• LE CHOIX DES AUTEURS- DES THEMES- DE L'ÂGE

    Il faut se dire en premier lieu que la philosophie ne s'arrête pas, ni dans notre tête, ni dans la société. Nous pouvons continuer à écrire nos pensées et remarques, à noter les citations qui nous plaisent ou qui nous intéressent, continuer à lire des ouvrages, des journaux ,des revues, continuer à écouter la radio et regarder la TV. Et pas seulement bien sur quand il  est question des philosophes! la réflexion philosophique peut se nourrir d'une infinité d'informations et s'exercer sur quantité de sujets.

     

    D'autre part,nous cherchons les auteurs que nous aimons ou les questions qui nous intéressent, ceux ou celles avec lesquels nous nous sentons à l'aise. Il faut savoir qu'une grande oeuvre philosophique est inépuisable : nous pouvons passer notre existence entière à la fréquenter, nous ferons toujours des découvertes.  Il faut retenir également qu'il existe pour chacun des moments particuliers pour découvrir un auteur.  Une pensée qu'on ne pouvait pas comprendre ni aimer à 18 ou 20 ans peut se révéler importante et " parlante" à 30 ou 40 ans.

     

    LE CHOIX DES "ENNEMIS"

    Il ne faut pas hésiter à faire le compte des philosophes que nous détestons franchement. Il ne s'agit pas de ceux qui paraissent ennuyeux et incompréhensibles, mais de ceux  qui nous paraissent menaçants, dangereux ou nuisibles.. C'est tout à fait important. " on n'est jamais trop soigneux dans le choix de ses ennemis" disait ironiquement Oscar Wilde.  Il est utile d'avoir des sortes de colère dans la réflexion. " comment peut on penser une chose pareille ? Voila une idée impossible ....." Si nous trouvons des philosophes qui suscitent en nous ce genre de réflexion, il ne faut pas les fuir mais chercher à  approfondir notre jugement juste pour comprendre pourquoi nous réagissons ainsi.

     

    LA PENSEE ET L'EXISTENCE

    Il faut tenter de mettre en rapport comme on peut, ce que l'on a compris et ce que l'on vit. Notre existence comme celle de tous les êtres humains va traverser des moments de joie,de détresse, des amours, des deuils, des retrouvailles, des ruptures, des choix moraux, des actes politiques, des connaissances du travail, des voyages.... Tout cela a des rapports avec la pensée. Et la pensée, réciproquement entretient des liens avec tous ces moments d'existence.  Il faut tenter de ne pas l'oublier.

    Dans la vie, ce que l'on pensait superflu ou inutile peut se révèler indispensable. Bref, n'oublions pas que les philosophes existent. Nous en faisons partie, chaque fois que nous le voulons vraiment et que nous faisons ce qui est en notre pouvoir pour que cette volonté devienne notre réalité.

     

    LA PHILOSOPHIE

     

     

     

     

     


    votre commentaire
  • Le temps se manifeste à notre conscience dans un sens unique : le mouvement peut être inversé,le temps ira toujours de l'avant. Le cours inexorable du temps ne permet nul retour au passé.



       D'ailleurs, si nous pouvons revivre le passé , ce serait un passé retrouvé, ayant un gout nouveau, comme un livre relu. Le temps semble donc marquer notre impuissance puisqu'il ne peut décidément ni suspendre son écoulement,ni remonter à sa source.


       L'homme vit en avant de soi, il se projette vers le futur, il aspire à l'avenir comme lieu de réalisation de ses projets. Pourtant, il ne cesse de se lamenter de la fuite irréversible du temps.  Baudelaire voit dans le temps " l'ennemi" et de même Proust part " A  la recherche du temps perdu"... Le passé semble être un paradis dont nous aurions été chassés comme si le passage du temps dégradait toutes choses.

     

    La question est alors de comprendre  ce refus paradoxal du temps, cette nostalgie qui nous pousse à     préférer ce qui n'est plus à ce qui est et ce qui sera..  

     

     


    votre commentaire
  •  

    A - T- ON BESOIN DE PHILOSOPHES ?

