• PROUST  

     

    Dandy et auteur génial, Marcel Proust a marqué la fin du XXe siècle et    la  litterature mondiale par son oeuvre éblouissante.  

     

    Elevé dans un milieu bourgeois, cultivé et marqué par un entourage féminin, le jeune Marcel se lance d'abord dans des    études de droit, puis de lettres, pour finir par integrer le milieu artistique et mondain de Paris. Là, il commence une carrière de journaliste-chroniqueur, voyageant en Europe, travaillant à ses    heures à un roman qui semble ne jamais pouvoir s'achever.   

     

    La mort de sa mer déstabilise encore sa personnalité sensible et inquiète. Son activité littéraire s'intensifie, et c'est    dans la solitude de sa chambre aseptisée qu'il crée l'un des romans occidentaux les plus achevés " A la recherche du temps perdu" ....   

           

    Entre temps, il s'insurge contre la mméthode critique de Sainte Beuve, alors très en vogue. Marcel Proust reçoit en 1919    le prix Goncourt pour " A l'ombre des jeunes filles en fleurs" , le deuxième volet de la trilogie. Dans l'ensemble de son oeuvre, il questionne les rapports entre temps , mémoire et écriture,    tout en suivant les personnages récurrents comme Albertine, Mme de Guermantes...    

           

    Connu pour la longueur de ses phrases parsemées de relatives au rythme dit " asthmatique,"  Marcel Proust reste une référence et un monument    incontestable de la littérature française.  

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    LE QUESTIONNAIRE DE PROUST 

     

        Le principal trait de mon caractère. - Le besoin d'être aimé et, pour préciser, le besoin d'être caressé et gâté bien plus que le besoin d'être admiré.  

        La qualité que je désire chez un homme. - Des charmes féminins.  

        La qualité que je désire chez une femme. - Des vertus d'homme et la franchise dans la camaraderie.  

        Ce que j'apprécie le plus chez mes amis. - D'être tendre pour moi, si leur personne est assez exquise pour donner un grand prix à leur tendresse.  

        Mon principal défaut. - Ne pas savoir, ne pas pouvoir "vouloir".  

        Mon occupation préférée. - Aimer.  

        Mon rêve de bonheur. - J'ai peur qu'il ne soit pas assez élevé, je n'ose pas le dire, j'ai peur de le détruire en le disant.  

        Quel serait mon plus grand malheur. - ne pas avoir connu ma mère ni ma grand-mère.  

        Ce que je voudrais être. - Moi, comme les gens que j'admire me voudraient.  

        Le pays où je désirerais vivre. - Celui où certaines choses que je voudrais se réaliseraient comme par un enchantement et où les tendresses seraient toujours partagées.  

        La couleur que je préfère. - La beauté n'est pas dans les couleurs, mais dans leur harmonie.  

        La fleur que j'aime. - La sienne- et après, toutes.  

        L'oiseau que je préfère. - L'hirondelle.  

        Mes auteurs favoris en prose. - Aujourd'hui Anatole France et Pierre Loti.  

        Mes poètes préférés. - Baudelaire et Alfred de Vigny.  

        Mes héros dans la fiction. - Hamlet.  

        Mes héroïnes favorites dans la fiction. - Bérénice.  

        Mes compositeurs préférés. - Beethoven, Wagner, Schumann.  

        Mes peintres favoris. - Léonard de Vinci, Rembrandt.  

        Mes héros dans la vie réelle. - M. Darlu, M. Boutroux.  

        Mes héroïnes dans l'histoire. - Cléopâtre.  

        Mes noms favoris. - Je n'en ai qu'un à la fois.  

        Ce que je déteste par-dessus tout. - Ce qu'il y a de mal en moi.  

        Caractères historiques que je méprise le plus. - Je ne suis pas assez instruit.  

        Le fait militaire que j'admire le plus. - Mon volontariat !  

        La réforme que j'estime le plus. -  

    Le don de la nature que je voudrais avoir. - La volonté, et des séductions.  

        Comment j'aimerais mourir. - Meilleur - et aimé.  

        État présent de mon esprit. - L'ennui d'avoir pensé à moi pour répondre à toutes ces questions.  

        Fautes qui m'inspirent le plus d'indulgence. - Celles que je comprends.  

        Ma devise. - J'aurais trop peur qu'elle ne me porte malheur.  

           

           

        Auteur : Marcel Proust (1871-1922)

     

    PROUST


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  • MAI

    Bon premier Mai à tous ........


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  •  

    A - T- ON BESOIN DE PHILOSOPHES ?

