• LE BONHEUR

    LE BONHEUR

     

    Schopenhauer fondait son pessimisme sur le constat que seuls les situations et les affects négatifs sont réellement éprouvés. Il y’a, selon lui, une dissymétrie tragique entre la maladie et la bonne santé, entre la douleur et le plaisir, entre la servitude et la liberté: alors que les seconds peuvent passer inaperçus ( être en bonne santé, c’est ne pas s’occuper de sa santé, vivre comme si elle n’existait pas) , les premiers sont immédiatement ressentis. Il est difficile de définir la liberté. En revanche, chacun sait ce que le fait d’être contraint ou empêché signifie . Un homme de la rue ne sait pas qu’il est libre, un prisonnier, lui, sait qu’il ne l’est pas.

    Dans les “ Rêveries d’un promeneur solitaire” J.J.Rousseau a  écrit quelques une des plus belles pages sur le bonheur. Il y évoque les moments de paix, de douceur profonde qu’il vécut en barque sur un lac de Suisse.  Aucun évenement. marquant, aucun acte singulier, ni à plus forte raison spectaculaire, ne vient qualifier ces instants de bonheur . D’ou cet étonnant paradoxe d’un état comblé ou rien ne se passe réellement.  En cela bonheur est fort différent du plaisir, le plaisir est vécu comme une réussite ponctuelle et éphémère qui met en coïncidence notre moi  avec une certaine réalité!

    ¨Prônant davantage une morale ascétique, la plupart des philosophe se sont beaucoup méfiés du plaisir. Et ce sont souvent les marginaux( les cyniques,les épicuriens) qui le louèrent…

    Epicure distingue dans la “ Lettre à Menacée trois catégories de plaisirs :

    - les plaisirs naturels et nécessaires , comme boire quand on a soif,ces plaisirs sont bons ..

    - les plaisirs naturels et non nécessaires comme manger un plat raffiné : le sage peut en user avec modération.

    - les plaisirs non naturels et non nécessaires : ce sont tous ceux qui ont rapport aux richesse, à la réputations, aux pouvoirs : le sage doit les éviter car ils n’apportent finalement que des déceptions et des soucis.

    La joie est elle plus proche du bonheur que le plaisir ? Elle parai plus profonde que le plaisir et moins physique, plus intellectualisée que lui. La joie est toujours de l’ordre de la représentation. Il y’a dans le bonheur une profondeur calme que ni le plaisir,ni la joie  ne possèdent.

    Le malheur à l’inverse est un état de séparation de soi à soi….(le malheureux se vit comme s’il était étranger à lui même), de soi à autrui  ( le malheureux est un enfermement) , et de soi au monde ( le monde semble loin au malheureux)


  • Commentaires

    1
    Vendredi 11 Juin 2010 à 08:08
    Abeilles50

    Bonjour Sylvie,

    Je suis d'accord avec beaucoup de choses ici, mais pas tout ! lol

    Je pense qu'on peut faire éloge du Plaisir...

    Ne ressent-on pas un immense plaisir lorsqu'on fait l'Amour avec la personne qu'on aime ? Il y a le Bonheur certes, mais le Plaisir est bien présent, et descriptible, à mon avis...

    Bon week-end. Bizzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz

    2
    Vendredi 11 Juin 2010 à 10:49
    michel003

    bonjour sylvie  j'espere que tu va bien et que sa va mieux pour ton fils  tres jolie article sur le bonheur merci pour tes trés gentils passages ..je passe te souhaite un bon vendredi et un superbe week-end  je te dit a bientôt  grosses bises amicales a bientôt michel003

    3
    Vendredi 11 Juin 2010 à 11:52
    sandrasbz

    Bonjour,

    Plaisir et bonheur, c'est vrai que ce n'est pas toujours facile de séparer ces deux notions.... Et puis, savons-nous réellement ce qu'est le bonheur ? Est-il le même pour tous ? Je me le demande... Je te fais de gros bisous et je te souhaite une très bonne journée,

     

    Sandra

    4
    Vendredi 11 Juin 2010 à 21:57
    eukelade

    Le bonheur est quelque chose de précieux parce que rare, il s'agit pour moi de ce moment où l'on se sent envahi d'une grande plénitude, d'un grand calme et où le corps semble devenir léger, léger...Alors, l'esprit prend toute son importance et toute sa liberté, il mute vers un ailleurs...Mais ce n'est qu'un instant...
    Je vais bien malgré une grosse fatigue le soir, je me couche tôt pour récupérer. J'espère que la santé de ton fils s'améliore et que l'espoir revient, je souhaite plein de bonnes choses pour lui et pour toi et déjà...Une très douce nuit. Bises Sylvie.

    5
    Samedi 12 Juin 2010 à 23:53
    clementine

    bonsoir,

    Un texte optimiste.

    bisous

    clem

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