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    Savant et écrivain français, Blaise Pascal naît le le 19 juin 1923 à Clermont-Ferrand où son père Etienne est administrateur des Finances. Veuf en 1626, Etienne Pascal , érudit passionné de mathématiques et de physique, ne se remarie as afin de se consacrer à l'éducation de ses trois enfants, refusant de faire appel à des précepteurs et mettant en pratique les principes de Montaigne.

     

     

     

    Blaise a huit ans quand la famille s'installe à Paris, où son père est nommé par Richelieu, membre de l'Académie des sciences qu'il vient de créer. Etienne Pascal  veut que Blaise étudie avant tout le grec et le latin. Mais l'enfant révèle de tels dons pour les mathématiques que son père l'autorise à s'y consacrer et lui fait connaître les plus grands savants de son temps.

     

     

     

    Sa soeur aînée, Gilberte, raconte qu'il retrouve seul, sans enseignement, à l'âge de douze ans, trente deux propositions du premier livre d'Euclide.

     

     

     

    A seize ans, il rédige un Traité des sections coniques, qui, dit-on, aurait excité la jalousie de Descartes. Peu après, pour faciliter le travail de son père, alors adjoint de l'Intendant de Normandie, il invente la machine arithmétique dont il envoie un modèle à la reine Christine de Suede...  En 1646, son père s'étant démis la jambe lors d'une chute, il entre en contact avec ses chirurgiens , deux gentil-hommes gagnés au jansénisme- doctrine pessimiste sur la grâce et la prédestination qui prône un christianisme austère et rigoureux.. Cette rencontre va marquer toute son existence.

     

     

     

    En 1647  il écrit " Expérience nouvelle touchant le vide confirmant les travaux de Torricelli" et un " Traité du vide" dont on ne connaît qu'un fragment : de L'autorité en matière de physique......  De 1646 à 48  il fait sur le Puy - de - Dôme , puis à Rouen et ensuite à Paris les fameuses expériences sur la pesanteur de l'air et sur le vide qui complètent les recherches de Torricelli.., invente le haquet, et dit-on, une presse hydraulique..

     

     

     

     

     

    A Paris, en 1649, il connaît une période mondaine. Mais il tombe malade. Toute sa vie, il va devoir subir des maux de tête et de ventre, parfois intolérables. Bien que les médecins lui interdisent tout travail suivi, il reprend ses recherches en mathématiques et en physique. Il travaille parallèlement à Fermat et à Huyghens, sur le calcul des probabilités..Cependant, après la mort de son père et l'entrée en religion de sa soeur cadette Jacqueline, puis sous le choc d'un deuxième accident qui le laisse indemne,  il reconnaît le doigt de la Providence  ( lors d'une premenade, sa voiture, attelée à quatre chevaux qui s'emballent , est emportée, arrivée au pont de Neuilly les deux premiers chevaux se précipitent  dans la Seine,, mais les rênes et les traits qui les retiennent s'étant rompus,la voiture s'arrête court et Pascal est sauvé). Également, à la lumière de son extase du 23 novembre1954 il accomplit une retraite à Port Royal, décidé à ne se consacrer qu'à Dieu..

     

     

     

    Sous la pression de ses amis jansenistes, il est appelé en 1656 à défen dre la cause de Port-Royal, prenant le parti d'Arnauld contre la Sorbonne.  Il publie alors , sous pseudonyme , ses dix huit Provinciales où il attaque les Jésuites sur leur conception de la grâce. La Sorbonne le condamne, mais l'ouvrage sera le lus grand succès de librairie du siècle...

     

     

     

    Il prend aussi des notes pour élaborer une " Apologie du Christianisme" qui aura pour but de ramener les incrédules à la religion( ce seront les fameuses Pensées).. La maladie lui interdisant tout travail intellectuel prolongé, il abandonne en 1658 son activité scientifique, après un dernier traité de mathématiques, pour se consacrer au mysticisme et à la charité. Sa seule préoccupation est d'assembler des matériaux pour son Apologie du christianisme..

     

     

     

    A la suite d'une brouille, en 1661 avec Arnauld et  N icole, maîtres à penser du jansénisme qu'il accuse de tiédeur face aux persécution  religieuses déclenchées par Louis XIV, il se retire chez lui, à Paris, distribuant ses biens aux pauvres, vivant lui même dans un dénuement monastique. C'est pour ces pauvres( les riches ont des voitures)  qu'il met au point une ligne d'omnibus entre la porte Saint Antoine et le Luxembourg en 1662.  Sa maladie empire, ses maux de tête ne cessent de le faire souffrir, son corps est agité de convulsions. Celui que Voltaire appellera " le misanthrope sublime" s'éteint le 19 aout 1662 et est inhumé à Saint Etienne du Mont. On lui attribue un Discours sur les passions...

