande surtout qu’ils sont les plus virulents. Ils affirment que les théories de Descartes peuvent aisément conduire à nier l’existence de DIEU. Descartes répond , est contredit de nouveau, répond encore, puis se lasse. Il quitte la Hollande pour Paris - voyage de 1647-1648 - mais il ne supporte  plus la France,  ni les Français, ni le refus de la pension qui lui a et promise. Il répond alors favorablement t à l’appel de la reine Christine de Suède qui l’invite à Stockholm.

    Le 28 janvier 1650 alors qu’il vient de s’installer dans sa maison suédoise, la reine le demande auprès d’elle. Il sort, prend froid, revient chez lui, s’alite et ne se relève pas: une pleurésie l’emporte le 11 février. Ses restes se trouvent en l’église de Saint Germain des Près.


  • Commentaires

    1
    Samedi 18 Juillet 2009 à 00:23
    clementine

    On se dit cartésien souvent quand on est un mathématicien etc... l'on ne voit pas toujours le philosophe avec son doute permanent quand on parle de cet illustre personnage, sauf les connaisseurs.. Maintenant, nous saurons tous que Descartes fut un homme qui doutait et que sa philosophie reposait sur ce doute et l'analyse qui découle du doute.. jamais une certitude pour atteindre la certitude..
    bisous
    clem

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