• L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible des roseaux, mais c’est un roseau pensant .

    On retrouve dans cette phrase le theme pascalien de la misère de l’homme, faible comme un roseau parce que mortel, et de la grandeur de l’homme parce qu’il dispose de la raison.

    Renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa qualité d’homme.

     J.J.ROUSSEAU                                                                                     

    la liberté est pour Rousseau ce qui définit l’homme. Renoncer à la liberté c’est renoncer à l’humanité qui est en nous, en d’autres termes, la liberté est inalienable, c’est à dire qu’on ne peut ni la donner ni la vendre.

    Des pensées sans matiere sont vides, des intuitions sans concept sont aveugles ……………………….E.KANT

    cette phrase résulte la theorie de la connaissance chez Kant.  Des pensées sans matieres sont des concepts qui ne se réfèrent à aucune intuition, la connaissance nécessite l’action de la faculté d’entendement qui procède au moyen d’intuition,c’est à dire qu’on ne peut connaitre que ce qui est donné dans l’intuition.

    Tu ne meurs pas de ce que tu es malade, tu meurs de ce que tu es vivant …………………………………..MONTAIGNE

    La mort est la conséquence de la vie. C’est pourquoi Montaigne considère que la sagesse est d’accepter notre mort et donc de philosopher, c’est apprendre à mourir, ce qui n’est rien d’autre qu’apprendre à vivre.

    Je pense, donc je suis                        DESCARTES

    Descartes formule la découverte du cogito dans le discours de la methode. A l’issue du doute, Descartes s’aperçoit qu’il est impossible de douter de la pensee, car douter c’est penser, or si je pense c’est que j’existe, il faut bien que j’existe.  La formulation laisse entendre que l’existence est déduite de la pensée.

    PENSEES PHILOSOPHIQUES COMMENTEES


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  • Interpreter c’est extraire le sens de quelque chose, qui, ou bien n’a pas de sens apparent, ou bien a un autre sens que le sens apparent.

    Que faisons nous lorsque nous conversons avec quelqu’un ? Nous interpretons ses paroles et lui, il interprète les notres. Pas les paroles seulement d’ailleurs: l’attitude générale du corps, les mimiques en disent parfois plus longs que les mots.

    Un interprete est un traducteur : il fait passer un message d’une langue à une autre. Un pianiste interpre un morceau de musique à partir de la partition qu’il a sous les yeux ou qu’il a apprise par coeur, un acteur interprete un personnage.

    Quel point commun y’a t-il entre le traducteur, le pianiste et l’acteur ? Tous effectuent le passage d’un niveau apparent( ce qui est dit, écrit ou montré) à un niveau caché ( ce qui est signifié par ce qui est , écrit ou montré);lire un livre , écouter une conversation, c’est interpreter.

    SENS ET VERITE

    2X2 font 4,la terre tourne autour du soleil, l’uranium est l’élément naturel le plus lourd, certes ces propositions doivent être comprises mais elles ne donnent pas lieu à un travail d’interpretation . Pourquoi ? Parce qu’elles sont vraies.

    Une proposition vraie est nécéssaire(elle ne peut pas ne pas être ce qu’elle est) et universelle ( elle doit être admise par tout le monde) . La vérité est unique en son domaine. Il n’y a qu’une seule réponse vraie à un problème mathematique, alors qu’il en existe une infinité de fausses. Le sens, à la différence de la vérité, est multiple parce que l’interpretation est relative au contexte dans lequelle elle s’effectue;le contexte comprend l’époque, la culture, la personnalité aussi de celui qui interprète. Le sens d’une oeuvre d’art, le sens d’un évenement historique, le sens d’une action politique ne seront jamis les memes pour tout le monde. C’est bien pourquoi les gens se battent sur des questions politiques, alors qu’on n’a jamais vu de mathématiciens trancher au duel ,à l épée, la validité d’un théorème.

    Qui dit  » relatif » ne dit pas forcement  » arbitraire » . Aucune interpretation ne jouera au piano de manière identique à un autre, cela ne signifie pas qu’il peut jouer n’importe comment.

    Autant il existe des critéres de vérités, autant il n’existe pas de critères pour établir qu’une interpretation est plus  » juste » qu’une autre, mais cela ne signifie pas que toutes les interpretations se valent.

    La plupart des symboles sont surdéterminés, c’est à dire qu’ils ont une pluralité de sens. Il n’y a qye  des symboles mathématiques pour etre univoque.

    Ainsi le lion par exemple peut symboliser :

    - le roi de la forêt,

    -une constellation,

    - la marque « Peugeot »

    -Les Sikhs ( membres d’une religion indienne : singh = lion) la liste evidemment n’est pas close.

    PEUT ON DIRE QUE TOUTES LES OPINIONS SE VALENT ?

    La réponse à cette question depend du sens qu’on d0nnera au mot opinion; au sens courant , une opinion est un jugement personnel quelconque. Au sens philosophique, introduit par Platon,l’opinion s’oppose au savoir comme l’apparence à la réalité, l’erreur à la vérité.

    Si toutes les opinions se valent, cela signifie qu’aucune n’est meilleure ni pire qu’une autre. Consequence: chacun est fondé à émettre l’opinion qu’il désire.  Si toutes les opinions ne se se valent pas, cela signifie qu’un critè

     

     

    re objectif permet deles ordonner et de les hierarchiser en bonnes et mauvaises opinions, en meilleures parmi les bonnes et pires parmi les mauvaises.  

     

    L'INTERPRETATION


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  • PHILOSOPHER EST UNE ACTIVITE

    V
    ous acceptez l'idée d'apprendre la philosophie ... Eh bien vous vous trompez ! Apprendre la philosophie, vous n'y arriverez pas.. Car elle n'est nulle part. Personne ne sait quoi vous dire de lire.. Aucun philosophe ne sera jamais d'accord avec son voisin pour affirmer " là se trouve la philosophie, lisez ce chapitre, ou ce livre, et à la fin vous saurez la philosophie"..... La philosophie ne s'apprend pas, il ne s'agit pas d'ingurgiter des connaissances. Il est question d'abord, et avant tout, de s'exercer à une activité. Peu importe, après tout, comment est dénommée cette activité. On peut l'appeler " pensée", " réflexion", " philosophie"... La dénomination,ici , n'a pas grand intérêt.. Ce qui compte, c'est que cette activité soit la vôtre.. Que ce soit votre pensée, votre réflexion qui s'exerce.. Penser est comme respirer, manger ou dormir, personne , absolument personne, ne peut le faire à votre place.. Pas même les philosophes!

    Chez les philosophes, vous allez pouvoir trouver des outils, des chemins déjà balisés, des aides. Mais vous ne trouverez pas votre propre pensée! celle ci, vous ne pourrez la repérer  que par vous même, dans votre propre tête, et pas ailleurs! il faut donc se dire que les ouvrages des grands penseurs, les systèmes existants, les raisonnements déjà exposés, sont là pour vous permettre d'aller plus loin, ou plus vite, ou plus nettement dans votre propre pensée. Aucun livre, ne pourra prendre votre place..

    D'un autre côté, il est évident que par soi-même, tout seul, sans aucune aide, aucun support, aucun point de départ, vous ne sauriez aller fort loin. Réinventer par vos propre forces  tout ce qui a déjà été pensé, c'est évidemment exclu! N'allez donc pas imaginer que vous pourriez, de manière spontanée tout concevoir.. Sans les instruments fournis par les philosophes, sans les questions sur lesquelles ils ont déjà travaille et les solutions qu'ils ont tenté de construire, vous resterez pratiquement sur place! c'est une évidence!  mais il est évident aussi que c'est vous qui allez comprendre, discuter, argumenter, et personne à votre place..

    Apprendre ce que disent les philosophes et le répéter, comme on apprend et répète l'altitude du Mont Blanc, ce n'est pas faire de la philosophie ...  Penser par soi même !!! voilà ce qu'il faut faire.. Il s'agit de s'emparer des idées existantes, de les trier, de les mettre à l'épreuve, pour voir celles qui conviennent le mieux, qui paraissent les plus convaincantes, les plus proches de l'idée que vous vous faites de la vérité .. C'est parfois long.. Il arrive que l'on soit dérouté .. Les choses ne se passent pas comme on l'imaginait...  Les points d'appuis que l'on croyait solides se dérobent, des questions surgissent de lieux que l'on croyait sans problèmes...Alors les embarras commencent ...Les aventures aussi ...

    D'autres articles suivront sur ce thème!

    PHILOSOPHER EST UNE ACTIVITE


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  • On n’apprend pas la philosophie, on apprend à philosopher, écrit Kant. Que signifie cette distinction ? Philosopher ce n’est pas prendre possession de l’ensemble des doctrines philosophiques comme d’un savoir .C’est adopter une une certaine attitude intellectuelle face aux discours comme aux évènements, aux savoirs comme aux pratiques. C’est appréhender ceux ci autrement que nous ne le faisons spontanément,  mais c’est aussi adopter une nouvelle démarche intellectuelle en changeant, parfois même en inversant nos habitudes mentales.