    Dans une société de plus en plus technique, scientifique, électronique, on aurait pu croire que la réflexion philosophique allait finir au musée, pour une visite guindée les jours de vacances. C’est l’inverse. De tous cotés, aujourd’hui, dans des milieux professionnels très divers, dans des pays et des systèmes d’enseignement différents, la nécessité de la réflexion philosophique est reconnue et affirmée.

     

    En 1994 le directeur général de l’Unesco a confié à un philosophe, chercheur au CNRS une enquête mondiale sur la place de la philosophie dans l’éducation des citoyens.. Soixante sept pays ont répondu, représentatifs de toutes les régions du monde et de tous les systèmes d’enseignement. Leur conviction est unanime : la réflexion philosophique est de plus en plus nécessaire ….

    La réponse du Maroc : «  Plus qu’indispensable cet enseignement est vital, au sens fort du terme. Le monde actuel connaît des évolutions à la fois rapides et simultanées. Si les citoyens ne disposent pas d’un outil intellectuel intégrateur très puissant et polyvalent ( la philosophie) les forces qui travaillent notre monde les pousseront dans la voie de la désintégration . Le savoir philosopher développe une forme d’immunité intellectuelle comme les réductions particularistes. « 

    Réponse de la Norvège : il existe un fort intérêt pour l’éthique qui reflète indubitablement les problèmes de la société moderne: justice distributive, contrôle des technologies et questions d’environnement… Les milieux politiques semblent considérer ces questions philosophiques comme légitimes dans une plus large mesure qu’auparavant » .

    Réponse venue du Brésil : Les uns et les autres s’accordent à affirmer que seule la philosophie pourra fournir l’outil critique et démystificateur des présupposés et des effets de la technique ainsi que des discours et des projets politiques qui s’en inspirent ..

    Réponse venue de Turquie : la philosophie constitue peut être la tentative humaine la plus essentielle contre le principe du «  tout fait » et la prétendue égalité des valeurs et de toutes les normes.

    Réponse venue de l’Uruguay : la philosophie est particulièrement indispensable à l’époque où le pouvoir technique dont dispose l’humanité est un pouvoir de destruction réelle de l’autre, de sa propre planète, d’autodestruction de l’homme. Former des hommes qui soient à la hauteur des défis du XXI siècle, ce n’est pas possible sans la philosophie « .

    Quel est le principal reproche formulé contre l’enseignement philosophique par ceux qui voudraient le voir réduit ou carrément supprimé et remplacé par des formations directement utilisables dans la vie professionnelle ? La philosophie ne sert à rien. Alors qu’il ya tant d’apprentissages techniques possibles, débouchant sur des emploi nouveaux, pourquoi donc encombrer les emplois du temps et les esprits avec de vieilles questions insolubles ? Voilà à peu près ce que disent les adversaires de la philosophie. Sous cette forme, le problème est mal posé. Il est absolument nécessaire de ne pas faire entrer en concurrence la formation scientifique technique et professionnelle avec la formation philosophique.

    Toutes les formations dispensées dans le cadre des études supérieures devraient pouvoir inclure des cours de philosophie adaptés à leurs centres d’intérêt. Ces cours ne devraient pas être considérés comme des éléments extérieurs aux études professionnelles et techniques. Ils devraient au contre y être pleinement intégrés. Au lieu d’être considérés comme un temps soustrait aux choses sérieuses et rentables, ils devraient être vus comme un moment essentiel de leur assimilation. Ce qui compte dans l’apport de la philosophie, ce ne sont pas les emplois offerts. C’est le regard différent porté sur ce qu’on fait. C ‘est la compréhension des techniques permise par une interrogation plus large. C’est le partage des perplexités et des subtilités intellectuelles qui font l’humanité.

    Ceci ne convaincra pas les méfiants. Leur argumentation fait valoir que les programmes, partout, sont de plus en plus chargés, les horaires des études de plus en plus lourds et difficiles à organiser. Pourquoi, dans ces conditions, consacrer une partie même minime d’un temps précieux à des considérations qui peuvent être «  intéressantes » mais sont toujours moins u utilisables de manière directe et pratique, que les apprentissages techniques ? C’est un vieux débat. On pourrait ironiser : pourquoi réfléchir, alors qu’il y’a tant de choses à faire ? Pourquoi chercher à comprendre, au lieu d’apprendre ? Pourquoi penser au lieu de faire ? Il est vrai que le règne de la technique peut conduire vers ce type de fonctionnement. Mais l’inhumain est alors possible. Ne croyez pas malgré tout que vous allez devenir «  inhumain » si vous laissez de côté la philosophie pour vous consacrer à une carrière d’ingénieur ou d’informaticien…

    L’aventure philosophique n’est donc ni inutile, ni ennuyeuse n i périmée. En partageant les explorations des philosophes, nous abordons des questions qui sont toujours au cœur des préoccupations des individus et des collectivités : la liberté civile, les fondements des droits de l’homme, l’universalité de l’éthique, la justice, l’égalité, la responsabilité ainsi que, par -delà l’infinie diversité des cultures et des langues, la communauté même des êtres humains.

    On peut rassembler l’essentiel des aventure philosophiques en deux verbes : «  FONDER - » , «  CRITIQUER «  , ces deux fonctions forment l’essentiel de toute la philosophie…

    FONDER constitue la tâche première de la philosophie. Chercher ce qui est vrai, c’est chercher sur quoi reposent nos affirmations. On peut même s’interroger comme l’a fait Nietzsche sur ce qui fonde l’idée même de vérité, sur ce que valent les valeurs. Dans tous les cas, il s’agit de dégager le plus nettement possible l’ancrage rationnel d’un concept . On peut arriver à conclure que cette vérité est inaccessible, comme l’ont fait les sceptiques. On peut aussi arriver à l’idée que des passions et des illusions se masquent la logique et l’amour du vrai.. Mais ces conclusions correspondront à chaque fois à une investigation, une exploration en profondeur… Une tâche essentielle des philosophes, pour eux c’est chercher à dégager ce qu’il ya «  sous «  les questions que nous nous posons, mettre au jour le socle sur lequel repose tout le reste, telle est leur activité primordiale.

    CRITIQUER est leur deuxième grande tâche. Il s’agit toujours de prendre une distance envers les évidences. Elle doit nous permettre de voir autrement les évidences sur lesquelles reposent nos actes et nos jugements. Critiquer ce que nous croyons savoir , ce que nous tenons pour le plus vrai ou le mieux assuré, c’est éviter d’y être rivé, collé, figé sans mobilité ni recul.

    Ce rôle critique de la philosophie est bien connu. Encore faut il réellement s’exposer à le mettre en œuvre.. Or c’est toujours plus simple sans lui . Sans la critique, en effet le confort des monologues peut se poursuivre.. Au contraire, dès lors qu’on prend au sérieux cette dimension critique, c’est l’inconfort de la présence de l’autre, et le caractère intempestif de sa parole qu’il nous faut non seulement endurer, mais susciter et aussi en un sens apprendre à aimer. Ces deux rôles habituels de la philosophie continuent..

    LA PHILOSOPHIE


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  • "Si vous ne pouvez expliquer un concept à un enfant de six ans, c'est que vous ne le comprenez pas complètement. "


    "Placez votre main sur un poêle une minute et ça vous semble durer une heure. Asseyez vous auprès d'une jolie fille une heure et ça vous semble durer une minute. C'est ça la relativité."


    "Nous aurons le destin que nous aurons mérité."


    "La vraie valeur d'un homme se détermine d'abord en examinant dans quelle mesure et dans quel sens il est parvenu à se libérer du Moi. "


    "La possession de merveilleux moyens de production n'a pas apporté la liberté, mais le souci et la famine. "


    "La plus belle chose que nous puissions éprouver, c'est le mystère des choses."



    "La joie de regarder et de comprendre est le plus beau cadeau de la nature. "


    "La folie est de toujours se comporter de la même manière et de s’attendre à un résultat différent. "


    "Je n’ai pas échoué, j’ai trouvé dix mille moyens qui ne fonctionnent pas. "



    "Il n'existe que deux choses infinies, l'univers et la bêtise humaine... mais pour l'univers, je n'ai pas de certitude absolue. "


    "En apparence, la vie n'a aucun sens, et pourtant, il est impossible qu'il n'y en ait pas un !"


    "Dieu est subtil, mais il n'est pas malveillant."



    "C’est le devoir de chaque homme de rendre au monde au moins autant qu’il en a reçu."


    "Ce qui m'intéresse vraiment c'est de savoir si Dieu avait un quelconque choix en créant le monde. "

    CITATIONS D'ALBERT EINSTEIN

     

     

     

    CITATIONS D'ALBERT EINSTEIN


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  • Désolée d'être moins présente sur mes différents blogs, un peu HS ces jours ci....

    Une citation que j'aimerai partager avec vous :

     

    La femme est belle quand elle ose dire qui elle est,

    Quand elle ose danser sa vie,

    Quand elle ose dire ses ressentis,

    Elle révèle alors sa sensualité naturelle en étant simplement elle même , parfaite dans sa propre imperfection.

     

                    Entre pleins et déliés la lumière ressort de l'ombre.......

     

    MA PENSEE DU SOIR


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