• Nous savons tous que la qualité de la communication est un facteur important de cohésion du couple. Nous savons que la parole fait partie de la communication, mais la parole ne suffit pas pour qu'il y ait communication. Beaucoup de couples passent un temps considérable ensemble, ils parlent énormément mais n'ont pas vraiment l'impression de communiquer. A contrario ,il y a des couples qui ont l'air de parler fort peu, mais qui se sentent très proches et bien en accord. La communication, c'est l'art de créer une intimité avec l'autre, c'est une façon de partager en profondeur et de se sentir solidaires. Une communication de qualité permet à l'autre de nous connaître tel que nous sommes, de nous fournir des réponses et un appui quand nous en avons besoin. Une comunication de qualité représente une des grandes joies de l'existence. La pratique de l'intégration  sociale comporte l'apprentissage de compétences dans le domaine de la communication.

     

    Pour comprendre ce qu'est une communication de qualité, le mot clé est justement celui de compétence. Certains, bénis des dieux, communiquent d'instinct, c'est un don naturel, mais pour la plupart d'entre nous, il s'agit d'une compétence qui s'acquiert, heureusement c'est possible. Paradoxe spéctaculaire: ceux qui communiquent le mieux sont toujours ceux qui écoutent le mieux; ce ne sont pas nécessairement ceux qui s'expriment le mieux. On nous a appris à parler, mais jamais à écouter. L'écoute efficace n'est pas toujours facile, elle exige de s'interesser à l'autre, de faire preuve de patience et de concentration.  En général, c'est plus drôle de parler que d'écouter. Le problème, c'est que la plupart des gens vont dans le sens de leurs préférences: c'est pour cela que si peu savent écouter. Si nous nous entraînons à écouter, à écouter vraiment ce que disent les autres,nous découvrirons peut être à quel point cela nous est peu familier : il n'est pas si simple de laisser quelqu'un s'exprimer à fond,  tout en se concentrant  sur ce que dit  cette personne et non sur ce que nous grillons de lui répondre. .

     

    Savoir bien communiquer, c'est aussi avoir à sa disposition une panoplie de compétences aussi bien pour résoudre les prob

     

    lèmes que pour offrir son appui. Ce sont deux series de techniques différentes, à appliquer dans des circonstances différentes.

    La résolution des problèmes est une excellente forme de communication quand - et seulement quand- on vous demande conseil. Mais là ou le bât blesse, c'est que la recette est parfois trop facile et l'on a tendance à en abuser.. Vous risquez de prodiguer vos conseils bien avant que l'on ne vous les demande. Il y'a de fortes chances pour que vous généralisiez ce type de compétence à l'ensemble de vos communications, du coup, vous serez surpris de constater que certains réagissent de façon négative à vos conseils non sollicités.

     

    La communication de soutien c'est le contraire de la résolution des problèmes, vous ne dites mot sur ce que vous pensez,vous vous abstenez de donner des conseils,sauf si on vous le demande. Cette communication permet à l'autre de se sentir bien en résolvant son problème lui meme. Elle consiste à laisser l'autre dire tout ce qu'il désire dire,sans l'interrompre ni le contredire.  La conversation de soutien commence par une écoute efficace.  Le soutien signifie que l'autre sait que vous êtes là avec lui, que vous l'écoutez et que vous, vous vous abstenez de l'attaquer. La communication de soutien est un outil très puissant , pour la pratiquer de façon efficace,il faut possèder l'estime de soi même.

     

    Les psychologues, les éducateurs, les infirmières et les assistantes sociales intervenant dans le secteur social ou paramédical sont avantagés dans la mesure où ils ont appris la communication de soutien dans le cadre de leur formation. Mais il est surprenant de constater combien peu nous appliquons nos connaissances professionnelles dans notre vie privée. Or le meilleur endroit où nous puissions exercer nos connaissances en communication c'est chez nous. C'est là que vivent les gens que nous aimons et qui nous aiment. Et pourtant, c'est l'endroit au monde où il nous est le plus difficile de mettre en pratique cette attitude de soutien.

     

     

    LA COMMUNICATION

     


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  • L'ARGENT NE FAIT PAS LE BONHEUR

     

     

     

    Concernant le bonheur, il n'y a que deux écoles: celle de l'être et celle de l'avoir . Soit le bonheur est intérieur, soit il réside ans une liste de choses qu'il faut posséder  pour être heureux (   duplex, amis, amants, chihuahua...) .   Celui qui est persuadé que " l'argent ne fait pas le bonheur" appartient au premier camp: pour lui, jamais quelque chose ne peut faire de nous quelqu'un d'heureux... D'ailleurs, qui n'a jamais fait l'expérience  - douloureuse - de tout avoir  pour être heureux et malgré tout de ne pas l'être ? On aura beau additionner les bénéfices, collectionner les sacs Vuitton, les soirées au Baron,  cela ne fera pas nécessairement de nous des gens contents...

     

     

     

    Et pourtant, lorsqu'il s'agit de décrire le bonheur , on ne peut s'empêcher de le rattacher à des biens matériels ou des possessions. On est tous d'accord, ou presque, pour dire que le bonheur n'est ni dans l'avoir ni dans les armoires et en même temps on parvient difficilement à lui donner un contenu sans le référer à des choses très commerciales (    forfait tout compris du club Med , les capsules Nespress, un week end à Center Parcs ....) . Certes un  mari, des amis ne sont pas à mettre au même rang qu'une voiture ou une résidence secondaire mais le résultat est le même; on décrit des choses immatérielles ( amour, amitié) comme des biens à posséder : " j'ai deux enfants adorables, " " j'ai un mari formidable " ...... Sommes nous donc condamnés à ne décrire le bonheur qu'en ayant recours au vocabulaire de la propriété et de la consommation .. On aspire à un bonheur d'aventurier, fait d'absolu et d'idéal et on se retrouve avec un " capital" à gérer, comme un petit rentier ..

     

     

     

    Certain se contenteront de définir le bonheur comme un pur sentiment ou " ressenti" , comme la somme de petits plaisirs que l'on savoure : le premier verre de rosé de l'été, les senteurs du maquis, les tableaux de Velasquez.... Ayant compris, l'âge, la sagesse et les déceptions aidant, qu'il est difficile d'atteindre un état permanent de bonheur, on le cherche dans de simples instants ...

     

     

     

     

     

    Cependant une fois encore, on se retrouve à définir le bonheur sur le mode de l'avoir : ces petits riens qui rendent heureux ne témoignent pas d'une vision matérialiste du bonheur mais 'apparentent à des biens à consommer , des " valeurs que l'on veut comptabiliser et épargner ... On confond ainsi souvent une vie heureuse avec une vie réussie ...

     

     

     

    Grand défenseur des solutions de compromis, Aristoteexplique que si nous retombons fatalement dans l'énumération de biens, c'est parce que " le bonheur ne saurait se passer des biens extérieurs"... Cent mètres carrés dans le Marais, la taille mannequin et des Sicav en banque ne rendent pas nécessairement heureux, mais ne rien avoir de tout cela, peut nuire au bonheur"

     

     

     

    L'argent fait donc bien le bonheur - comme aussi les amis, le pouvoir, la santé, la beauté, la réussite. Nous nous comportons d'ailleurs  avec le bonheur exactement  comme avec l'argent : on cherche à l'épargner, à le rentabiliser, à l'investir.. Bref , à faire du profit .

     

    Dans ce domaine, nous sommes tous des traders- des boursicoteurs du bonheur...

    L'ARGENT NE FAIT PAS LE BONHEUR

     


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  • De retour après quelques semaines d'absence ....Des soucis familiaux m'ont empêché d'etre présente sur mes differents blogs, je reviens donc pour de " nouvelles aventures litteraires, philosophiques  et autres ...."

    Ce soir un article sur la grammaire des émotions. 

     

     A l'école on apprend l'histoire, la géographie, les mathématiques, le français, le dessin et la gymnastique.. Qu'apprend -t-on sur l'affectivité ? Rien ! rien sur comment intervenir quand un conflit se déclenche dans  un ascenseur, rien sur le deuil, rien sur la maîtrise de la peur, rien sur l'expression saine de la colère;

     

    Quatre vingt dix pour cent de notre vie quotidienne est passée sous silence. Ne serait-il pas aussi utile de recevoir quelques notions sur la conscience de soi et le codage des émotions, que de connaître les rois de France ?

     

    Pour réussir , le Q.I. ne suffit pas, nous le vivons tous à l'école ou dans l'entreprise, ce qui fait la différence ce ne sont pas seulement nos compétences techniques mais la capacité à gérer nos affects et à communiquer..

