• Aujourd’hui je parlerai des émotions, sentiments, humeur, et tempérament!

     

     

    Une émotion est une réponse physiologique à une stimulation…Les émotions font partie de notre équipement de survie. Leur fonction biologique est double :

     

    - Produire une réaction spécifique à la situation déclencheur

    - Réguler l’état interne de l’organisme pour maintenir son intégrité.

     

    Nombre de personnes mettent d’emblée l’angoisse dans la colonne émotion. Il est vrai que l’angoisse est assortie de nombreuses sensations physiques, c’est un ressenti qui paraît physiologique…En fait, ce n’est pas une émotion, c’est un mélange d’émotions ( peur et colère, peur et tristesse, peur sur conflit colère/tristesse …)ce qui en fait un sentiment parasite..

     

    Une émotion dure quelques minutes au plus et se déploie en trois temps: charge, tension, décharge…L’émotion guide l’organisme vers une réaction adaptée à l’environnement. La décharge est la phase d’expression qui permet au corps de revenir à son équilibre de base…

     

    Nous aimerions éviter la souffrance, faire taire ces émotions qui expriment nos blessures … Comme si nous pouvions éviter les déchirures de la vie. Nous sommes tentés de croire que nos émotions sont des erreurs de la nature à rectifier par un contrôle sévère . La nature nous a pourtant dotés d’un système émotionnel pour notre plus grand bien.. Le système émotionnel dont notre cerveau est doté est utile! nos émotions sont à notre service.

     

    SENTIMENT

     

    Un sentiment est un état affectif complexe.combinaison d’éléments émotifs et imaginatifs, plus ou moins clair, stable.. Le sentiment s’étaye sur une émotion ou se constitue à partir d’un mélange d’émotions: le sentiment de culpabilité,par exemple, est fait de peur et de colère retournée contre soi .. L’émotion est une information transmise par le corps. Le sentiment est une construction, une élaboration de notre lien à autrui, une orientation psychique.. Il est interne, privé et n’est pas accompagné de modifications physiologiques importantes..

     

    Il peut durer toute une vie, comme un sentiment d’amour ou de haine .. En général, exprimer un sentiment le renforce. Pour se libérer d’une émotion désagréable, à condition qu’elle soit authentique, il suffit de l’exprimer.. Pour se libérer d’un sentiment douloureux, il est nécessaire de démêler les noeuds émotionnels..  » j’ai peur de parler devant vous, j’ai les mains moites ,une boule dans la gorge » …. C’est une émotion , une réaction physiologique de trac appropriée devant un public… ‘ » Je suis angoissée , dit souvent cette personne à son mari ,qui part sur les routes  » c’est un complexe d’émotions, un sentiment qui recouvre ses émotions véritable, l’exprimant, elle l’entretient et s’y enferme …

     

    HUMEUR

     

    Une humeur est un état passager, une ambiance affective qui colore le vécu. Elle dure de quelques heures à une journée. Elle peut s’installer progressivement ou changer brusquement.

    Elle est en général le résultat d’une émotion non exprimée. Elle peut naître à la suite d’un rêve, d’une association inconsciente, d’un conflit entre plusieurs émotions. Nos rêves mettent en image des émotions que nous avons du mal à nous avouer.. Ils nous révèlent des conflits internes dont nous resterions volontiers inconsconcients. Le rêve est parfois si crypté que sa signification nous échappe, mais l’humeur qui en découle trahit nos sentiments.

     

    L »humeur peut aussi être liée à un processus physiologique sans lien avec une émotion. Hormone et humeur ont la même racine.

     

    TËMPERAMENT

     

    Un tempérament est une habitude émotionnelle apprise dans l’enfance. Il peut marquer la personne toute une vie. Convaincus de la véracité de nos croyances sur nous mêmes ( je suis colérique, timide …) nous les entretenons par nos réactions stéréotypées.

     

    Non votre tempérament n’est pas votre identité! vous pouvez en changer s’il est inconfortable.. Bien sur il y’a des seuils de sensibilité différents, notre histoire joue un grand rôle dans la construction de notre sentiment d’identité.. De plus,il faut se rappeler que notre cerveau est malléable, nous disposons d’une plus grande liberté que nous le croyons..

