• Poème trouvé sur le net.....On peut y retrouver une ressemblance avec le décès de Johnny..

    POEME AMERINDIEN

    POEME AMERINDIEN

     

    Quand je ne serai plus là, relâchez-moi,
    Laissez-moi partir.
    J'ai tellement de choses à faire et à voir.
    Ne pleurez pas en pensant à moi,
    Soyez reconnaissants pour les belles années,
    Je vous ai donné mon amitié.
    Vous pouvez seulement deviner
    Le bonheur que vous m'avez apporté.

    Je vous remercie de l'amour que chacun vous m'avez démontré,
    Maintenant, il est temps de voyager seul.
    Pour un court moment vous pouvez avoir de la peine.
    La confiance vous apportera réconfort et consolation.
    Nous serons séparés pour quelque temps.
    Laissez les souvenirs apaiser votre douleur.

    Je ne suis pas loin et la vie continue …
    Si vous avez besoin, appelez-moi et je viendrai.
    Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, je serai là.
    Et si vous écoutez votre cœur, vous éprouverez clairement
    La douceur de l'amour que j'apporterai.

    Et quand il sera temps pour vous de partir,
    Je serai là pour vous accueillir.
    Absent de mon corps, présent avec Dieu.

    N'allez pas sur ma tombe pour pleurer,
    Je ne suis pas là, je ne dors pas,
    Je suis les mille vents qui soufflent,
    Je suis le scintillement des cristaux de neige,
    Je suis la lumière qui traverse les champs de blé,
    Je suis la douce pluie d'automne,
    Je suis l'éveil des oiseaux dans le calme du matin,
    Je suis l'étoile qui brille dans la nuit.
    N'allez pas sur ma tombe pour pleurer,
    Je ne suis pas là. Je ne suis pas mort.  


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  • La Fontaine ...

     

    Dans le fond du jardin glougloute une fontaine,
    Un hâvre de fraîcheur qui chuinte infiniment
    Sans jamais se lasser ; qui bruisse à perdre haleine
    En voilant l’alentour d’une brume d’argent
    Dès qu’il fait un peu frais. Son goulot oxydé
    Courbé en col de cygne éructe quelquefois
    Des filaments de mousse ; ou des bouts mâchouillés
    D’algues effilochées ; ou du n’importe quoi !
    Et puis elle repart, tout comme elle l’a fait
    Depuis toujours sans doute. Elle est inépuisable :
    Un trésor en Provence ! Et son glouglou si gai
    Nous est si familier qu’il est inimitable.
    Sa margelle est usée et couleur de nuage,
    Un nuage moussu égaré par le vent.
    En se penchant sur l’eau l’on y voit des mirages
    Tout éclaboussés d’or par le soleil levant.

     

     

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  • Il brille, le sauvage Été,
    La poitrine pleine de roses.
    Il brûle tout, hommes et choses,
    Dans sa placide cruauté.

    Il met le désir effronté
    Sur les jeunes lèvres décloses ;
    Il brille, le sauvage Été,
    La poitrine pleine de roses.

    Roi superbe, il plane irrité
    Dans des splendeurs d’apothéoses
    Sur les horizons grandioses ;
    Fauve dans la blanche clarté,
    Il brille, le sauvage Été.

    Théodore de BANVILLE 

     

     


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  • Le Printemps

    Te voilà, rire du Printemps !
    Les thyrses des lilas fleurissent.
    Les amantes qui te chérissent
    Délivrent leurs cheveux flottants.

    Sous les rayons d’or éclatants
    Les anciens lierres se flétrissent.
    Te voilà, rire du Printemps !
    Les thyrses de lilas fleurissent.

    Couchons-nous au bord des étangs,
    Que nos maux amers se guérissent !
    Mille espoirs fabuleux nourrissent
    Nos coeurs gonflés et palpitants.
    Te voilà, rire du Printemps

    THEODORE DE BANVILLE

    LE PRINTEMPS


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  • Orchestre du Très-Haut, bardes de ses louanges,

    Ils chantent à l'été des notes de bonheur :

    Ils parcourcourent les airs avec des ailes d'anges

    Echappés tout joyeux des jardins du Seigneur.

     

    Tant que durent les fleurs, tant que l'épi qu'on coupe

    Laisse tomber un grain sur les sillons jaunis,

    Tant que le rude hiver n'a pas gelé la coupe

    Où leurs pieds vont poser comme aux bords de leurs nids.

     

    Ils remplissent le ciel de musique et de joie:

    La jeune fille embaume et verdit leur prison,

    L'enfant passe la main sur leur duvet de soie,

    Le vieillard les nourrit au seuil de sa maison.

     

    Mais dans les mois d'hiver, quand la neige et le givre

    Ont remplacé la feuille et le fruit, où vont-ils ?

    Ont-ils cessé d'aimer ? Ont-ils cessé de vivre ?

    Nul ne sait le secret de leurs lointains exils.

     

    On trouve au pied de l'arbre une plume souillée,

    Comme une feuille morte où rampe un ver rongeur,

    Que la brume des nuits a jaunie et mouillée,

    Et qui n'a plus, hélas! ni parfum ni couleur.

     

    On voit pendre à la branche un nid rempli d'écailles,

    Dont le vent pluvieux balance un noir débris :

    Pauvre maison en deuil et vieux pan de murailles

    Que les petits, hier, réjouissaient de cris.

     

    O mes charmants oiseaux, vous si joyeux d'éclore !

    La vie est donc un piège où le bon Dieu vous prend ?

    Hélas! c'est comme nous . Et nous chantons encore!

    Que Dieu serait cruel, s'il n'était pas si grand !

     

    ALPHONSE DE LAMARTINE

     

    LES OISEAUX

     


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