     

    Il y'a des lois dans la communication, des connaissances qu'on peut acquérir, des savoir-faire à épanouir. Le langage des émotions a une grammaire. Animer une réunion , parler en public, vaincre la timidité, répondre à l'agressivité, s'affirmer,donner son avis, écouter, comprendre les réactions d'autrui, pleurer, faire face à l'adversité et au changement , résoudre des conflits .....

     

    Dans le cadre de la formation continue, les séminaires des relations humaines offrent aujourd'hui de multiples occasions de nourrir ses compétences relationnelles. Mais chaque  fois les stagiaires demandent : " pourquoi n'enseignent -t-on pas cela à l'école ? " Peut être parce qu'un certain nombre de gens ne veulent pas apprendre ce qu'ils considèrent comme inné. Pour eux, la relation, c'est comme marcher ou respirer , ça ne s'éduque pas. Ils veulent rester " naturel" . L'intelligence des rapports sociaux ne serait-elle pas à mettre sur le même plan que les autres formes d'intelligence ?

     

     

     

    GRAMMAIRE DES EMOTIONS


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    PSYCHOTHERAPIES ET PSYCHANALYSE

    Grâce aux médias, et notamment la télévision, chacun sait que tous les «  maux de l’âme » méritent une prise en charge psychologique. Chagrin, phobie, deuil…. Impuissant devant la souffrance, on réfléchit. Consulter ? L’idée de tout changer séduit mais fait également peur. Trois millions de français suivent ou ont suivi une psychothérapie. Seul un quart d’entre eux suivent une analyse dite classique. Ce qui indique que les trois quarts des français qui suivent une thérapie préfèrent les thérapies à court terme, pas forcément basées sur la parole .

    On distingue la psychothérapie :

    - qui vise par une approche psychologique, le traitement de symptôme et le développement personnel - de la psychanalyse, méthode plus longue qui explore le psychisme à travers ses productions conscientes et inconscientes.

    UNE PSYCHOTHERAPIE: POURQUOI ? COMMENT ?

    Une psychothérapie est un ensemble de techniques qui visent au traitement des maladies mentales, des inadaptations ou des troubles psychosomatiques par l’intermédiaire de procédés psychiques. Derrière le label «  psy » se profilent en France environ 50 000 professionnels, dont les psychothérapeutes qui n’ont pas encore de statut réglementé. Alors vers qui se tourner ? Comment s’orienter ?

    Toutes les psychothérapies s’intéressent aux symptômes douloureux ou au développement de la personne, à ses ressources intérieures. Elles offrent au patient une vision différente de sa souffrance, qui le libère de son enfermement ou lui ouvre des perspectives nouvelles. Toute thérapie implique un changement. La thérapie consiste à demander à une tierce personne d’éclaircir les problèmes qui se posent entre nous et nous. Peu importe l’âge, une thérapie pour un enfant ou un adulte ne peut fonctionner que si celui-ci est conscient d’une souffrance et désireux de s’en débarrasser. Le plus souvent, on oppose psychanalyse et psychothérapies. La première , qui est un travail de longue haleine, propose une exploration de l’inconscient, un TRAVAIL PROFOND SUR SOI. Le but de la cure est de réconcilier le patient avec sa vérité profonde et d’acquérir une meilleure connaissance de soi même.

    La guérison, ou plutôt la suppression du symptôme ou l’accès à un mieux vivre n’a pas la priorité, l’objectif est de dénouer l’énigme du symptôme. Les autres thérapies ont pour objectif de privilégier la guérison du patient et accéder à une vie de meilleure qualité. Changer d’abord, comprendre si nécessaire. On peut dire que l’efficacité d’une thérapie ou d’une analyse dépend du savoir faire du praticien, beaucoup plus que de la méthode utilisée. De façon schématique, on peut dire que la thérapie brève est préconisée quand le problème est précis, ponctuel et bien circonscrit: arrêter de fumer, de rougir , d’être stressé… Une thérapie brève ou moyenne peut être indiquée en période de crise : difficultés relationnelles (sexuelles, conjugales, professionnelles . Une psychanalyse est recommandée pour des personnes qui vont «  assez bien » dans la vie sociale et qui souhaitent entrer dans un processus de connaissance de soi. En prenant conscience de la manière dont leurs souffrances enfouies s’enracinent dans leur histoire personnelle.

    LES PSYCHOTHERAPIES DE COURTE DUREE

    LES THERAPIES COMPORTEMENTALES ET COGNITIVES

    Elles visent à déconditionner les patients de certains blocages ou phobies. ; peu à peu le patient est mis face à des situations qui l’angoissent pour apprendre à dépasser des obsessions ou des troubles post-traumatiques. Ces thérapies sont généralement assez courtes et localisées sur la guérison de symptômes.

    Les thérapies comportementales corrigent un comportement ,une peur, une obsession, une inaptitude.

    L’HYPNOSE ERIKSONNIENNE

    Elaborée par un psychothérapeute de renommée internationale, Milton Erickson , le thérapeute travaille sur les états de conscience modifiées (EMC) permettant de mobiliser les souvenirs enfouis et les ressources profondes de l’inconscient. L ‘individu plonge dans une forte suggestibilité. L’objectif est de libérer l’inconscient pour que le patient adopte d’autres comportements. L’hypnose permet de contourner les résistances de la conscience. Il faut compter cinq à six séances pour voir apparaître des changements . La durée est de quelques semaines.

    LA SOPHROLOGIE

    La sophrologie vise «  l’harmonie de la conscience » par le renforcement du schéma corporel, la visualisation et la stimulation de l’imaginaire. A terme, elle elle crée des automatismes basés sur le contrôle de soi. La sophrologie est à la fois une science qui étudie la conscience de l’homme , une philosophie humaniste et un ensemble de méthodes d’entrainement utilisant la relaxation. Cette méthode est inspirée de l’hypnose et maintient l’activité consciente à la frontières de l’endormissement. Elle dure de quelques semaines à une année à une raison d’une séance par semaine.

    La sophrologie convient à tout âge, elle aide à trouver son équilibre , prévient les tensions et les surmenages et supprime des troubles tels que l’insomnie, la spasmophilie, l’angoisse, la timidité ou encore le manque de confiance en soi.

     

     

     

    LES PSYCHOTHERAPIES DE MOYENNE DUREE

    Le psychodrame : c’est une psychothérapie de groupe fondée sur le jeu théâtral visant à libérer les individus de leurs comportements. L’efficacité thérapeutique repose sur la fiction du jeu qui déjoue la censure.

    La gestalt thérapie : c’est une approche globale de l’individu selon les cinq principales dimensions de l’être ( physique, affective, intellectuelle, sociale, et spirituelle).. Le travail es ta la fois verbal et corporel et se pratique à la fois en thérapie individuelle et en thérapie de groupe. Le but de la thérapie est de rendre le patient capable de ne pas dépendre des autres et délai faire découvrir qu’il peut faire beaucoup de choses seul .. La durée est d’une séance par semaine pendant deux ou trois ans .

    La thérapie familiale : Dans ce cadre, le symptôme de l’enfant n’est plus interprété comme le seul signe de difficultés individuelles mais plutôt comme le révélateur de relations dysfonctionnelles impliquant la famille entière. Le thérapeute se concentre sur la détermination des rôdes et des places de chacun et aide à la positivassions des ressentis conflictuels.

    Le symptôme du patient désigné est le signe que la famille doit s’adapter à une nouvelle situation ( un deuil, l’entrée d’un enfant dans l’adolescence) mais qu’elle résiste au changement. La thérapie familiale est particulièrement préconisée en cas de symptômes psychosomatiques tels que l’anorexie, la boulimie , mais également la toxicomanie et l’alcoolisme. La durée d’une thérapie familiale oscille entre quelques mois et quatre ans à raison d’une séance par semaine.

     

     

    LA PSYCHOTHERAPIE LONGUE : LA PSYCHANALYSE

    Les pensées psychanalytiques

    Issue de l’hypnose et de l’étude des rêves, Freud élabore une méthode appelée psychanalyse. C ‘est technique qui se donne pour objectif de découvrir au plus profond de notre inconscient, la source de nos souffrances psychique et nous permet de vivre avec.

    Cependant la psychanalyse moderne n’est pas un monolithe: elle se compose de diverses tendances mettant l’accent sur un aspect ou un autre. La référence historique reste la pensée freudienne mais le XXe siècle a tout connu de grands psychanalyses qui ont mis l’accent sur différentes problématiques.

    CARL JUNG Médecin psychiatre, il devient en 1906 le disciple de Freud, et ainsi l’un des fondateurs de la psychanalyse. En 1913 Jung se distingue de son maître et son opposition porte surtout sur la méthode. Alors que Freud en a rigoureusement fixé les processus, Jung opte pour une démarche personnelle, empirique: chacun doit trouver la liberté de trouver, conduit par son propre inconscient, son cheminement particulier. Leur divergence est surtout importante sur les contenus même de l’inconscient. Là ou Freud statue uniquement les désirs sexuels refoulés, Jung perçoit d’autres contenus, riches de forces créatrices. Pour l’explorer il étudie les grands mythes fondateurs, les religions, les arts.

     

    JACQUES MARIE LACAN : il a puisé dans la théologie, la cybernétique, l’ethnologie, la linguistique et les mathématiques pour enrichir la psychanalyse. Peu désireux de s’en tenir aux dogmes, il a introduit de nouveaux concepts prolongeant la théorie freudienne. Notamment «  le stade du miroir » qui rend compte de la genèse du moi, le sujet acquiert la conscience d’avoir un moi. Toute psychanalyse débute par des entretiens préliminaires pour cerner la problématique du patient et tester son désir d’entreprendre une analyse . Chez les lacaniens, ils durent plusieurs semaines. Le patient est ensuite invité à s’allonger dès que l’analyse est placé en tant que «  sujet supporté savoir ». La cause de la souffrance. Ce qui, d’après Lacan, signe la mise en place du transfert.

    Le travail de l’analyste consiste à rendre visible une vérité que notre conscience s’efforce de fuir car trop désagréable. C’est adire contraire à la morale, aux règles éducatives, à nos idéaux, et à l’image que nous voulons donner de nous .

    Le sens de nos symptômes de nos difficultés existentielles se d’issue dans l’inconscient, c’est-à-dire dans nos rêves, nos lapsus, nos actes manqués, dans les propos que nous énonçons sans réellement nous entendre.

    Le patient est donc invité à dire tout ce qui lui passe par la tête, à associer ses idées sans les trier ni les censurer. L’analyse ne fournit ni explication, ni conseil. Il intervient uniquement pour aider le patient à s’entendre. La fréquence des séances est de deux à trois fois par semaine, et dure plusieurs années ( minimum cinq ans)

    Le transfert : est indispensable pour faire avancer l’analyse. Le psychanalyse n’st pas la en tant que personne réelle, mais pour que le patient puisse lui donner successivement les visages de tous les personnages importants de son histoire , retrouver les sentiments qu’il a éprouvé face à eux et les analyser pour s’en débarrasser. Par l’effet du transfert, le patient devient très dépendant de l’analyste. Celui dit doit donc respecter une éthique : réserve, respect de la parole de l’autre et non interventionnisme.

    Le rôle de l’argent est un élément essentiel delà psychanalyse. En effet c’est l’argent qui permet au patient de bénéficier d’une écoute professionnelle et de se libérer ainsi de toute dette envers l’analyse.

    La psychanalyse considère le patient dans son ensemble. Ce dont il souffre est pour lui une façon d’exprimer quelque chose qu’il ne peut pas dire avec des mots et qui renvoie toujours à son histoire personnelle. Chaque symptôme est donc unique et pour guérir, il ne suffit pas de le supprimer mais il faut savoir ce qui l’a provoqué.

    En analyse tout renvoie toujours au passé, alors que la plupart des psychothérapies ne considèrent que «  l’ici et maintenant ». En s’accordant des priorités différents, les thérapies brèves et les thérapies longues peuvent être envisagées comme des approches complémentaires. En effet, dans la chronologie de la maturation personnelle, il y’a un temps pour la prise de conscience, un temps pour comprendre, et un temps pour vivre mieux. Nous sommes tous confrontés à des moments difficiles et nous pourrons les surmonter d'autant mieux que nous aurons " réparer" les blessures du passé.

     

     

     


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    COMMENT ACQUERIR L'ESTIME DE SOI ?

     

    Pour apprendre quelque chose de nouveau, le plus facile est toujours de trouver un bon professeur. Mais les professeurs d'estime de soi sont rares. On ne peut pas dire- tant s'en faut- que tous les psychologues, tous les prêtres ou tous les assistants sociaux soient capables de nous apprendre à nous aimer. Il faut avoir sous les yeux un modèle à imiter, qui mette en pratique ce qu'il enseigne, il faut quelqu'un qui sache s'aimer lui même, et sache par dessus le marché enseigner aux autres ce mode de vie. L'estime de soi cela s'apprend, très rares sont les gens qui y parviennent naturellement. Rappel : on nous a enseigné à ne pas nous aimer, nous devons à présent réapprendre à nous aimer.

     

    L'estime de soi, cela s'apprend comme n'importe quelle compétence: c'est ainsi qu'il faut voir les choses. Si vous êtes parfaitement résolu et que vous en éprouvez le besoin, vous y arriverez. Il est plus facile d'apprendre un sujet dont on ignore tout : les mauvaises habitudes ne sont pas encore prises. Supposons que vous ayez étudié une langue étrangère pendant plusieurs années avant de vous apercevoir que votre professeur a un accent épouvantable et qu'il vous a enseigné une prononciation incorrecte.. Pour vous mettre à parler convenablement,il vous faut revenir en arrière, désapprendre ce que cet ignorant vous a enseigné et remplacer les notions fausses par des notions exactes. Il eut été plus facile d'apprendre correctement la première fois. Cependant, il n'est jamais trop tard, c'est beaucoup difficile, mais pas impossible pour un élève parfaitement décidé. L'estime de soi consiste à réapprendre la façon dont nous nous voyons, à réapprendre à nous aimer. Certes, il eût été  bien plus facile et naturel d'apprendre à nous aimer dès notre plus tendre enfance, quand la conscience est vierge de toute contamination. Hélas, cela n'arrive guère, faute d'enseignants et de modèles pratiquant l'estime de soi. Nous devons donc nous faire à cette idée : nos enseignants ont été des modèles imparfaits, mais ce n'est ni notre faute ni de la leur ( eux mêmes ont reçu un enseignement erroné au départ).... Ne perdons pas notre temps à nous désoler de ne pas avoir appris l'estime de soi: consacrons nos énergies à l'acquisition de cette aptitude dans l'instant présent.

     

    Commençons par un choix: la décision irrévocable d'apprendre l'estime de soi : si vous convoitez celle ci avec suffisamment d'ardeur, vous y parviendrez.Quant les gens n'ont plus rien à perdre, ils sont capables d'apprendre n'importe quoi. Convainquez vous que vous n'avez plus rien à perdre. Puis trouvez vous des modèles des gens qui ont, de toute évidence, l'estime d'eux mêms. Ne comptez pas sur eux pour vous avouer qu'ils s'aiment ni qu'ils se trouvent merveilleux. Simplement ils dégagent une force tranquille et se montrent amicalement encourageants vis à vis d'eux mêmes, ils reconnaissent facilement leurs erreurs et en rient volontiers. Ils ne se moquent pas des autres, pas plus qu'ils ne les jugent, très tolérants au contraire, ils s'acceptent eux mêmes- et acceptent les autres- tels qu'ils sont. On se sent bien avec des gens comme ça. Il est fondamental que vous mettiez à fréquenter des personnes qui vous acceptent tel que vous êtes dans le présent et qui vous encouragent à avoir une bonne opinion de vous même.

     

    Quant vous aurez trouvé vos modèles - psychologues, enseignants, parents ou amis - observez les avec attention. Comment se comportent-ils quand on les rejette ? Sont -ils perfectionnistes? Comment réagissent-ils  aux erreurs des autres? Comment surmontent--ils les injustices dont ils sont victimes ?Demandez leur. Écoutez et apprenez à leur exemple. Mais n'exigez pas d'eux qu'ils aient réponse à tout, ne les accablez pas avec vos souffrances ou soucis. Les  bons modèles sont des enseignants patients et aimants dont l'estime de soi ne dépend pas de vous. Les bons modèles ne sont pas des personnes codépendantes.

     

    En dernier lieu, soyez disposé à faire des exercices d'application. Évidemment, vous commettrez quelques erreurs, vous ne serez pas parfait. L'estime de soi est inscrite au plus profond de la nature humaine, mais elle constitue l'effort de toute une vie. Ce n'est pas une solution miracle. C'est une façon d'être dans le monde qui vous permettra de vous connaître et de bien vous occuper de vous même.

    COMMENT ACQUERIR L'ESTIME DE SOI


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