     

     

     

    Constituées des notes prises par Pascal pour son Apologie du christianisme qu'il n'a pas eu le temps d'écriree, les Pensées ont été recueillies après la mort de l'auteur. Ce n'est qu'à la fin du XIXe siècle que Léon Brunschvieg les classe et les numérote dans une présentation qui fait désormais autorité.

     

     

     

    Il y expose les deux états de l'homme, grandeur avec Dieu et misère s'il se coupe de Dieu.. Seule la première partie est rédigée.. Mais les Pensées ne sont pas qu'un ouvrage de métaphysique: c'est un chef-d'oeuvre d'écriture classique où Pascal psychologue perspicace, étudie la nature humaine avec sa rigueur de mathématicien...

     

     

     

     

     

     

     

    PASCAL

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  • Les poètes romantiques inventorient avec de troubles délices leurs états d'âme, l'état de leurs pensées, celui de leurs amours, ou les trois à la fois, dans des recueils ou domine le ” je” analysant le ” moi”.. La désespérance et le pessimisme sont souvent au rendez vous qu'on ne leur a pas donné. Les longs épanchements sur  l es beautés de la nature se font la main sur le coeur, l'autre à la plume, assis devant l'immensité.. Statiques les romantiques ?  pas toujours..  Ils désirent s'engager dans leur temps, accompagner la marche des idées, et même leur montrer le chemin.. Ainsi on trouve Hugo et Lamartine sur le front de l'action…

     

    Chateaubriand et Hugo ne sont pas les seuls dans la grande valse romantique… Les poètes Lamartine et son Lac, Vigny et son Loup, Musset et ses Nuits, Nerval et son air, plongent avec délices dans leur ” je” lyrique …

     

    LAMARTINE : si on dit ” Lamartine” on pense tout de suite ” Le lac”.. C'est ce qui demeure de son héritage dans nos mémoires, la plupart scolaire.. Pourtant Lamartine a navigué dans d'autres eaux .. Alphonse de Lamartine est né le 21 octobre 1790,dans une famille de noblesse de robe.. Après les dures années de pension à Lyon, puis la poursuite de ses études au College de Belley, il ne fait rien , il vit tranquillement dans la propriété familiale  de Milly jusqu'à la Seconde Restauration. Il a alors 25 ans ..  Il écrit des poèmes… il voyage : Rome, Naples, il séduit des femmes: Henriette Pommier qu'il veut épouser, les Parents Lamartine refusent .. une Antoinette et une Graziella en Italie, d'autres femmes mariées, d'autres célibataires .. Il compose des tragédies chrétiennes et des élégies.. 

     


    Se croyant malade en 1816  il part en cure et rencontre une femme mariée, leur idylle dure un mois … Ils se retrouvent à Paris ou elle l'introduit dans les milieux littéraires, pendant qu'ils vivent leur passion près du vieux mari qui fait semblant de ne rien voir .. Il écrit pour elle  une première version du Lac , poème qui l'a rendu célèbre  dans toutes les générations : ” o temps, suspends ton vol …  Il ne la reverra jamais Julie  devenue Elvire dans ses ” Méditation ..  Lamartine continue d'écrire des poèmes ,il vit une aventure torride avec une italienne Lena de Larche .. Il rencontre ensuite Miss Birch qu'il épouse ..en 1820, cette année  est celle de la gloire pour le poète : la publication de ses Méditations poétiques offre aux lecteurs des pages dont le degré de sincérité surprend et séduit .. On a qualifié ces Méditations d'acte de naissance de la poésie romantique

     


    La renommée de LAMARTINE s'étend à l'étranger . Pendant dix ans le poète mène une carrière de diplomate qui le conduit de Naples en Angleterre..  Il continue d'écrire toutes sortes de méditations diverses en prose et en vers.  Lors de son séjour à Paris Lamartine rencontre Hugo, Sainte Beuve. Avec l'appui de Chateaubriand, il est élu  à l'académie française..

     


    En 1830  il réalise un voyage en Orient jusqu'à la terre sainte… Il embarque à Marseille ou la population lui fait un triomphe. Il emmené avec lui sa femme , des amis et Julia sa fille .. Elle meurt a Beyrouth cinq mois plus tard.. Lamartine vit un désespoir profond dont il ne se remettra jamais .. Il écrit sur ce deuil des poèmes bouleversants … Il rentre seul en France..  Il va désormais prendre part à la vie politique sans cesser d'écrire …  Les vingt années qui suivent sont des années de gêne financière, il spécule sur les terres,en poète, il perd beaucoup d'argent, s'obstine, en perd davantage..

