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    L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible des roseaux, mais c’est un roseau pensant .

    On retrouve dans cette phrase le theme pascalien de la misère de l’homme, faible comme un roseau parce que mortel, et de la grandeur de l’homme parce qu’il dispose de la raison.

     

     

    Renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa qualité d’homme.

     J.J.ROUSSEAU                                                                                     

    la liberté est pour Rousseau ce qui définit l’homme. Renoncer à la liberté c’est renoncer à l’humanité qui est en nous, en d’autres termes, la liberté est inalienable, c’est à dire qu’on ne peut ni la donner ni la vendre.

     

     

    Des pensées sans matiere sont vides, des intuitions sans concept sont aveugles ……………………….E.KANT

    cette phrase résulte la theorie de la connaissance chez Kant.  Des pensées sans matieres sont des concepts qui ne se réfèrent à aucune intuition, la connaissance nécessite l’action de la faculté d’entendement qui procède au moyen d’intuition,c’est à dire qu’on ne peut connaitre que ce qui est donné dans l’intuition.

     

     

    Tu ne meurs pas de ce que tu es malade, tu meurs de ce que tu es vivant …………………………………..MONTAIGNE

    La mort est la conséquence de la vie. C’est pourquoi Montaigne considère que la sagesse est d’accepter notre mort et donc de philosopher, c’est apprendre à mourir, ce qui n’est rien d’autre qu’apprendre à vivre.

     

     

    Je pense, donc je suis                        DESCARTES

    Descartes formule la découverte du cogito dans le discours de la methode. A l’issue du doute, Descartes s’aperçoit qu’il est impossible de douter de la pensee, car douter c’est penser, or si je pense c’est que j’existe, il faut bien que j’existe.  La formulation laisse entendre que l’existence est déduite de la pensée.

    PENSEES PHILOSOPHIQUES COMMENTEES

      


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  • L'historien répond à une exigence de vérité. Le problème étant qu'il raconte un passé auquel il n'a pas été présent. Toutefois cette exigence de vérité ne suffit pas à faire de l'histoire une science. Toute science a pour but de dégager des constantes ou lois universelles et prédicatives. Or, l'histoire est une discipline purement empirique: il n'y a pas de lois universelles de l'histoire comme il ya   des lois en physique. L'histoire peut seulement nous enseigner comment les choses se sont passées et non comment elles se passeront.

     

    Si donc nous définissons une science par son objet, alors l'histoire n'est pas une discipline scientifique: en revanche, elle l'est peut être par sa méthode : l'historien a pour but de dire ce qui s'est réellement passé à partir de traces qu'il authentifie et interprète.

     

     

     

     

    EN QUOI CONSISTE LE TRAVAIL DE L'HISTORIEN

     

    Le travail de l'historien est un travail d'interprétation : il ne s'agit pas simplement pour lui de faire une chronologie, mais d'établir le sens et l'importance des évènements ainsi que leurs relations. L'historien ne doit pas expliquer les chaînes causales et établir des lois, mais comprendre un sens, aussi l'objectivité historique n'a t-elle rien à voir avec l'objectivité scientifique: étant une interprétation.  L'histoire peut et doit toujours être  réécrite. En ce sens, l'histoire est seulement la façon dont l'homme s'approprie un passé qui n'est pas seulement le sien .

     

     

     

    POURQUOI FAISONS NOUS DE L'HISTOIRE

     

    Nous faisons de l'histoire non pour prévoir notre avenir, mais pour garder trace de notre passé, parce que nous nous posons la question de notre propre identité: c'est parce que l'homme est en quête de lui même , parce qu'il est un être inachevé qui ne sait rien de son avenir qu'il s'intéresse à son passé. Par l'histoire, l'homme construit et maintient son identité dans le temps.


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  • LE PLUS INSAISISSABLE DES PHILOSOPHES


    Il y' a une énigme Platon  que les interprètes n'ont pas fini de débrouiller après vingt quatre siècles. Ces oeuvres si belles, si littéraires, si limpides , nous ne savons pas exactement quel est leur statut. L'homme Platon, avec sa pensée, se cache en effet dans son oeuvre sous les noms des interlocuteurs de ses dialogues, celui de Socrate en particulier. Il ne parle jamais en son nom propre , excepte dans des lettres dont l'authenticité a été contestée.. Le cas est unique dans l'histoire de la philosophie : lorsque Descartes écrit " le discours de la méthode," , Kant " la critique de la raison pure " ou Nietzche " la Naissance de la tragédie" , on sait que ces auteurs parlent en leur nom propre et qu'ils sont derrière chacune des pensées exprimées dans ces ouvrages. Rien de tel avec Platon...

    Il aimait le pastiche, se plaisait a caricaturer le discours de tous ceux qu'il considérait comme des ennemis de la sagesse, vrais antiphilosophes .

    La rencontre de Socrate décida du destin de Platon... Le Jeune Platon, aristocrate de naissance, brûla alors les tragédies qu'ils avait écrites.. La philosophie serait sa voie et sa vie. Mais si la frequentation du maitre détourne le jeune Platon d'une carrière de poète tragique, n'allons pas croire que l'appel de la dramaturgie été complètement étouffé.

