• LE LANGAGE DE LA VIOLENCE

    LE LANGAGE DE LA VIOLENCE

     

    Pour éviter la violence, pour la faire cesser, il est nécessaire d'instaurer le dialogue, de mettre des mots à la place des coups. La non violence passe donc par le langage, mais quel langage ? Car chacun sait combien un mot peut déclencher la furie de l'autre, combien une phrase peut enfermer autrui plus surement que des barreaux.

    Il y'a un langage la violence. C'est un langage qui juge, dévalorise, nie l'existence de l'autre, méconnait toute émotion. Le nazi Eichmann , emprisonné à Jérusalem, a dit dans sa confession avoir utilisé le Fachsprache ou " langage du métier",un langage niant la responsabilité. C'était les ordres des supérieurs, la ligne politique.

    Il y'a le langage de la non violence, celui qui écoute et respecte, celui qui reconnaît l'autre, qui partage des émotions,exprime des besoins.

    Le langage de la violence est celui que nous avons tous appris,car on apprend à parler le langage de ses parent, et pour la plupart des parents d'hier c'était celui des jeux de pouvoir. Ils avaient toujours raison et savaient mieux que nous ce qui était bon pour nous. Il va sans dire que tout ce qu'ils faisaient étaient pour notre bien même lorsque cela nous faisait souffrir. Nos émotions avaient peu de poids. La colère surtout était bannie, et il était particulièrement mal venu de se facher contre ses parents. Nous avons donc appris cette langue du pouvoir sur l'autre, et une fois adultes nous avons tendance à la manier à notre tour. Sa particularité est le déni des émotions pour faire place au jugement.

    Le langage de la non violence devra donc permettre de reconnaître et partager des émotions ainsi que d'éviter tout jugement.

     

    LES RACINES DE LA VIOLENCE : contrairement à une idée admise, la violence n'est directement liée ni à l'injustice, ni à la blessure,ni à la frustration mais à l'impuissance à gérer ses affects devant ces situations difficiles, à exprimer ses besoins et à recevoir satisfaction. La distinction est d'importance: c'est l'impuissance qui préside la violence. Quand les émotions ressenties à l'occasion de la blessure ou de la frustration sont exprimées et entendues, la personne qui les subit peut restaurer son integrité. La violence n'est pas colère, elle est l'échec de la colère.

    Quand on n'a pas la possibilité de s'affirmer, d'être entendu,de résoudre un problème, on se sent impuissant et de plus en plus dépendant d'autrui. A la douleur s'ajoute le ressentiment! trop de besoins non satisfaits, mais surtout l'absence de pouvoir réel sur sa vie font le lit de la violence. La haine est accumulation de sentiments d'injustice, de détresse, de frustrations qui n'ont pas su trouver d'issue.

     

     

     

     

     

     

     

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