    Dans une société de plus en plus technique, scientifique, électronique, on aurait pu croire que la réflexion philosophique allait finir au musée, pour une visite guindée les jours de vacances. C’est l’inverse. De tous cotés, aujourd’hui, dans des milieux professionnels très divers, dans des pays et des systèmes d’enseignement différents, la nécessité de la réflexion philosophique est reconnue et affirmée.

     

    En 1994 le directeur général de l’Unesco a confié à un philosophe, chercheur au CNRS une enquête mondiale sur la place de la philosophie dans l’éducation des citoyens.. Soixante sept pays ont répondu, représentatifs de toutes les régions du monde et de tous les systèmes d’enseignement. Leur conviction est unanime : la réflexion philosophique est de plus en plus nécessaire ….

    La réponse du Maroc : «  Plus qu’indispensable cet enseignement est vital, au sens fort du terme. Le monde actuel connaît des évolutions à la fois rapides et simultanées. Si les citoyens ne disposent pas d’un outil intellectuel intégrateur très puissant et polyvalent ( la philosophie) les forces qui travaillent notre monde les pousseront dans la voie de la désintégration . Le savoir philosopher développe une forme d’immunité intellectuelle comme les réductions particularistes. « 

    Réponse de la Norvège : il existe un fort intérêt pour l’éthique qui reflète indubitablement les problèmes de la société moderne: justice distributive, contrôle des technologies et questions d’environnement… Les milieux politiques semblent considérer ces questions philosophiques comme légitimes dans une plus large mesure qu’auparavant » .

    Réponse venue du Brésil : Les uns et les autres s’accordent à affirmer que seule la philosophie pourra fournir l’outil critique et démystificateur des présupposés et des effets de la technique ainsi que des discours et des projets politiques qui s’en inspirent ..

    Réponse venue de Turquie : la philosophie constitue peut être la tentative humaine la plus essentielle contre le principe du «  tout fait » et la prétendue égalité des valeurs et de toutes les normes.

    Réponse venue de l’Uruguay : la philosophie est particulièrement indispensable à l’époque où le pouvoir technique dont dispose l’humanité est un pouvoir de destruction réelle de l’autre, de sa propre planète, d’autodestruction de l’homme. Former des hommes qui soient à la hauteur des défis du XXI siècle, ce n’est pas possible sans la philosophie « .

    Quel est le principal reproche formulé contre l’enseignement philosophique par ceux qui voudraient le voir réduit ou carrément supprimé et remplacé par des formations directement utilisables dans la vie professionnelle ? La philosophie ne sert à rien. Alors qu’il ya tant d’apprentissages techniques possibles, débouchant sur des emploi nouveaux, pourquoi donc encombrer les emplois du temps et les esprits avec de vieilles questions insolubles ? Voilà à peu près ce que disent les adversaires de la philosophie. Sous cette forme, le problème est mal posé. Il est absolument nécessaire de ne pas faire entrer en concurrence la formation scientifique technique et professionnelle avec la formation philosophique.

    Toutes les formations dispensées dans le cadre des études supérieures devraient pouvoir inclure des cours de philosophie adaptés à leurs centres d’intérêt. Ces cours ne devraient pas être considérés comme des éléments extérieurs aux études professionnelles et techniques. Ils devraient au contre y être pleinement intégrés. Au lieu d’être considérés comme un temps soustrait aux choses sérieuses et rentables, ils devraient être vus comme un moment essentiel de leur assimilation. Ce qui compte dans l’apport de la philosophie, ce ne sont pas les emplois offerts. C’est le regard différent porté sur ce qu’on fait. C ‘est la compréhension des techniques permise par une interrogation plus large. C’est le partage des perplexités et des subtilités intellectuelles qui font l’humanité.

