• LA PAUSE ET LE SILENCE

     

    Apprenons à nous reposer dans le silence,

    Nous arrêter n'est pas une perte de temps.

    Le calme est nécessaire,

    Même si nous sommes pressés,

    Même si nous avons beaucoup à faire,

    Le silence nous renvoie à nous même,

    Il favorise introspection et réflexion

    Nécessaire à toute action.

    Il nous aide à nous resituer dans l'espace,

    A faire le bilan,

    Et à tirer les leçons de nos erreurs.

    Il nous régénère,

    Et nous ressource,

    Le silence nous est utile

    Malgré son inutilité apparente.  

     

    LA PAUSE ET LE SILENCE


    votre commentaire
  • La vie d'une rose Poème

     

    La vie d'une rose

     

    Par un beau matin,
    Pimpante et ravie,
    J'ai reçu la vie
    Dans le vert satin.

    De ma beauté que j'étais fière !
    Pour mieux répandre ma senteur,
    Je balançais ma tige altière;
    Déjà le zéphir tenteur
    Murmurait : ô ma belle rose,
    Ils seront bien longs tes beaux jours
    Si tu n'écoutes les amours
    Qui vont t'admirer fraîche éclose.

    A zéphir je restai rebelle;
    Deux amoureux passant par là
    Alors me trouvèrent si belle
    Qu'entre leurs baisers me voilà;
    Puis au sein de la bien-aimée
    Je devins un gage d'espoir,
    Et rose - moi - j'étais le soir
    Par son haleine parfumée.

    Lorsque s'éveilla la Cigale,
    Lorsque le Rossignol chanta,
    Dans sa chambrette virginale
    L'enfant rêveuse m'emporta.
    Puis elle s'endormit joyeuse
    Mais durant cette nuit d'été,
    Hélas ! ma fragile beauté
    S'éparpilla sur l'oublieuse;

    Et vers le matin
    A l'aube ravie
    S'effeuilla ma vie,
    Dans le blanc satin.



    Jules Ruelle.
      

    LA ROSE

     


    2 commentaires
  • "Un vieil homme était assis à l'entrée d'une ville.

    Un étranger venu de loin s'approche et lui demande : "Je ne connais pas cette cité. Comment sont les gens qui vivent ici?"

    Le vieil homme lui répondit par une question : "Comment sont les habitants de la ville d'où tu viens?". "Egoïstes et  méchants" lui répondit l'étranger, "c'est pour cette raison que je suis parti". "Tu trouveras les mêmes ici!" lui répondu le vieillard.

    Un peu plus tard, un autre étranger s'approche du vieil homme :"Je viens de loin" lui dit il. "Dis moi comment sont les hommes qui vivent ici?" Le vieil homme lui répond : "Comment sont les habitantsde la ville d'où tu viens?". "Bons et accueillants" lui dit l'étranger, "J'avais de nombreux amis et j'ai eu de la peine à les quitter!".

    Le viel homme lui sourit "Tu trouveras les mêmes ici!"

    Un vendeur de chameaux avait suivi les deux scènes de loin. Il s'approcha du vieillard. "Comment peux tu dire à ces deux étrangers, deux choses opposées?"

    Le vieillard lui répondit " Parce que chacun porte son univers dans son coeur. Le regard que nous portons sur le monde, n'est pas le monde lui-même, mais le monde tel que nous le percevons. Un homme heureux quelque part sera heureux partout. Un homme malheureux quelque part sera malheureux partout!".

     

    REFLEXION PHILOSOPHIQUE


    votre commentaire

  • 2 commentaires
  • Les mots de tous les jours,

    Ne portent ni veston, ni cravate,

    Ils dépeignent le quotidien

    Ils parlent de sentiments,

    De caresses et d'affection,

    Ils tapent sur l'épaule

    Du copain qui est dans le pétrin,

    Qui a besoin de compréhension,

    Ils lui disent les mots qu'il faut,

    Et ils versent avec compassion du baume

    Sur les plaies qui marquent sa peau.

    Sans se prendre pour des acrobates,

    Les mots sourient aussi à la vie,

    Ils leur arrivent de faire les bouffons,

    De marcher les pattes en l'air,

    Ils s'esclaffent et rigolent,

    Ils racontent des blagues,

    Souvent même assez polissonnes,

    S'expriment sans faire de détours

    Sur le sexe et la drague.

    Ils s'amusent à jouer des tours

    Sans prendre les choses trop au sérieux.

    Mais les mots comme va le vent,

    Vite , changent de direction,

    Virent de tribord à babord

    Deviennent tantôt tristes,

    Avec des accents mélancoliques,

    Tantôt ils sont remplis d'angoisse,

    Affichent des visages affligés,

    Parfois avec gêne, ils bafouillent,

    Ne savent plus trop quoi dire,

    Alors tout piteux ils se taisent,

    Leurs silences éloquents en disent long

    A d'autres moments leur ton est lyrique,

    Ils s'enfilent comme des perles,

    Et s'alignent pour former des vers,

    Qui disent avec plus de douceur

    L'amour que l'on n'ose déclarer tout haut,

    Ils prononcent tout bas les déclarations

    L'amour de l'amoureux transi à sa bien aimée,

    Et quand ils deviennent muets,

    Ce n'est pas parce qu'ils bougonnent

    C'est qu'ils n'ont plus rien à dire,

    Et que dans le dictionnaire , ils dorment.

     

     


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique