• La peur est une émotion élémentaire que l’on découvre de façon précoce. Elle est nécessaire à la survie de l’espèce et indispensable  à la survie du nourrisson. La première peur, celle de l’abandon, celle inhérente à la nature humaine c’est une peur bien réelle, puisque le nourrisson ne survivra pas si on l’abandonne. Si le nourrisson ou le petit enfant n’est pas abandonné et bénéficie, pendant son enfance  vulnérable, d’une sécurité suffisante, sa peur de l’abandon, en général, diminue. La peur d’être rejeté peut être considérée comme une composante de la peur de l’abandon. Pratiquement toutes les peurs peuvent être reliées, d’une façon ou d’une autre. à la peur élémentaire de la mort ,résultat de l’abandon. Mort, peur, abandon et rejet sont autant de manifestations de notre impuissance quand nous perdons la maîtrise des évènements. Nous avons peur de ce que nous ne pouvons pas maîtriser.

     

    Nous avons également peur de ce qe nous ne connaissons pas. Comment pourrions nous maîtriser l’inconnu ? Souvent la peur est synonyme d’insécurité. Comment pourrions nous nous sentir en sécurité dans un monde que nous ne maîtrisons pas ? Comment n’aurions nous pas peur d’un monde empli de souffrance ?

     

    La peur, comme la souffrance fait partie de la vie Mais l peur de l peur peut aboutir à une vie au rabais : sans risque, sans exploration, sans défi et sans croissance spirituelle. La peur peut être à l’origine  d ‘un cercle vicieux :

                                             – perte  de sécurité dans le monde=peur

                                            – peur : insécurité intérieure,

                                             -Insécurité intérieure :     peur de soi

                                            - Peur de soi  – perte de maîtrise,

                                            -Perte de maîtrise  – peur paralysante,

                                           – Peur paralysante – perte de sécurité dans le monde.

     

     

     Celui qui a peur d’avoir peur se retrouve  dans la situation qu’il essayait d’éviter en ayant peur au départ.

    Le courage ne se définit pas comme une absence de peur. Le courage, c’est quand on continue à agir en dépit de sa peur. Faire quelque chose dont nous  n’avons pas peur, ce n’est pas faire preuve de courage. 

     

    Avoir peur est humain, avoir peur n’est pas synonyme de faiblesse ou d’impuissance… La peur est un sentiment, c’est le comportement qui détermine le caractère. Reconnaissez la présence de votre peur, acceptez la sans critique, soyez indulgent avec vous même quand vous avez peur et poursuivez vos activités. Souvenez vous que le vrai courage consiste à dépasser sa peur : c’est ainsi qu’agit le héros…

     

    LA PEUR


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  • LES EMOTIONS

    Peut -on enfermer des émotions dans une définition ?  Notre culture d’homo-sapiens nous invite  à feuilleter le dictionnaire…Dans le Petit Larousse  on trouve la définition suivante «  État affectif intense, caractérisé par une brusque perturbation psychique et mentale où sont abolies , en présence de certaines excitations  les réactions appropriées d’adaptation à l’événement »   le Petit Larousse ajoute : trouble, agitation passagère provoquée par la joie, la surprise … « 

    Longtemps on a cru que le cerveau émotionnel et le cerveau rationnel étaient deux structures différentes. Les émotions avaient -elles une quelconque relation avec le mental ?  Elles étaient l’apanage des femmes, ces êtres irrationnels par excellence. L’association entre affect et inefficacité était avérée.

    Que’Est-ce donc que l’émotion ?  Étymologiquement , motion évoque l’extérieur.. L’é motion est un mouvement vers le dehors, un élan qui naît  à l’intérieur de soi et parle à l’entourage, une sensation qui nous dit qui nous sommmes  et nous met en relation avec le monde.. Elle peut être suscitée par un souvenir, une pensée, ou un événement extérieur. Elle nous informe sur le monde qui nous entoure plus rapidement que la pensée hypothético-déductive. Elle nous guide en nous rappelant ce que nous aimons et ce que nous détestons. En ce sens, nos émotions nous donnent notre sentiment d’existence au monde. Elles nous individualisent en nous conférant la conscience de notre personne propre.

    La vie émotionnelle est étroitement liée à la vie relationnelle. Le partage des émotions nous permet de nous sentir proches les uns des autres.. Les paramètres physiologiques de l’émotion sont universels.. Tous les hommes , noirs, jaunes, blancs, rouges ou bleus, vivent les mêmes contractions stomacales, une augmentation du rythme cardiaque et la sécheresse de la bouche dans le même type de circonstance. Si les manifestations extérieures de nos émotions et les mots pour les nommer sont culturellement définis, nous ressentons les mêmes mouvements internes.

    Le rôle des émotions est de signaler les événements qui sont signifiants pour l’individu et de motiver les comportements permettant de les gérer..

