• ACCUEILLIR SES EMOTIONS:

    " L'émotion est ce moment où l'acier rencontre une pierre et en fait jaillir une étincelle car l'émotion est la source principale de toute prise de conscience".  "CARL JUNG

    Les émotions sont des messagères précieuses à mi chemin entre le corps et la raison. Elles vous parlent de vous : de vos besoins, de vos manques et de vos systèmes de défense. Elles jouent un rôle précieux pour votre équilibre, en vous alertant et en vous indiquant la direction à prendre. Elles sont ce mouvement de vie, fait d'alternance, d'ombre et de lumière,  de joie et de tristesse, de colère et de sérénité, de peur et de courage. Comme des vagues qui s'élèvent et redescendent...infiniment.

     

    Accepter cette énergie mouvante,cette impermanence émotionnelle, c'est faire le premier pas pour gérer ces turbulences en sachant que rien n'est immuable. Et qu'après la peur, le chagrin, le ressentiment viendra le temps de la paix, de la joie et de la gratitude.

     

    Accueillir ses émotions comme des alliées, les écouter pour entendre leur message, leur porter une attention bienveillante afin de mobiliser ses aptitudes pour agir… Autant d'étapes nécessaires pour les  apprivoiser, elles pourront alors jouer un rôle précieux pour votre santé en vous servant de boussole, en indiquant quelle direction prendre pour satisfaire vos besoins vitaux et comment mieux communiquer avec votre entourage, car elles sont aussi un système de communication pour " vous dire" aux autres.

     

    SIX PRECIEUSES MESSAGERES :

    Paul Ekman, anthropologue et psychologue américain a répertorié auprès de quinze cultures différentes six émotions de bases, appelées " émotions primaires" : la peur, la colère, le dégout, la tristesse, la surprise, la joie.

     

    LA PEUR :  aiguise les sens et mobilise notre cerveau en état d'urgence. Tout est en place pour fuir ou attaquer selon le vieux réflexe de survie. Elle nous permet aussi d'anticiper,de nous préparer et d'assurer notre propre protection.

    LA COLERE: est la réaction saine à l'injustice, au dommage, à l'obstacle et à la frustration. Grâce à l'apport d'adrénaline, l'énergie circule dans nos veines. Nous pouvons alors défendre nos droits et faire respecter le maintien de nos frontières corporelles, psychologiques ou sociales.La colère permet la confrontation positive à l'autre, elle est différente de la violence qui est prise de pouvoir sur l'autre.

    LA TRISTESSE :  accompagne  la perte, le vide, le manque, le deuil,. Elle nous invite à utiliser notre espace intérieur pour prendre soin de nous, pleurer un être cher et faire le travail de cicatrisation. 

    LE DEGOUT : est un mouvement de répulsion qui nous évite l'empoisonnement au niveau alimentaire et nous permet de nous tenir à l'écart au niveau psychique.

    LA SURPRISE :  permet de gérer les changements imprévus  et inopinés.

    LA JOIE : favorise l'harmonie . Grâce à elle, les tensions s'apaisent , une sensation de bien être et de plénitude circule dans notre corps.

    Une émotion est authentique, positive et appropriée quand elle s'exprime de façon adéquate face à la situation et que vous mettez en place l'action correspondante.

     

    Ne regardez pas en arrière avec colère,

    Ni devant avec crainte,

    Mais autour de vous avec conscience.

    JAMES THURBER

    LES EMOTIONS

     

     

     

     

     

     

     


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  • L’INTELLIGENCE EMOTIONNELLE

     

    L’ INTELLIGENCE EMOTIONNELLE

     

    L’intelligence théorique  n’a pas grand chose à voir avec la vie émotionnelle.

    Nous sommes tous à la merci de nos passions et de nos pulsions, et ce n’est pas un QI élevé qui nous met à l’abri.

    L’un des secrets de la psychologie est que, contrairement aux idées reçues les diplomes de QI et les concours ne permettent pas de prédire  de manière certaine ,qui réussira dans la vie.Bien sur , à l’échelle d’un groupe, il existe une relation  entre le QI et la situation des individus – il y’a plus de personnes  avec un faible QI a des postes subalternes que des personnes à un Q.I. élevé.

     

    Le psychologue  Solvey  rassemble les formes d’intelligence personnelle dans une définition de base de l’intelligence émotionnelle qu’il répartit en cinq domaines principaux.

     

     

    a) LA CONNAISSANCE  DES EMOTIONS: la conscience de soi-  le fait de pouvoir identifier ses émotions- est la cle de voute de l’intelligence émotionnelle. Cette capacité est essentielle à la comprehension de soi et à l’intuition psychologique.Quiconque est aveugle à ce qu’il ressent est à la merci de ses sentiments. Par contre, les personnes qui en sont capables conduisent mieux leur vie et perçoivent plus clairement les répercussions intimes de leurs décisions personnelles, qu’il s’agisse du choix d’un conjoint ou d’un metier.

     

    b)LA MAITRISE DE SES EMOTIONS :la capacité d’adapter ses sentiments à chaque situation dépend de la conscience de soi; les personnes qui n’ont pas cette aptitude fondamentale sont en lutte constante  contre des sentiments pénibles , ceux qui la possedent supportent mieux les revers et les contrarietes que  leur réserve la vie.

     

    C) L’AUTOMOTIVATION : Le controle de ses émotions est la base de tout accomplissement. Les gens qui possedent cette aptitude  sont en général extremement productifs et efficaces dans tout ce qu’ils entreprennent.

     

    d) LA PERCEPTION DES EMOTIONS D AUTRUI:l’empathie, une autre faculté fondée sur la conscience de soi, constitue l’element fondamental de l’intelligence interpersonnelle. Les personnes empathiques sont plus réceptives  aux signaux subtils qui indiquent les besoins et les désirs des autres. Ces individus sont doués pour l’enseignement, la vente ,la gestion, et les autres metiers  ou l’interet pour les autres est primordial.

     

    e) LA MAITRISE DES RELATIONS HUMAINES : savoir entretenir des bonnes relations avec les autres, c’est en grande partie savoir gerer ses propres emotions. Les personnes qui savent se rendre populaire, qui savent diriger efficacement et conduire leurs relations avec autrui les possedent au plus haut point. Elles réussissent dans toute entreprise fondée sur des rapports harmonieux.

     

    Naturellement ces aptitudes varient d’un individu à l’autre,, certains seront capables de maitriser leur anxieté mais ne sauront pas apaiser les inquietudes  chez quelqu’un d’autre. Des facteurs neurotonaux sont à l’origine de ces differences, mais le cerveau est d’une plasticité remarquable et apprend constamment.

     

    Le Q.I. et l’intelligence émotionnelle ne sont pas exclusifs l’un de l’autre, seulement distincts. Contrairement au Q.I. il n’existe pas de test simple pour mesurer l’intelligence émotionnelle.

     

    Un psychologue a pu differencier grace à un test deux types theoriques purs:le premier (celui  dépourvu de toute intelligence émotionnelle) est une caricature de l’intellectuel , competent dans tout ce qui touche l’intellect; maladroit dans la vie privée. A l’inverse, les hommes possedant une grande intelligence émotionnelle évoluent avec aisance dans la vie sociale, ouverts et enjoués, détendus et peu portes à ruminer leurs soucis, leur vie affective est riche mais maitrisée, ils sont à l’aise dans leur vie privée et affective.

     

    Il est bien évident que ce sont les qualités émotionnelles qui nous rendent  plus pleinement humains.

     

     


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  • POURQUOI LA VIE N'EST- ELLE PAS JUSTE ?

     

     

     

    La vie n'est pas juste : c'est une des réalités les plus difficiles à faire admettre. En effet, un des postulats du modèle linéaire occidental est que le monde est juste: si on travaille assez dur et assez longtemps, on réalise ses ambitions.. Peut être est ce notre idéal de liberté,d'égalité et de fraternité  pour tous qui nous a conduits à penser qu'ainsi va le monde . De toute façon, quelle qu'en soit la raison, nous voudrions bien que le monde soit juste: c'est un fait. Nous voudrions pouvoir nous fier à quelque chose de solide, nous cherchons des garanties quant à notre sécurité et ànotre bien etre.. Le fait que ces garanties n'existent pas ne nous empêche pas de les désirer. Beaucoup de nos mécanismes de défense, de nos illusions et de nos dénégations proviennent de ce que nous n'acceptons pas cette réalité s imple : la vie n'est pas juste.

     

     

    La v ie n'est pas juste parce que la " justice" implique un jugement de valeur, essentiellement subjectif, le verdict du jugement change en fonction de la personne qui évalue la situation et du moment où elle le fait. Ce qui me semble juste aujourd'hui me semblera peut être injuste demain ou dans des circonstances différentes, ou avec d'autres personnes.

     

     

    L'importance du concept selon lequel la vie n'est pas juste ne réside pas dans l'explication que l'on peut lui donner, mais dans la façon dont on l'accepte. On peut poser et reposer la question jusqu'à devenir fou, on trouvera toujours des raisons suivant lesquelles la vie devrait être bel et bien juste pour nous, nous pouvons passer des heures à argumenter, à nier l'évidence ou à nous décourager, ,parce que l'injustice a de nouveau frappé.  Les vraies questions d'injustice, où la vie et la mort sont en jeu, ne seront jamais explicables de façon rationnelle.. Quand une personne que vous aimez se meurt, il est impossible de trouver un "pourquoi" satisfaisant. On peut savoir de quoi meurt la personne  mais on ne découvrira jamais pourquoi.   Le fait de s'appesantir sur ce pourquoi peut créer des troubles de comportement. La bonne attitude est toute différente: il faut accepter et faire son deuil.     Le chagrin a une fin, le deuil est un processus naturel. Mais se demander pourquoi n'a pas de fin, c'est stérile, tôt ou tard, il  il nous faut renoncer à savoir, accepter la réalité et recommencer à vivre ...

     

     

    Essayer de rendre le monde juste est à la fois destructeur et contraire au but recherché. Beaucoup de gens de bonne volonté s'exténuent à remédier à l'injustice du monde. Certains sont ce que nous appelons des codépendants, certains sont des martyrs vivants, bien peu sont de véritables saints. Les codépendants et les martyrs vivants tendent à ruminer leur colère, leur rancoeur, leur envie et leur sentiment d'insécurité. Leur refus d'accepter la réalité les rend amers et malheureux, provoquant en eux des souffrances inutiles qui les empêchent de se développer. Et ça, ce n'est vraiment pas juste!

     

     

    Paradoxe : le fait d'accepter que la vie soit injuste conduit souvent à des comportements plus objectifs, plus aimants et plus réalistes. Les gens qui acceptent la réalité sont souvent perçus comme plus " justes" que ceux qui s'acharnent à forcer le monde et à devenir juste.

     

     

    LA VIE

     


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  • LA PSYCHOLOGIE

    selon les auteurs, le terme de " psychologie" daterait du XVIe siècle ....  La psychologie a longtemps été envisagée comme la science de la vie mentale, de ses phénomènes et de ses conditions".

    Aujourd'hui la psychologie s'élève au rang de science des " conduites"...Cela signifie qu'elle s'intéresse en particulier au comportement de l'homme, à son action, sur  son entourage, aux relations, aux influences pouvant s'établir entre l'organisme et le milieu, au rôle des processus physiologiques conscients ou inconscients sur le corps.

    La psychologie fut d'abord très liée au courant philosophique qui s'attachait à l'âme. Mais depuis la moitié du XIXe siècle, elle a pris ses distances pour endosser le manteau scientifique. Dès lors, elle multiplie ses recherches sur l'être humain. Elle pose le verre  grossissant aussi bien sur ses caractères généraux que sur ses différences.

    Nous avons souvent du psychologue l'image d'une  personne qui, tantôt mesure notre degré d'intelligence, tantôt analyse nos rêves,ou bien nous vient en aide lorsque nous rencontrons des difficultés scolaires,sociales, professionnelles,familiales, conjugales ou encore mettant au jour notre personnalité comportementale.. La psychologie c'est un peu tout cela à la fois.. Elle n'obéit donc pas à une méthode unique. Sur la grande voie de la psychologie il existe des chemins de traverse. Un même fait analysé par un clinicien ou par un partisan du comportementalisme ne sera pas éclairé sous un jour identique.

    La psychologie est donc un terme qu'il convient d'envisager au pluriel puisqu'il recouvre des aspects aussi variés que le béhaviorisme, le gestaltisme.

    LA PSYCHOLOGIE CLINIQUE

    La psychologie clinique naît d'une réaction contre les méthodes expérimentales. Elle pose un doigt accusateur sur les expériences menées en laboratoire qu'elle estime artificielle...  


    La psychologie clinique a une origine philosophique et médicale.. Le psychologue clinicien soumet son patient à un examen approfondi afin de le connaître le mieux possible. Ses méthodes   d'investigation sont diverses... Cela va de l'interview aux dossiers biographiques en passant par les questionnaires ou les tests de performance comme de mesure intellectuelle ou encore de personnalité...Il établit ensuite la " synthèse clinique"..Elle repose sur le littéraire,qui, très schématiquement, emprunte deux directions..    


    LA PYSCHOLOGIE GENETIQUE :

    Elle voit le jour au coeur d'un début sur les fondements de la raison humaine, entre les partisans de l'inné ( caractères de naissance liés au patrimoine génétique) , et ceux de l'acquis ( venant du savoir, de l'expérience, de l'évènement.)

    Deux maîtres de la psychologie génétique s'imposent en même temps qu'ils s'affrontent : Piaget et Wallon.. Pour Piaget, l'enfant progresse par stades successifs qui marquent le passage à une forme plus évoluée de la pensée. Très schématiquement,le développement de l'enfant est continu. Il chemine sur une route toute tracée et les stades seraient comme des carrefours qu'il doit traverser.. Au contraire, Wallon voit le développement de l'enfant discontinu, marqué de " crises", de " conflits" ..

     

     

     


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  • L’AUTRE VERSANT DE L’ÊTRE HUMAIN

     

     Il est plus facile de définir le désir par rapport à ses opposés que de dire en quoi il consiste. De Platon à Freud on a confronté le désir :

    la raison

    ,-Au besoin,

    - A la volonté 

     

    RAISON ET DESIR :

     

    Dans Phèdre Platon compare l'âme à un attelage comprenant un cocher ( la raison) et deux chevaux , l'un est blanc et obeissant, il symbolise le courage, l'autre est noir et  rétif, il réprésente le désir. Après Platon, nombre de philosophes et de courants de pensée ont vu dans le désir une puissance obscure et aveugle qu'il convenait de maîtriser. Le bouddhisme en Inde va même jusqu'à voir dans le désir la source de tout mal et dans son extinction la délivrance de l'être humain.

    La raison est ordonnée alors que le désir est chaotique, elle est clairvoyante alors qu'il est aveugle, elle est libre alors qu'il est esclave, elle est bonne alors qu'il est mauvais.

     

    BESOIN ET DESIR :

     

    Le désir a souvent été opposé au besoin, le besoin est physique, le désir psychique, le besoin est naturel, le désir culturel, le besoin est fini, le désir infini, le besoin est réel, le désir est imaginaire, le besoin est de l'ordre du possible, le désir celui de l'impossible, le besoin est nécessaire, le désir est contingent … Dans notre confrontation, le désir apparaît comme un luxe, le besoin est lié à la nécéssité. On  meurt de ne pouvoir manger ou boire, on continue de vivre avec des désirs insatisfaits.

     

    VOLONTE ET DESIR : 

     

    Le désir a été aussi opposé à la volonté, la volonté est rationnelle, le désir irrationnel, la volonté est réaliste, le désir irréaliste, la volonté est consciente, le désir inconscient, la volonté est finie, le désir infini. Quelle différence y a t-il entre un prisonnier qui veut sortir de prison et celui qui se contente d'en rêver ? Le premier fait tout pour y parvenir, son comportement, ses actes sont orientés vers cet objectif. Le second trouve dans son imagination une compensation à la froide réalité, il rêve seulement d'être libre.

     

    LE DESTIN DU DESIR :

     

    Un désir peut être :

    - satisfait lorsque l'objet du désir est atteint,

    - refoulé, lorsque l'objet du désir n'est pas atteint et que le désir retourne à l'envoyeur ( l'inconscient),

    - sublimé, lorsque l'objet du désir n'est pas atteint mais que le désir trouve satisfaction indirecte, symbolique, dans un monde plus idéal ( l'art,la religion,l'action  , le travail d'une manière générale) que celui d'où la pulsion vient .

     

    LE DESIR

    JOYEUX NOEL A TOUS 

     

     

     

     

     


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