     


    Il écrit de nouvelles méditations… Il vend la propriété de Milly .. Sa femme, son soutien moral,son seul appui meurt .. Le gouvernement lui accorde une pension nationale de deux mille cinq cents francs or, ce qui est aujourd'hui une somme considérable , et un chalet à Passy…

     


    Peu de temps après, il est victime d'une attaque d'apoplexie, perd la mémoire et la raison … Une seconde attaque emporte le poète en 1869,

    LES POETES ROMANTIQUES : LAMARTINE


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  • Le 3 octobre 1897 naît à Paris un enfant illégitime auquel son père  , préfet de police, donne le nom d’Aragon et son propre prénom.

     

    L‘HOMME QU’AIMAIENT LES FEMMES

     

    Parmi toutes les attitudes rassurantes, Aragon choisit très tôt d’être un bon élève : élève brillant à St Pierre de Neuilly, puis au lycée Carnot, il compose des romans dès 1904 et de la poesie, dictant d’abord ses textes à ses tantes. Lecteur avide, traînant une réputation de surdoué il est bachelier en 1915 et entame des études de médecine.

     

    Il rencontre un jeune étudiant de son âge, André Breton, avec lequel il échange plaisanteries de carabin et extraits d’Apollinaire, il fait en meme temps la connaissance Philippe Soupault, la première triade surréaliste est montée.

     

    Envoyé au Front, Aragon décroche la croix de guerre, et commence à écrire un roman : » Anicet ou le panorama » cette quête de la beauté, d’un dandysme achevé , est rédigée dans le sang et la boue des tranchées et sera publie en 1920.  Après sa démobilisation, Aragon toujours inscrit en médecine, voyage beaucoup, en Belgique, en Allemagne, en Angleterre, il publie  » feu de joie » avec un dessin de Picasso.

     

    Il publie des poèmes du Mouvement perpétuel  et entre au PCF, après Eluard, mais avec Breton et Benjamet Peret, ces derniers plus par provocation que par conviction. Cet été là, Aragon redige le violent pamphlet du Traite du Style, en réaction à l’exécution aux USA de Sacco et Vanzetti. Il détruit une grande partie des milles pages de la  » Défense de l’Infini » ou l’interview collective sur la sexualité qui parait dans deux numéros successifs de la Révolution surréaliste  témoignent d’une grande difficulté, pour Aragon de faire passer ses desirs de la sphere mentale au niveau physique. Ce séducteur dandy se maîtrise mal , dans l’intimité. Abandonné par Nancy Cunard, submergé de problèmes financiers, Aragon tente de se suicider à Venise en septembre 1928.

     

    ELSA EST L AVENIR DE L’HOMME

     

    Il ne tombera jamais plus bas, et tout ce qui suit, apparaît à posteriori comme une tentative raisonnée de sauvetage mental,  quitte à y sacrifier ses talent. En Novembre 1928 il rencontre une certaine Elsa Kagan, elle vit séparée de son mari , c’est sous ce nom d’Elsa Triolet qu’elle se fera un renom en littérature. 

     

    Née en 1896 dans une famille d’intellectuels juifs moscovites, proche des milieux formalistes russes, elle a délibérément  rencontré Aragon à Paris avec le projet de s’en faire aimer. Vivant avec Aragon, elle adopte la langue et la nationalité française et commence l’élaboration d’oeuvres croisées : à un roman d’Aragon répondra, en écho, un roman d’Elsa Triolet.  » je ne suis pas un écrivain » dit elle dans son journal  » je suis simplement une femme malheureuse et j’écris avec mon malheur »

     

    A l’automne 1930 Aragon voyage en URSS  pour représenter les surréalistes au Congres des écrivains révolionnaires. Les communistes de stricte obédience accablent les surréalistes, suspects de derive trotskiste et anarchiste. Aragon choisit son camp, il revient d’URSS avec un poème  » Front rouge » qui rompt avec l’esthétique surréaliste et sonne comme une déclaration de guerre à Breton – le poème vaut à son auteur d’être inculpé pour appel au meurtre . Breton le défend  en publiant l’affaire Aragon . Mais la rupture est consommée entre lui et le surréalisme.

     

    Il épouse Elsa -  Durant toute la guerre, Aragon publie sous différents pseudonymes.  A la libération, Aragon et Elson ne sont pas tendres pour les écrivains suspects de collaboration et exigent et obtiennent des têtes.  Le poète avait prévenu  » je ne pratique pas le pardon des injures ». 