    Platon n'a qu'une vingtaine d'années lorsque son maître bien aimé est condamné à mort. Il est tellement malade qu'il ne peut assister aux sublimes derniers moments du sage dans sa prison et qu'il rapporte lui même dans Phdédon. Cette condamnation et cette mort furent pour Platon un traumatisme qui décida peut être de toute sa pensée : que faut -il faire pour qu'un tel scandale ne puisse plus se reproduire 
    Comme Pythagore, Platon pense que la philosophie ne peut exister que dans une communauté d'hommes bien dirigée. Il n'est pas impossible de lire Platon comme un philosophe essentiellement politique. Platon avait caressé un rêve : celui de devenir le conseiller  du prince : celui de faire du prince un philosophe.. Le hasard aura voulu que Platon tombe sur un tyran Denys de Syracuse. Expérience amère : Platon fut vendu cmme esclave par celui qu'il prétendait transformer en sage!!  Plus tard, Voltaire se plaindra d'être traité en domestique par le roi de Prusse.. Les philosophes ne se sont jamais vraiment rendus compte à quel point ils pouvaient énerver les gens du pouvoir ..  Ce n' est pas parce qu'une pensée est nécessaire que son auteur est indispensable ..


    Le platonisme est le modèle de tous les dualismes philosophiques  : le monde est cassé en deux parts inégales :

    D'un coté  l'être, de l'autre l'apparence, d'un coté la réalité, de l'autre l'illusion, d'un coté la vérité, de l'autre le mensonge .

    Philosopher c'est apprendre à mourir...en transcrivant cette phrase de Platon, Montaigne l'a tirée vers un sens stoïcien  qu'elle n'avait pas à l'origine ..  L'interprétation la plus simple consiste à dire : être sage, posséder la sagesse, c'est s'habituer à la pensée de la mort pour ne plus la craindre... Seulement, on n'apprend jamais vraiment à mourir ..

    Platon plus profondément voulait dire ceci : comme il y'a deux mondes hors de l'homme ( l'intelligible e le sensible) , il y'a deux mondes en l'homme : l'âme , et le corps ..   Philosopher c'est oublier les soucis du corps au profit de l'âme, c'est mettre le corps entre parenthèses pour permettre à l'âme ainsi libérée de se déployer et d'atteindre les idées .. Philosopher, c'est mimer la mort .. L'homme sage joue la mort pour la déjouer ..  

     

     


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  • LE CHOIX DES AUTEURS- DES THEMES- DE L'ÂGE

    Il faut se dire en premier lieu que la philosophie ne s'arrête pas, ni dans notre tête, ni dans la société. Nous pouvons continuer à écrire nos pensées et remarques, à noter les citations qui nous plaisent ou qui nous intéressent, continuer à lire des ouvrages, des journaux ,des revues, continuer à écouter la radio et regarder la TV. Et pas seulement bien sur quand il  est question des philosophes! la réflexion philosophique peut se nourrir d'une infinité d'informations et s'exercer sur quantité de sujets.

     

    D'autre part,nous cherchons les auteurs que nous aimons ou les questions qui nous intéressent, ceux ou celles avec lesquels nous nous sentons à l'aise. Il faut savoir qu'une grande oeuvre philosophique est inépuisable : nous pouvons passer notre existence entière à la fréquenter, nous ferons toujours des découvertes.  Il faut retenir également qu'il existe pour chacun des moments particuliers pour découvrir un auteur.  Une pensée qu'on ne pouvait pas comprendre ni aimer à 18 ou 20 ans peut se révéler importante et " parlante" à 30 ou 40 ans.

     

    LE CHOIX DES "ENNEMIS"

    Il ne faut pas hésiter à faire le compte des philosophes que nous détestons franchement. Il ne s'agit pas de ceux qui paraissent ennuyeux et incompréhensibles, mais de ceux  qui nous paraissent menaçants, dangereux ou nuisibles.. C'est tout à fait important. " on n'est jamais trop soigneux dans le choix de ses ennemis" disait ironiquement Oscar Wilde.  Il est utile d'avoir des sortes de colère dans la réflexion. " comment peut on penser une chose pareille ? Voila une idée impossible ....." Si nous trouvons des philosophes qui suscitent en nous ce genre de réflexion, il ne faut pas les fuir mais chercher à  approfondir notre jugement juste pour comprendre pourquoi nous réagissons ainsi.

     

    LA PENSEE ET L'EXISTENCE

    Il faut tenter de mettre en rapport comme on peut, ce que l'on a compris et ce que l'on vit. Notre existence comme celle de tous les êtres humains va traverser des moments de joie,de détresse, des amours, des deuils, des retrouvailles, des ruptures, des choix moraux, des actes politiques, des connaissances du travail, des voyages.... Tout cela a des rapports avec la pensée. Et la pensée, réciproquement entretient des liens avec tous ces moments d'existence.  Il faut tenter de ne pas l'oublier.

    Dans la vie, ce que l'on pensait superflu ou inutile peut se révèler indispensable. Bref, n'oublions pas que les philosophes existent. Nous en faisons partie, chaque fois que nous le voulons vraiment et que nous faisons ce qui est en notre pouvoir pour que cette volonté devienne notre réalité.

     

    LA PHILOSOPHIE

     

     

     

     

     


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  • Le temps se manifeste à notre conscience dans un sens unique : le mouvement peut être inversé,le temps ira toujours de l'avant. Le cours inexorable du temps ne permet nul retour au passé.



       D'ailleurs, si nous pouvons revivre le passé , ce serait un passé retrouvé, ayant un gout nouveau, comme un livre relu. Le temps semble donc marquer notre impuissance puisqu'il ne peut décidément ni suspendre son écoulement,ni remonter à sa source.


       L'homme vit en avant de soi, il se projette vers le futur, il aspire à l'avenir comme lieu de réalisation de ses projets. Pourtant, il ne cesse de se lamenter de la fuite irréversible du temps.  Baudelaire voit dans le temps " l'ennemi" et de même Proust part " A  la recherche du temps perdu"... Le passé semble être un paradis dont nous aurions été chassés comme si le passage du temps dégradait toutes choses.

     

    La question est alors de comprendre  ce refus paradoxal du temps, cette nostalgie qui nous pousse à     préférer ce qui n'est plus à ce qui est et ce qui sera..  

     

     


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