    Ceci ne convaincra pas les méfiants. Leur argumentation fait valoir que les programmes, partout, sont de plus en plus chargés, les horaires des études de plus en plus lourds et difficiles à organiser. Pourquoi, dans ces conditions, consacrer une partie même minime d’un temps précieux à des considérations qui peuvent être «  intéressantes » mais sont toujours moins u utilisables de manière directe et pratique, que les apprentissages techniques ? C’est un vieux débat. On pourrait ironiser : pourquoi réfléchir, alors qu’il y’a tant de choses à faire ? Pourquoi chercher à comprendre, au lieu d’apprendre ? Pourquoi penser au lieu de faire ? Il est vrai que le règne de la technique peut conduire vers ce type de fonctionnement. Mais l’inhumain est alors possible. Ne croyez pas malgré tout que vous allez devenir «  inhumain » si vous laissez de côté la philosophie pour vous consacrer à une carrière d’ingénieur ou d’informaticien…

    L’aventure philosophique n’est donc ni inutile, ni ennuyeuse n i périmée. En partageant les explorations des philosophes, nous abordons des questions qui sont toujours au cœur des préoccupations des individus et des collectivités : la liberté civile, les fondements des droits de l’homme, l’universalité de l’éthique, la justice, l’égalité, la responsabilité ainsi que, par -delà l’infinie diversité des cultures et des langues, la communauté même des êtres humains.

    On peut rassembler l’essentiel des aventure philosophiques en deux verbes : «  FONDER - » , «  CRITIQUER «  , ces deux fonctions forment l’essentiel de toute la philosophie…

    FONDER constitue la tâche première de la philosophie. Chercher ce qui est vrai, c’est chercher sur quoi reposent nos affirmations. On peut même s’interroger comme l’a fait Nietzsche sur ce qui fonde l’idée même de vérité, sur ce que valent les valeurs. Dans tous les cas, il s’agit de dégager le plus nettement possible l’ancrage rationnel d’un concept . On peut arriver à conclure que cette vérité est inaccessible, comme l’ont fait les sceptiques. On peut aussi arriver à l’idée que des passions et des illusions se masquent la logique et l’amour du vrai.. Mais ces conclusions correspondront à chaque fois à une investigation, une exploration en profondeur… Une tâche essentielle des philosophes, pour eux c’est chercher à dégager ce qu’il ya «  sous «  les questions que nous nous posons, mettre au jour le socle sur lequel repose tout le reste, telle est leur activité primordiale.

    CRITIQUER est leur deuxième grande tâche. Il s’agit toujours de prendre une distance envers les évidences. Elle doit nous permettre de voir autrement les évidences sur lesquelles reposent nos actes et nos jugements. Critiquer ce que nous croyons savoir , ce que nous tenons pour le plus vrai ou le mieux assuré, c’est éviter d’y être rivé, collé, figé sans mobilité ni recul.

    Ce rôle critique de la philosophie est bien connu. Encore faut il réellement s’exposer à le mettre en œuvre.. Or c’est toujours plus simple sans lui . Sans la critique, en effet le confort des monologues peut se poursuivre.. Au contraire, dès lors qu’on prend au sérieux cette dimension critique, c’est l’inconfort de la présence de l’autre, et le caractère intempestif de sa parole qu’il nous faut non seulement endurer, mais susciter et aussi en un sens apprendre à aimer. Ces deux rôles habituels de la philosophie continuent..

    LA PHILOSOPHIE


    votre commentaire
  • L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible des roseaux, mais c’est un roseau pensant .

    On retrouve dans cette phrase le theme pascalien de la misère de l’homme, faible comme un roseau parce que mortel, et de la grandeur de l’homme parce qu’il dispose de la raison.

    Renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa qualité d’homme.

     J.J.ROUSSEAU                                                                                     

    la liberté est pour Rousseau ce qui définit l’homme. Renoncer à la liberté c’est renoncer à l’humanité qui est en nous, en d’autres termes, la liberté est inalienable, c’est à dire qu’on ne peut ni la donner ni la vendre.

    Des pensées sans matiere sont vides, des intuitions sans concept sont aveugles ……………………….E.KANT

    cette phrase résulte la theorie de la connaissance chez Kant.  Des pensées sans matieres sont des concepts qui ne se réfèrent à aucune intuition, la connaissance nécessite l’action de la faculté d’entendement qui procède au moyen d’intuition,c’est à dire qu’on ne peut connaitre que ce qui est donné dans l’intuition.

    Tu ne meurs pas de ce que tu es malade, tu meurs de ce que tu es vivant …………………………………..MONTAIGNE

    La mort est la conséquence de la vie. C’est pourquoi Montaigne considère que la sagesse est d’accepter notre mort et donc de philosopher, c’est apprendre à mourir, ce qui n’est rien d’autre qu’apprendre à vivre.