     

     

     

    En un mot philosopher, c’est d’abord acquérir ce que l’on appelle la   » tournure d’esprit philosophique ». La tournure d’esprit se caractérise  par une méfiance à l’égard des certitudes et des évidences, des réponses toutes faites que l’on peut apporter aux questions que l’on nous pose ou qui se posent, des lieux communs et des généralités vides que l’on confond avec des vérités universelles. Cette tournure philosophique est faite de doute, de vigilance, d’étonnement qui nous conduisent à interroger et à analyser. Il ne s’agit pas de s’enfermer dans le doute ou le soupçon mais de les utiliser pour accéder à une plus grande lucidité et pouvoir ainsi formuler  clairement les problèmes qui demandent à être approfondis et réfléchis soit parce qu’ils n’ont pas de solution préalable, soit parce qu’ils ne peuvent pas avoir de solution, mais qu’il est urgent de les penser . Il s’agit aussi de   » penser par soi même » , d’accéder, selon une formule de Kant à une majorité intellectuelle ou l’on devient responsable de ce que l’on dit, avec les risques que cela comporte.

     

    La tournure philosophique est ainsi plus qu’une manière de penser, elle est une manière d’être qui suppose le sens de la responsabilité  intellectuelle.

     

     

     

    Un but principal : clarifier la pensée. 

     

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    Le but de la philosophie est la clarification logique de la pensée. La philosophie n’est pas une doctrine mais une activité. Une oeuvre philosophique consiste essentiellement en élucidations. Le résultat de la philosophie n’est pas un nombre de « propositions philosophiques » mais le fait que des propositions s’éclaircissent. La philosophe a pour but de rendre claires et de délimiter rigoureusement  les pensées qui, autrement, sont troubles et floues.


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  • LES EPICURIENS ET LA RECHERCHE DU PLAISIR

    Si le plaisir, comme le dit Epicure, est le «  souverain bien » et le but de la morale, l’épicurisme n’est pourtant pas un appel à la débauche. Il s’agit au contraire d’une morale ascétique qui associe plaisir et vertu.

    Dès leur naissance, les hommes recherchent spontanément le plaisir, par la sensation de bien être, et fuient la douleur. Epicure estime qu’il est naturel de rechercher le plaisir, car c’est vivre en conformité avec la nature. L’homme malheureux est celui qui a oublié la nature en lui et qui s’égare dans des désirs vains et artificiels. Il lui faut revenir aux exigences naturelles et laisser la nature en lui être juge du bien comme du mal, plutôt que de vouloir juger par lui-même de la voie à suivre.

    C’est par la sensation du plaisir que la nature prononce en nous son jugement. S’il est naturel, le plaisir est ainsi limité : suivre la nature signifie rester dans les bornes que celle-ci impose. Pour ce faire, il convient de distinguer les désirs naturels des désirs vains, des désirs d’opinion. Certains désirs, enseigne Epicure, sont naturels et nécessaires ( boire ou manger), d’autres naturels non nécessaire ( désir sexuel ou esthétique), certains encore ni naturels ni nécessaires ( le désir de gloire ou d’opulence)..La poursuite de ces derniers conduit inévitablement les hommes à l’insatisfaction car ils sont déjà illimités et dépassent la norme naturelle.

    Seule la satisfaction des désirs naturels et nécessaires est source d’un plaisir stable.

    On a pu reprocher à Epicure de ne livrer qu’une définition négative du bonheur. Comment la privation ou l’absence de trouble pourraient-elles constituer le bonheur ? Cette absence de trouble est certes négative, mais comme le dit le philosophe français Marcel Conche commentant cette notion d’ataraxie «  l’absence de désordre est la positivité de l’équilibre » - Ainsi, le «  plaisir du ventre », c’est-à-dire la satisfaction des besoins vitaux, est la condition même de l’équilibre et de la sérénité.

     Pour être heureux, dira sobrement Epicure, il faut manger du pain et boire de l’eau. Le plaisir naturel est au fondement du bonheur véritable du sage. En effet, ne désirant rien qui excède les limites naturelles, celui-ci parvient à un état d’indépendance d’autarcie dans lequel le corps et l’âme s’équilibrent.

    LES EPICURIENS


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