     

    Si l’ensemble des spécialistes actuels s’accordent à peu près sur les définitions, chacun opère son propre classement, tant il est difficile de mettre l’expérience humaine en lignes et colonnes. Certains ne verront que quatre émotions dites  » de base » : la peur, la colère, la tristesse et la joie. Quelques psy incluront l’amour. Les neurophysiologistes ajouteront la surprise. Au psychothérapeute sont exprimées des émotions qu’on n’ose pas dire ailleurs.. Le psychothérapeute, témoin du réflexe de vomissement de la personne qu’il accompagne, classera le dégoût au rang des émotions…

     

    C’est dire si tout ce travail de clarification est encore en évolution, en construction…

     

     

    LES EMOTIONS


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  • DE L'ANXIÉTÉ A L'ANGOISSE

    Il n'y a pas de différences clairement établie par les professionnels entre anxiété et angoisse. Cependant, l'usage semble réserver le terme d'angoisse à une anxiété paroxystique accompagnée de troubles psychiques. Anxiété et angoisse s'inscrivent donc dans un continuum.

    Une certaine anxiété avant un examen, avant une épreuve, un changement important ou face à un avenir incertain est naturelle et utile. Elle devient pathologique quand elle est excessive, déplacée ou s'installe de façon chronique. L'anxiété est en ceci différente de la peur que son objet est vague et inconsistant. Ce n'est plus tant une émotion avec un déclencheur, un début, un déroulement et une fin, qu'une humeur qui s'installe et colore le vécu. La disparition du danger calme la peur, mais pas l'angoisse.

    Sensation d'étouffement, palpitations cardiaques, bouffées de chaud et froid, fourmillements, tête vide, transpiration, mains moites, peur de mourir,  sont des troubles de l'angoisse.....L'angoisse est un mélange d'émotions. Elle se développe lorsqu'il y'a opposition entre deux parties de soi, l'une qui tente de se conformer pour être aimée, et l'autre qui cherche l'autonomie. Le conflit s'installe devant l'impossibilité de satisfaire simultanément les besoins de sécurité et de liberté de protection et de création.  En d'autres termes, l'angoisse est le reflet d'une ambivalence ingérable : une peur et un désir, une peur et une colère ou encore entre deux désirs contradictoires.

    Ne se laisse piéger dans ce genre de conflit que celui qui n'a pu construire un sentiment solide de sécurité intérieure...

    L'angoisse est évidemment d'intensité très variable. Elle est différente dans son vécu - angoisse d'anéantissement, de morcellement, de dévoration, de destruction, ce castration, d'infériorité - en fonction de l'âge auquel les émotions ont été bloquées, et de la nature du traumatisme. Car elle est déclenchée par des événements d'aujourd'hui, mais prend racine dans l'enfance. Les pires angoisses sont suscitées par la séparation, l'indifférence parentale, l'abandon ou l'obligatoire soumission à des parents violents, méprisants, sexuellement abuseurs, et. ou eux même très angoissés.

    Cependant, aucun petit d'homme ne peut faire l'économie des traversées d'angoisse qui jalonnent son développement. Chaque étape vers l'autonomie, dire non, marcher tout seul, aller à l'école marque un éloignement de sa maman. Les séparations, le partage obligé par la naissance d'un petit frère , font partie de sa croissance. Il apprend à juguler ses angoisses grâce à l'amour inconditionnel de ses parents.

    ANXIETE ET ANGOISSE

     

     


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  • LA PSYCHANALYSE

     

     

        La psychanalyse est une méthode thérapeutique visant à soulager les souffrances de l’individu.

     

       Qu’il s’agisse de complexes d’infériorité, d’angoisses, de phobies, de névroses ( trouble mental), de déviations, d’obsessions…les atteintes de l’âme humaine sont multiples.

     

      La psychanalyse se propose de faire remonter du gouffre de l’inconscient les causes, l’origine du mal-être. C’est une méthode destinée à révéler des éléments que l’on croit oubliés, à les faire réapparaître au grand jour afin de les identifier et de les comprendre.

     

      La tache s’annonce souvent longue et difficile, les chemins de la connaissance ne s’ouvrent pas aisément à nous, car en général nous refusons de nous avouer à nous memes les préoccupations de notre inconscient, nous les refoulons dans les abysses de notre esprit.

    Leur exploration, comme leur remontée à la surface représente un travail long ,pénible , mais indispensable car la prise de conscience pour la psychanalyse est la clé de la guérison. L(investigation psychanalytique n’est pas une recherche de surface, elle s’adresse au plus intime, au plus caché de l’âme humaine, d’où sa première appellation de  » psychologie des profondeurs ».

     

      La cure psychanalytique consiste à donner du sens ou transformer en état conscient quelque chose que nous conservons dans les profondeurs de notre esprit et qui nous fait du mal.  La guérison passe donc par une prise de conscience de ce qui nous perturbe, des souvenirs que nous croyons endormis mais qui, en réalité, s’actualisent, agissent en nous, et nous rongent. Le patient doit retrouver lui meme les préoccupations de son inconscient; il est l’acteur principal de son analyse, il est l’analysant,celui qui l’écoute est l’analyste.L’action entreprise est l’analyse dite aussi analytique.

     

      Une cure  psychanalytique n’est pas le fruit du hasard. Elle est menée par une personne qui a suivi une solide formation fondée sur des connaissances positives. La psychanalyse est avant tout l’application d’un savoir, même si l’interprétation donne lieu parfois à des tâtonnements qui peuvent paraître intuitifs au profane. Le psychanalyse n’a rien d’un devin, ni d’un sorcier, ni d’un magicien. Le patient, lors du premier contact, formule sa demande,se fait connaître, raconte son histoire, du moins celle qu’il a dans sa conscience.

     

      La première règle à respecter  est celle de la libre association, le patient doit parler librement de  » tout ce qui lui passe par la tète » même si cela lui parait absurde ou incohérent. Il doit appliquer la règle de non omission, c’est à dire ne rien dissimuler. ;à la faveur  de l’association, de l’évocation automatique, spontanée une préoccupation inconsciente peut passer à travers le filtre et parvenir à la conscience.

     

    QUELLES SONT LES REACTIONS DU PATIENT ? : Il est difficile de parler seul(e), et même si le psychanalyste intervient, comme pour relancer la recherche quand elle semble s’essouffler, le patient s’arrête souvent.  Tout se passe comme si une force cachée s’opposait à la remontée du souvenir obsédant surtout s’il évoque une scène ou situation ayant provoqué un traumatisme.  Ces silences, ces freins, ces retards dans l’analyse constituent ce que l’on appelle des  » résistances », le patient s’oppose à lui même, à son propre effort.

    Le psychanalyste n’intervient pas, parfois son silence peut déconcerter, ou décevoir, car le patient attend en général un réconfort ;conseiller ou diriger le patient serait rompre avec la règle de spontanéité de la cure en établissant une relation concrète,de plus, cela risquerait de de provoquer l’opposition du patient ou bien encore de lui faire perdre son autonomie,de le mettre en état de dépendance. Mais en aucun cas le psychanalyste demeure passif,il part à la recherche de fissures propres à ébranler la forteresse de l’inconscient. Il guette,  afin de les saisir comme par surprise les manifestations de l’inconscient dans la vie quotidienne; en revanche, le psychanalyste  ne porte pas de jugement et jamais il ne se pose en moralisateur. Il fait part de ses interpretations au patient au moment choisi par lui et qu’il estime favorable.

     

      Une cure est longue, la progression dans les mystères de l’inconscient est longue et difficile,l’acceléer serait une erreur, il faut progresser par petites touches.

    LA PSYCHANALYSE

     

      Plus qu’une démarche purement intellectuelle, l’analyse est avant tout une expérience personnelle, elle se vit, le patient change, il se réalise, se révèle à lui même et aux autres sous son vrai jour, sous son véritable aspect qu’il maintenait en sourdine dans la prison de sa souffrance, il libère sa personnalité inconnue de lui et des autres,et son changement est en quelque sorte une renaissance avec un réajustement des défenses de meilleure qualité et d’investissement sublimant les pulsions de vie .   


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  • Apprendre à mieux vous connaître, c’est apprendre à considérer toutes les facettes de votre personnalité dans le but de choisir les meilleures      options possibles.

    La connaissance de soi c’est aussi aller vers une meilleure compréhension de soi. Elle peut vous aider à comprendre davantage ce qui vous motive,      pourquoi vous agissez de telle ou telle manière. La connaissance de soi vous permet de donner une direction plus précise à votre vie, vous connaître , c’est savoir ce que sont :

     

    LES CROYANCES : ce sont les idées auxquelles vous croyez, vos convictions. Elles sont à la base de vos comportements, elles sont apprises.

     

    LES VALEURS : c’est ce qui est important dans votre vie. Elles donnent un sens à ce qui est fait . Elles proviennent de vos croyances les plus      fondamentales et elles sont aussi apprises.

     

    LES BESOINS : ce sont des exigences. Les besoins peuvent être nécessaires,utiles ou superficiels. Ils s’expriment la plupart du temps lorsqu’un      manque est resenti. Ils peuvent être appris, innés, constants ou momentanés.

     

    LES RESSOURCES! ce sont les forces personnelles de l’esprit, du caractère qui vous permettent d’agir en utilisant tout votre potentiel ( ex bon      jugement, force physique etc)

     

    LES LIMITES : ce sont les frontières à intérieur desquelles vous êtes capable de fonctionner, frontières que les possibilités physiques ou      intellectuelles ne peuvent dépasser.

     

    HABILETE : ce sont vos attitudes, vos capacités à faire quelque chose, être habile de vos mains s, calcul etc)

     

    SENTIMENTS : ce sont des états affectifs assez stables et durables.

    CONNAISSANCE DE SOI

     

     

     


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  • LA PSYCHOLOGIE

    selon les auteurs, le terme de " psychologie" daterait du XVIe siècle ....  La psychologie a longtemps été envisagée comme la science de la vie mentale, de ses phénomènes et de ses conditions".

    Aujourd'hui la psychologie s'élève au rang de science des " conduites"...Cela signifie qu'elle s'intéresse en particulier au comportement de l'homme, à son action, sur  son entourage, aux relations, aux influences pouvant s'établir entre l'organisme et le milieu, au rôle des processus physiologiques conscients ou inconscients sur le corps.

    La psychologie fut d'abord très liée au courant philosophique qui s'attachait à l'âme. Mais depuis la moitié du XIXe siècle, elle a pris ses distances pour endosser le manteau scientifique. Dès lors, elle multiplie ses recherches sur l'être humain. Elle pose le verre  grossissant aussi bien sur ses caractères généraux que sur ses différences.

    Nous avons souvent du psychologue l'image d'une  personne qui, tantôt mesure notre degré d'intelligence, tantôt analyse nos rêves,ou bien nous vient en aide lorsque nous rencontrons des difficultés scolaires,sociales, professionnelles,familiales, conjugales ou encore mettant au jour notre personnalité comportementale.. La psychologie c'est un peu tout cela à la fois.. Elle n'obéit donc pas à une méthode unique. Sur la grande voie de la psychologie il existe des chemins de traverse. Un même fait analysé par un clinicien ou par un partisan du comportementalisme ne sera pas éclairé sous un jour identique.

    La psychologie est donc un terme qu'il convient d'envisager au pluriel puisqu'il recouvre des aspects aussi variés que le béhaviorisme, le gestaltisme.

    LA PSYCHOLOGIE CLINIQUE

    La psychologie clinique naît d'une réaction contre les méthodes expérimentales. Elle pose un doigt accusateur sur les expériences menées en laboratoire qu'elle estime artificielle...  


    La psychologie clinique a une origine philosophique et médicale.. Le psychologue clinicien soumet son patient à un examen approfondi afin de le connaître le mieux possible. Ses méthodes   d'investigation sont diverses... Cela va de l'interview aux dossiers biographiques en passant par les questionnaires ou les tests de performance comme de mesure intellectuelle ou encore de personnalité...Il établit ensuite la " synthèse clinique"..Elle repose sur le littéraire,qui, très schématiquement, emprunte deux directions..    


    LA PYSCHOLOGIE GENETIQUE :

    Elle voit le jour au coeur d'un début sur les fondements de la raison humaine, entre les partisans de l'inné ( caractères de naissance liés au patrimoine génétique) , et ceux de l'acquis ( venant du savoir, de l'expérience, de l'évènement.)

    Deux maîtres de la psychologie génétique s'imposent en même temps qu'ils s'affrontent : Piaget et Wallon.. Pour Piaget, l'enfant progresse par stades successifs qui marquent le passage à une forme plus évoluée de la pensée. Très schématiquement,le développement de l'enfant est continu. Il chemine sur une route toute tracée et les stades seraient comme des carrefours qu'il doit traverser.. Au contraire, Wallon voit le développement de l'enfant discontinu, marqué de " crises", de " conflits" ..

             

    LA PSYCHOLOGIE


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