    Combien y’a-t-il d’émotions ? On repère de façon certaine cinq émotions à travers toutes les cultures : colère, peur, tristesse, joie, dégoût. Physiologiquement , on distingue quatre réactions du système nerveux autonome bien spécifique : la colère, la peur, le dégoût, la tristesse.. Les mesures électroencéphalographiques ne séparent que des émotions positives et négatives..

    Émotions et sentiments entretiennent des relations étroites. Les émotions sont biologiques, pulsionnelles, les sentiments sont des élaborations dites secondaires parce que mentalisées…

    Dans le langage courant, émotion et sentiment sont fréquemment employés ( l’un pour l’autre)

    DES  REACTIONS UTILES :

    LA PEUR : aiguise les sens. L’ouïe se fait plus fine, la vision plus nette, les poils se dressent pour capter le moindre frémissement de vent, , le cerveau en état d’urgence… Tout est prêt, en place pour fuir ou vaincre le danger.. La peur nous aide à nous plaquer au sol pour éviter un éclat de bombe ou une fusillade . La fonction originelle de la peur est d’assurer notre protection. Excessive ou déplacée, elle nous joue des tours, elle nous paralyse à l’heure de prendre la parole devant un aréopage de clients importants, elle nous fait courir le soir dans les couloirs déserts du métro…

    LA COLERE : est une réaction à la frustration et à l’injustice. Elle offre l’énergie de l’affirmation de soi. Elle sert au maintien de nos frontières corporelles, psychologiques ou sociales et à la défense de nos droits..  Surgissant au moindre non respect de notre intégrité, elle nous alerte sur nos besoins tant physiques que psychiques et nous permet d’harmoniser nos relations aux autres.. Oui la colère vers l’harmonie… L’harmonie est un équilibre trouvé entre deux êtres qui se confrontent l’un à l’autre. Il est important de ne pas confondre la colère avec la violence et la prise de pouvoir sur l’autre.

    LA TRISTESSE : est le nom de cette cascade de substances chimiques accompagnant le travail du deuil. Suscitée par une perte, une séparation  elle nous invite à nous retirer du monde pour pleurer l’lettre cher. Elle souligne le vide et le manque. Elle nous dit combien nous aimions et nous permet de prendre le temps de dire au revoir. Tristesse n’est pas dépression. Les pleurs d’une vraie tristesse sont brefs et ils soulagent. Les larmes de la dépression entretiennent l’état morbide. La vraie tristesse a une fonction positive, la dépression nous enferme dans une spirale négative..

    Il ne faut pas oublier la joie! Une douce chaleur nous envahit, les battements de notre cœur se font plus profonds, plus lents, le sang circule, irrigue le corps, libère les tensions. Et si des larmes surgissent au coin des paupières, la joie est exultation du corps et de l’esprit.  On se sent intégré, unifié, rassemblé. Communion de toutes les parties de soi, les bras s’ouvrent pour accueillir l’autre ou le monde entier…

    Telles sont les émotions:

    LES EMOTIONS

     


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  • La phobie est une variété d'obsession. Elle est caractérisée par la crainte d'une idée, d'un objet ou d'une situation déterminée. Une phobie " digne de ce nom" envahit totalement la vie du sujet. Elle devient alors une obsession spéciale,qui empêche parfois toute activité normale.

    L'AGORAPHOBIE :

    C'est la peur mobide de traverser un endroit ouvert: une place, une rue, un terrain. Une véritable panique apparaît , accompagnée de sueurs, de tremblements et d'angoisse.        Ou bien le malade reste rivé sur place, sans oser bouger d'un pouce. Ou bien il rase les murs. Ou la panique est suivie de terreur avec fuite éperdue vers un endroit fermé(corridor, café, maison, cinéma).

    L'Agoraphobie( comme toutes les obsessions) est un symptôme pénible et épuisant. Ces malades font des efforts terribles pour surmonter leur phobie et leur panique.Souvent ils doivent déployer un courage héroique dans les situations les plus simples, comme traverser une rue,par ex...

     

    LA CLAUSTROPHOBIE

    C'est la peur des espaces fermés : cinémas,théâtres,  ascenseurs, voitures fermées, trains etc..    Dans le cinéma ou dans une pièce quelconque, le sujet se placera à proximité immédiate de la sortie, ceci afin de pouvoir immédiatement dès que la panique apparaît.

     

    L'EREUTOPHOBIE

    C'est la crainte de rougir.. Y sont sujets les timides et les hyperémotifs, chez lesquels l'émotion produit ce phénomène.. L'éreutophobie est parfois en rapport avec des sentiments subconscients de culpabilité.

     

    LA NOSOPHOBIE

    C 'est une obsession centrée sur la crainte de la maladie..Les plus courantes sont : la phobie de la tuberculose, du cancer, des maladies contagieuses. La nosophobie rejoint:

     

    L'HYPOCONDRIE

    qui est constituée par des angoisses permanentes au sujet de la santé. Toute l'attention du malade se concentre sur le fonctionnement de ses organes , ou d'un organe particulier. L'hypocondrie peut devenir une véritable obsession envahissant toutel a vie du malade. Dans beaucoup de cas, on observe d'ailleurs des troubles importants tels que: constipation, mauvais fonctionnement du foie, troubles génitaux, endocriniens; L'humeur changeante,égoîste et morose de l'h'ypocondriaque est bien connue.

     

    LA CYCLOTHYMIE :

    Le sujet oscille sans cesse entre deux états opposés.. Tantot son humeur est euphorique, exaltée, excitée, il accomplit son travail avec beaucoup d'entrain, il s'interesse à tout, plein d'enthousiasme. Il possède l'aisance verbale, la vivacité d'esprit, la riposte rapide,. Il est sociable, expansif, communicatif,  conquérant .....Soudain .. tout s'écroule dans la dépression. L"'exaltation tombe, la joie aussi. Il se replie sur lui, il doute, hésite. Il se retire dans la solitude , se sent inférieur et humble ,craint le lendemain et se fait des reproches douloureux jusqu'au nouvel accès  d'exaltation.. Poussées à ce point, ces manifestations sont celles d'une névrose.

    Quand elles sont moins fortes, on n'a pas affaire à une névrose proprement dite, mais à un tempérament : le tempérament cyclothymique très répandu. Il est donc difficile de délimiter la frontière de cette névrose. Tout dépend du rythme, de la durée et de l'intensité des changements d'état, qui varient fortement d'une personne à l'autre.  De toute façon, le tempérament cyclothymique marque un déséquilibre neuro-psychique et une déformation de caractère.

     

    Dans un prochain article j'aborderai la  paranoia... la schizophrénie ...

    LES PHOBIES


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  • QU'EST CE QUE LE REVE ?

    Le rêve est la représentation symbolique d'un désir ou d'une pulsion. Parfois le désir est facile à interpreter mais parfois il se présente sous une forme déguisée ,totalement déformée et son interprétation requiert une analyse précise. Cette interprétation n'est pas toujours acceptée et l'on comprend pourquoi. Les rêves ne trahissent pas toujours des désirs nobles ou tout au moins avouables, certains révèlent des désirs obscènes ou criminels.

    Tous les rêves sont des réalisations de désirs, même ceux où le sujet rêve qu'il est battu, mort ou humilé. Il s'agit alors d'un désir d'autopunition découlant d'un sentiment inconscient de culpabilité qui, précisément par le biais du sommeil, assouvit le désir d'être chatié pour une faute commise ou que l'on croit avoir commise.

    Les rêves sont parfois angoissants. La peur est la manifestation du grand conflit du psychisme entre les désirs qui demandent à être satisfaits et la résistance qu'oppose le Surmoi. Ce type de rêve provoque souvent d'autres malaises secondaires divers, tels que des sueurs abondantes, des larmes, des maux de tete et un réveil brutal. La peur non seulement se rêve mais se vit aussi réellement. Il est certain que nous rêvons tous lorsque nous dormons. Pour Freud, le rêve est " la vie du psychisme pendant le sommeil" . Ce ne peut d'ailleurs être autre chose, car, si pendant le sommeil nous nous réfugions dans une situation de renoncement au monde extérieur, l'activité physique continue.

    Tandis que le corps se repose, l'esprit maintient son activité effrénée comme si quelque chose l'empechait de se reposer et de freiner son dynamisme; On pourrait penser qu'une personne psychiquement saine ne devrait pas rêver puisque sa vie psychique n'est pas perturbée, ou devrait tout au plus rêver comme les enfants, ,mais il n'en est pas ainsi et nous rêvons tous même si au réveil nous ne nous en souvenons plus. La vie psychique est soumise à toutes sortes de stimuli et l'esprit donne libre cours à ses réactions pendant le sommeil

    . Lorsque Freud étudia le sommeil sur le plan psychanalytique, il fut âprement critiqué. Jusqu'alors les songes et leur interprétation étaient considérés comme des superstitions et des histoires de gens ignorants, ce fut par conséquent, très audacieux de sa p art de prendre la vie onirique au sérieux et d'en faire le sujet d'étude d'une science démontrant son importance pour le diagnostic d'une maladie. Dans la mesure où ses patients névropathes devaient lui communiquer tout ce qui leur venait à l'esprit dans leurs rêves, Freud commença à les analyser comme tout autre symptôme et en conclut qu'effectivement les rêves représentaient une partie importante de la vie psychique du patient.

    QU EST CE QUE  LE REVE

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