     

    A la mort d’Elsa, vêtu de blanc avec une recherche permanente, homosexuel enfin affirmé , il pose comme un acquis cette vie  » ratée de bout en bout » 

     

    Vilipendé par les uns, encensé par les autres, définitivement décale, commandeur descendu de son socle, il meurt en 1982


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  • Rares poèmes, rares cadences, précieuses rimes, joyaux! les poèmes de Nerval confinent au mystère.. Sans rien proposer qui le résolve, ils le densifient, voilà le charme .

     

     

     

    Nerval ne s’appelle pas Nerval. Le nom de son père est Labrunie, celui de sa mère Laurent. Son père, chirurgien, rejoint la Grande Armée de Napoléon en 1808. Avant de partir, Marie son épouse, met au monde un fils immédiatement confié à un grand oncle aubergiste.  En 1810 Marie meurt; le docteur Labrunie conserve ses bijoux , son portrait, mais quand il revient près dee son fils, en 1814, tous ses objets personnels ont disparu dans la retraite de Russie. Gérard de Nerval ne verra jamais le visage de sa mère. Jamais, en lui, l’identité de la femme n’est apparue. Sa vie entière est une quête désespérée, souvent désordonnée, d’une image féminine qui se dérobe, inaccessible…

     

     

     

    Au lycée Charlemagne  Nerval rencontre Théophile Gautier qui devient l’ami fidèle.Il fait des études de médecine. En 1834 , il hérite de son grand père, voyage en Italie, s’installe à Paris, dans un petit hotel où il reçoit ses amis pour de joyeux soupers, des bals, des fêtes costumées, où la représentation de comédies des temps passés.. Le bonheur. Pas pour longtemps.

     

     

     

    Aux amis qui viennent se divertir dans son hôtel particulier, se mêle une amie. Gérard en tombe amoureux. Elle s’appelle Jenny Colon, elle est comédienne. Pour elle,il utilise le reste de son héritage afin de fonder un périodique : le Monde dramatique qui le ruine.  Il vit de l’écriture d’articles pour divers journaux, ne cesse d’envoyer des lettres enflammées à Jenny qui les lit, se laisse attendrir, hésite à répondre à cet amour extrême et finit par épouser un flûtiste en 1838. Est ce cette année là que se lézarde la pensée de Gérard de Nerval  , que le présent et le passé commencent à  s’y confondre, comme l’amorse d’un exil de la raison ? Rien  ou presque n’inquiète ses proches, jusqu’au jour terrible de février 1841  ou la folie    se cabre en son esprit, comme un cheval fou.

     

     

     

    Lorsqu’il revient à la raison, il apprend la mort de Jenny Colon. Il décide de partir en Orient, visite les îles grecques, l’Egypte, le Liban.. Le nom de Jenny ne le quitte pas.

     

     

     

    Articles pour les journaux, composition de livrets d’opéra, rédaction de son  voyage en Orient, et d’autres voyages – Hollande, Angleterre, Allemagne- Belgique – occupent la vie de Nerval. Ses premières oeuvres poétiques et sa traduction de Faust sont bien loin..    

     

     

     

    Plusieurs fois interné dans la clinique du docteur Blanche, Nerval écrit sa dernière oeuvre, Aurélia, effectue un voyage en Allemagne, peut être jusqu’en Silésie où il tente de retrouver la tombe de sa mère. Le 25 janvier 1855    il écrit à sa   tante qui l’héberge :  » ne m’attends pas ce soir, car la nuit sera noire et blanche.    Cette nuit là, la température descend à dix huit degrés au dessous de zéro! le lendemain matin, il est retrouvé près du Chatelet à Paris, pendu à une grille dans la rue de la Vielle Lanterne. Que s’est-il passé ? Peut être lui a t-on fermé la porte d’un asile pour vagabonds ?…

     

      Peut être l’a -t-on attaque? L’ agression s’est t-elle transformée en suicide ?  Peut être est ce un accident? Ou bien, au delà de la mort, un signe intemporel…. Paradoxale présence.

     

    Sa poésie, porte ouverte sur la vie des rêves, annonce la poésie moderne et l’insatiable appétit de liberté des surréalistes.

     

     

     

     

     

     

     

    NERVAL EN PENSEES :

     

     

     

    - ô mort, où est ta victoire ?

     

     

     

    - La mélancoloie  est une chose qui consiste à voir les choses comme elles sont.

     

     

     

    - L’ignorance ne s’apprend pas.

