• La phobie est une variété d'obsession. Elle est caractérisée par la crainte d'une idée, d'un objet ou d'une situation déterminée. Une phobie " digne de ce nom" envahit totalement la vie du sujet. Elle devient alors une obsession spéciale,qui empêche parfois toute activité normale.

    L'AGORAPHOBIE :

    C'est la peur mobide de traverser un endroit ouvert: une place, une rue, un terrain. Une véritable panique apparaît , accompagnée de sueurs, de tremblements et d'angoisse.        Ou bien le malade reste rivé sur place, sans oser bouger d'un pouce. Ou bien il rase les murs. Ou la panique est suivie de terreur avec fuite éperdue vers un endroit fermé(corridor, café, maison, cinéma).

    L'Agoraphobie( comme toutes les obsessions) est un symptôme pénible et épuisant. Ces malades font des efforts terribles pour surmonter leur phobie et leur panique.Souvent ils doivent déployer un courage héroique dans les situations les plus simples, comme traverser une rue,par ex...

     

    LA CLAUSTROPHOBIE

    C'est la peur des espaces fermés : cinémas,théâtres,  ascenseurs, voitures fermées, trains etc..    Dans le cinéma ou dans une pièce quelconque, le sujet se placera à proximité immédiate de la sortie, ceci afin de pouvoir immédiatement dès que la panique apparaît.

     

    L'EREUTOPHOBIE

    C'est la crainte de rougir.. Y sont sujets les timides et les hyperémotifs, chez lesquels l'émotion produit ce phénomène.. L'éreutophobie est parfois en rapport avec des sentiments subconscients de culpabilité.

     

    LA NOSOPHOBIE

    C 'est une obsession centrée sur la crainte de la maladie..Les plus courantes sont : la phobie de la tuberculose, du cancer, des maladies contagieuses. La nosophobie rejoint:

     

    L'HYPOCONDRIE

    qui est constituée par des angoisses permanentes au sujet de la santé. Toute l'attention du malade se concentre sur le fonctionnement de ses organes , ou d'un organe particulier. L'hypocondrie peut devenir une véritable obsession envahissant toutel a vie du malade. Dans beaucoup de cas, on observe d'ailleurs des troubles importants tels que: constipation, mauvais fonctionnement du foie, troubles génitaux, endocriniens; L'humeur changeante,égoîste et morose de l'h'ypocondriaque est bien connue.

     

    LA CYCLOTHYMIE :

    Le sujet oscille sans cesse entre deux états opposés.. Tantot son humeur est euphorique, exaltée, excitée, il accomplit son travail avec beaucoup d'entrain, il s'interesse à tout, plein d'enthousiasme. Il possède l'aisance verbale, la vivacité d'esprit, la riposte rapide,. Il est sociable, expansif, communicatif,  conquérant .....Soudain .. tout s'écroule dans la dépression. L"'exaltation tombe, la joie aussi. Il se replie sur lui, il doute, hésite. Il se retire dans la solitude , se sent inférieur et humble ,craint le lendemain et se fait des reproches douloureux jusqu'au nouvel accès  d'exaltation.. Poussées à ce point, ces manifestations sont celles d'une névrose.

    Quand elles sont moins fortes, on n'a pas affaire à une névrose proprement dite, mais à un tempérament : le tempérament cyclothymique très répandu. Il est donc difficile de délimiter la frontière de cette névrose. Tout dépend du rythme, de la durée et de l'intensité des changements d'état, qui varient fortement d'une personne à l'autre.  De toute façon, le tempérament cyclothymique marque un déséquilibre neuro-psychique et une déformation de caractère.

     

    Dans un prochain article j'aborderai la  paranoia... la schizophrénie ...

    LES PHOBIES


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  • QU'EST CE QUE LE REVE ?

    Le rêve est la représentation symbolique d'un désir ou d'une pulsion. Parfois le désir est facile à interpreter mais parfois il se présente sous une forme déguisée ,totalement déformée et son interprétation requiert une analyse précise. Cette interprétation n'est pas toujours acceptée et l'on comprend pourquoi. Les rêves ne trahissent pas toujours des désirs nobles ou tout au moins avouables, certains révèlent des désirs obscènes ou criminels.

    Tous les rêves sont des réalisations de désirs, même ceux où le sujet rêve qu'il est battu, mort ou humilé. Il s'agit alors d'un désir d'autopunition découlant d'un sentiment inconscient de culpabilité qui, précisément par le biais du sommeil, assouvit le désir d'être chatié pour une faute commise ou que l'on croit avoir commise.

    Les rêves sont parfois angoissants. La peur est la manifestation du grand conflit du psychisme entre les désirs qui demandent à être satisfaits et la résistance qu'oppose le Surmoi. Ce type de rêve provoque souvent d'autres malaises secondaires divers, tels que des sueurs abondantes, des larmes, des maux de tete et un réveil brutal. La peur non seulement se rêve mais se vit aussi réellement. Il est certain que nous rêvons tous lorsque nous dormons. Pour Freud, le rêve est " la vie du psychisme pendant le sommeil" . Ce ne peut d'ailleurs être autre chose, car, si pendant le sommeil nous nous réfugions dans une situation de renoncement au monde extérieur, l'activité physique continue.

    Tandis que le corps se repose, l'esprit maintient son activité effrénée comme si quelque chose l'empechait de se reposer et de freiner son dynamisme; On pourrait penser qu'une personne psychiquement saine ne devrait pas rêver puisque sa vie psychique n'est pas perturbée, ou devrait tout au plus rêver comme les enfants, ,mais il n'en est pas ainsi et nous rêvons tous même si au réveil nous ne nous en souvenons plus. La vie psychique est soumise à toutes sortes de stimuli et l'esprit donne libre cours à ses réactions pendant le sommeil

    . Lorsque Freud étudia le sommeil sur le plan psychanalytique, il fut âprement critiqué. Jusqu'alors les songes et leur interprétation étaient considérés comme des superstitions et des histoires de gens ignorants, ce fut par conséquent, très audacieux de sa p art de prendre la vie onirique au sérieux et d'en faire le sujet d'étude d'une science démontrant son importance pour le diagnostic d'une maladie. Dans la mesure où ses patients névropathes devaient lui communiquer tout ce qui leur venait à l'esprit dans leurs rêves, Freud commença à les analyser comme tout autre symptôme et en conclut qu'effectivement les rêves représentaient une partie importante de la vie psychique du patient.

    QU EST CE QUE  LE REVE

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