    Je pense, donc je suis                        DESCARTES

    Descartes formule la découverte du cogito dans le discours de la methode. A l’issue du doute, Descartes s’aperçoit qu’il est impossible de douter de la pensee, car douter c’est penser, or si je pense c’est que j’existe, il faut bien que j’existe.  La formulation laisse entendre que l’existence est déduite de la pensée.

    PENSEES PHILOSOPHIQUES COMMENTEES


    1 commentaire
  • Interpreter c’est extraire le sens de quelque chose, qui, ou bien n’a pas de sens apparent, ou bien a un autre sens que le sens apparent.

    Que faisons nous lorsque nous conversons avec quelqu’un ? Nous interpretons ses paroles et lui, il interprète les notres. Pas les paroles seulement d’ailleurs: l’attitude générale du corps, les mimiques en disent parfois plus longs que les mots.

    Un interprete est un traducteur : il fait passer un message d’une langue à une autre. Un pianiste interpre un morceau de musique à partir de la partition qu’il a sous les yeux ou qu’il a apprise par coeur, un acteur interprete un personnage.

    Quel point commun y’a t-il entre le traducteur, le pianiste et l’acteur ? Tous effectuent le passage d’un niveau apparent( ce qui est dit, écrit ou montré) à un niveau caché ( ce qui est signifié par ce qui est , écrit ou montré);lire un livre , écouter une conversation, c’est interpreter.

    SENS ET VERITE

    2X2 font 4,la terre tourne autour du soleil, l’uranium est l’élément naturel le plus lourd, certes ces propositions doivent être comprises mais elles ne donnent pas lieu à un travail d’interpretation . Pourquoi ? Parce qu’elles sont vraies.

    Une proposition vraie est nécéssaire(elle ne peut pas ne pas être ce qu’elle est) et universelle ( elle doit être admise par tout le monde) . La vérité est unique en son domaine. Il n’y a qu’une seule réponse vraie à un problème mathematique, alors qu’il en existe une infinité de fausses. Le sens, à la différence de la vérité, est multiple parce que l’interpretation est relative au contexte dans lequelle elle s’effectue;le contexte comprend l’époque, la culture, la personnalité aussi de celui qui interprète. Le sens d’une oeuvre d’art, le sens d’un évenement historique, le sens d’une action politique ne seront jamis les memes pour tout le monde. C’est bien pourquoi les gens se battent sur des questions politiques, alors qu’on n’a jamais vu de mathématiciens trancher au duel ,à l épée, la validité d’un théorème.

    Qui dit  » relatif » ne dit pas forcement  » arbitraire » . Aucune interpretation ne jouera au piano de manière identique à un autre, cela ne signifie pas qu’il peut jouer n’importe comment.

    Autant il existe des critéres de vérités, autant il n’existe pas de critères pour établir qu’une interpretation est plus  » juste » qu’une autre, mais cela ne signifie pas que toutes les interpretations se valent.

    La plupart des symboles sont surdéterminés, c’est à dire qu’ils ont une pluralité de sens. Il n’y a qye  des symboles mathématiques pour etre univoque.

    Ainsi le lion par exemple peut symboliser :

    - le roi de la forêt,

    -une constellation,

    - la marque « Peugeot »

    -Les Sikhs ( membres d’une religion indienne : singh = lion) la liste evidemment n’est pas close.

    PEUT ON DIRE QUE TOUTES LES OPINIONS SE VALENT ?

    La réponse à cette question depend du sens qu’on d0nnera au mot opinion; au sens courant , une opinion est un jugement personnel quelconque. Au sens philosophique, introduit par Platon,l’opinion s’oppose au savoir comme l’apparence à la réalité, l’erreur à la vérité.

    Si toutes les opinions se valent, cela signifie qu’aucune n’est meilleure ni pire qu’une autre. Consequence: chacun est fondé à émettre l’opinion qu’il désire.  Si toutes les opinions ne se se valent pas, cela signifie qu’un critè

     

     

    re objectif permet deles ordonner et de les hierarchiser en bonnes et mauvaises opinions, en meilleures parmi les bonnes et pires parmi les mauvaises.  

     

    L'INTERPRETATION


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique