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  • Qu’ils étaient doux ces jours de mon enfance


    Où toujours gai, sans soucis, sans chagrin,


    je coulai ma douce existence,


    Sans songer au lendemain.


    Que me servait que tant de connaissances


    A mon esprit vinssent donner l’essor,


    On n’a pas besoin des sciences,


    Lorsque l’on vit dans l’âge d’or !


    Mon coeur encore tendre et novice,


    Ne connaissait pas la noirceur,


    De la vie en cueillant les fleurs,


    Je n’en sentais pas les épines,


    Et mes caresses enfantines


    Étaient pures et sans aigreurs.


    Croyais-je, exempt de toute peine


    Que, dans notre vaste univers,


    Tous les maux sortis des enfers,

    Nous sommes loin de l’heureux temps


    Règne de Saturne et de Rhée,


    Où les vertus, les fléaux des méchants,


    Sur la terre étaient adorées,

     

    GERARD NERVAL

     

    L'ENFANCE

     

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  • La Fontaine ...

     

    Dans le fond du jardin glougloute une fontaine,
    Un hâvre de fraîcheur qui chuinte infiniment
    Sans jamais se lasser ; qui bruisse à perdre haleine
    En voilant l’alentour d’une brume d’argent
    Dès qu’il fait un peu frais. Son goulot oxydé
    Courbé en col de cygne éructe quelquefois
    Des filaments de mousse ; ou des bouts mâchouillés
    D’algues effilochées ; ou du n’importe quoi !
    Et puis elle repart, tout comme elle l’a fait
    Depuis toujours sans doute. Elle est inépuisable :
    Un trésor en Provence ! Et son glouglou si gai
    Nous est si familier qu’il est inimitable.
    Sa margelle est usée et couleur de nuage,
    Un nuage moussu égaré par le vent.
    En se penchant sur l’eau l’on y voit des mirages
    Tout éclaboussés d’or par le soleil levant.

     

     

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  •  

    L'homme est parfois cruel, il ressent de la colère

    quand une autre personne est injuste avec lui.

    Tel un hurlement sourd que l'on se doit de taire,

    Car il n'est jamais bon d'agir en ennemi.

    Il ressent de la haine et n'a pas de regret,

    Il s'épuise c'est tout, sans blesser l'âme amie,

    Un peu comme un poison qu'on aurait avalé,

    Avec l'affreux désir de prendre une autre vie.

    Nous avons tous deux loups au plus profond de nous

    Qui régissent nos vies, nos désirs, notre éthique.

    Ils s'opposent sans cesse, au pire, nous rendent fous.

    A chacun de dompter le fauve maléfique.

    Le premier est très bon, ne nous fait aucun tort,

    Il vit en harmonie avec ce qui le touche.

    Il ne s'offense pas et met chacun d'accord

    Car son juste combat, toutes les fois, fait mouche.

    L'autre loup, quant à lui, toujours plein de colère,

    Il se bat contre tous, tout le temps, sans raison,

    Il ne peut pas penser tant sa haine est entière,

    Soldat perpétuel, fossoyeur d'unisson,,

    Il est parfois ardu de vivre tout cela.

    Lequel de ces deux loups en nous l'emportera ?

    La réponse est fort simple et en toi elle vit :

    De ces loups gagnera celui que tu nourris.

     

    LES DEUX LOUPS

     

     

     


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  • LA PSYCHOLOGIE

    selon les auteurs, le terme de " psychologie" daterait du XVIe siècle ....  La psychologie a longtemps été envisagée comme la science de la vie mentale, de ses phénomènes et de ses conditions".

    Aujourd'hui la psychologie s'élève au rang de science des " conduites"...Cela signifie qu'elle s'intéresse en particulier au comportement de l'homme, à son action, sur  son entourage, aux relations, aux influences pouvant s'établir entre l'organisme et le milieu, au rôle des processus physiologiques conscients ou inconscients sur le corps.

    La psychologie fut d'abord très liée au courant philosophique qui s'attachait à l'âme. Mais depuis la moitié du XIXe siècle, elle a pris ses distances pour endosser le manteau scientifique. Dès lors, elle multiplie ses recherches sur l'être humain. Elle pose le verre  grossissant aussi bien sur ses caractères généraux que sur ses différences.

    Nous avons souvent du psychologue l'image d'une  personne qui, tantôt mesure notre degré d'intelligence, tantôt analyse nos rêves,ou bien nous vient en aide lorsque nous rencontrons des difficultés scolaires,sociales, professionnelles,familiales, conjugales ou encore mettant au jour notre personnalité comportementale.. La psychologie c'est un peu tout cela à la fois.. Elle n'obéit donc pas à une méthode unique. Sur la grande voie de la psychologie il existe des chemins de traverse. Un même fait analysé par un clinicien ou par un partisan du comportementalisme ne sera pas éclairé sous un jour identique.

    La psychologie est donc un terme qu'il convient d'envisager au pluriel puisqu'il recouvre des aspects aussi variés que le béhaviorisme, le gestaltisme.

    LA PSYCHOLOGIE CLINIQUE

    La psychologie clinique naît d'une réaction contre les méthodes expérimentales. Elle pose un doigt accusateur sur les expériences menées en laboratoire qu'elle estime artificielle...  


    La psychologie clinique a une origine philosophique et médicale.. Le psychologue clinicien soumet son patient à un examen approfondi afin de le connaître le mieux possible. Ses méthodes   d'investigation sont diverses... Cela va de l'interview aux dossiers biographiques en passant par les questionnaires ou les tests de performance comme de mesure intellectuelle ou encore de personnalité...Il établit ensuite la " synthèse clinique"..Elle repose sur le littéraire,qui, très schématiquement, emprunte deux directions..    


    LA PYSCHOLOGIE GENETIQUE :

    Elle voit le jour au coeur d'un début sur les fondements de la raison humaine, entre les partisans de l'inné ( caractères de naissance liés au patrimoine génétique) , et ceux de l'acquis ( venant du savoir, de l'expérience, de l'évènement.)

    Deux maîtres de la psychologie génétique s'imposent en même temps qu'ils s'affrontent : Piaget et Wallon.. Pour Piaget, l'enfant progresse par stades successifs qui marquent le passage à une forme plus évoluée de la pensée. Très schématiquement,le développement de l'enfant est continu. Il chemine sur une route toute tracée et les stades seraient comme des carrefours qu'il doit traverser.. Au contraire, Wallon voit le développement de l'enfant discontinu, marqué de " crises", de " conflits" ..

             

    LA PSYCHOLOGIE


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