     

     

     

    - Que de gens que l’on croit heureux et qui sont au désespoir.

     

     

     

    - Le dernier mot de la liberté, c’est l’égoïsme.

     

     

     

    -  Mon pauvre oncle disait  » il faut toujours tourner sept fois sa langue dans sa langue    avant de parler .. Que devrait-on faire avant d’écrire ? .

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    UNE FEMME  EST L’AMOUR

     

     

     

    FACE A LA MER3

     

     

     

    Une femme est l’amour, la gloire et l’espérance ;

     

    Aux enfants  qu’elle guide, à l’homme consolé,

     

    Elle élève le coeur et calme la  souffrance,

     

    Comme un esprit des cieux sur la terre exilé.

     

     

     

    Courbé  par le travail ou par la destinée,

     

    L’homme à sa voix s’élève et son  front s’éclaircit ;

     

    Toujours impatient dans sa course bornée,

     

    Un  sourire le dompte et son coeur s’adoucit.

     

     

     

    Dans ce siècle de fer  la gloire est incertaine :

     

    Bien longtemps à l’attendre il faut se  résigner.

     

    Mais qui n’aimerait pas, dans sa grâce sereine,

     

    La  beauté qui la donne ou qui la fait gagner ?

     

     

     

    GERARD DE NERVAL

     


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  • J’ai mis tout mon génie dans ma vie ,je n’ai mis que mon talent dans mon oeuvre…Confidence d’Oscar Wilde à André Gide (1891)

     

     

     

     » Les enfants commencent par aimer leurs parents, en grandissant, ils les jugent,quelquefois ils leur pardonnent » ….. Oscar Wilde…

     

     

     

    Oscar Wilde est né à Dublin en 1854. Il est le fils d’un chirurgien irlandais de réputation internationale, sa mère Jane Francesca Elgée est une femme pleine de ferveur nationaliste, qui, dans les années 1840 soutient la cause irlandaise face à l’Angleterre.

     

     

     

    Après des études classiques au Trinity Collège à Dublin , où déjà il fait preuve d’une forte personnalité et se distingue des autres étudiants. Oscar Wilde est admis à l’Université d’Oxford. Il a notamment comme professeur John Ruskin  l’un des porte paroles d’un mouvement culturel qui estime que l’art ne doit être que la recherche du Beau, sans aucune préoccupation morale ou sociale.

     

     

     

    Oscar Wilde est un élève brillant et distingué, il a des cheveux longs, , il orne les boutonnières de ses costumes d’un lys ou d’un chrysanthème.

     

     

     

    Esprit subtil et excentrique, dandy d’une rare élégance,s a célébrité est grande dans les milieux culturels et aristocratiques londoniens qui accueillent avec ravissement ses premiers poèmes. Il devient très vite l’un des théoriciens de  » l’art pour l’art » et le  » chef des esthètes » , il est invité à donner une série de conférences aux Etats Unis sur l’esthétisme. De retour en Europe, il s’installe à Paris où il écrit deux pièces de théatre   » Duchesse de Padoue »   » Vera ou les nihilistes ».

     

     

     

    Il rencontre les principaux écrivains français de l’époque : Verlaine, Mallarmé, Zola, Hugo. De retour à Londres,il épouse l’une de ses admiratrices Constance Leroy. Ils auront deux enfants. Rédacteur en chef du magazine  » The woman’s »  » World »   il montre ses talents de pamphlétaire et son art du paradoxe. Il s’engage à défendre également la cause féministe. Pour ses enfants, il organise des bals costumés et écrit des contes . Il publie également des nouvelles, un essai..Ce roman lui vaut une très grande notoriété, mais le public anglais lui reproche l’immoralité de certains personnages.

     

     

     

    En 1895 Oscar Wilde décide de porter plainte en diffamation contre le marquis de Queensberry, le père d’Alfred Douglas, son amant, ce qui tourne mal. Finalement c’est le Marquis qui porte plainte devant les tribunaux accusant Wilde de pervertir son fils… Oscar Wilde est condamné pour délit d »homosexualité à deux ans de travaux forcés, il purgera cette peine dans la très répressive prison de Readlig sud de l’Angleterre..

     

     

     

    Il sort de prison le 19 mai 1897 et s’exile en France près de Dieppe. C’est un homme brisé et ruiné. Il prend pour pseudonyme le nom de Sebastian Melmoth. Il publie en 1898  » La ballade de la géole » de Reading,  un témoignage émouvant sur sa douleur de prisonnier.

     

     

     

     

    Il meurt à Paris en 1900 de misère et de solitude.

     

    OSCAR WILDE


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