• Pourquoi y'a t-il quelque chose plutôt que rien ?

     

     

    Le point commun entre un enfant de sept ans et un philosophe est que tous deux deux s'interrogent sur le pourquoi des choses.  La philosophie commence en effet avec cette question fondamentale " pourquoi y'a t-il quelque chose plutôt que rien ?" L'être ou le néant, telle est la grande distinction. Entre ces deux extrêmes, il y'a moi, le monde, les autres...  Nous aurions pu ne pas être, notre existence n'était pas nécessaire, : moi, par exemple, je pouvais ne pas naitre,  mes parents auraient pu ne pas se rencontrer  etc... Il n'yavait pas de raison absolue à mon existence, pas plus qu'à celle de tout le reste. Je suis, j'existe, mais rien ne le justifie car rien ne le commandait.  Je suis advenu à l'existence par hasard et je suis ce que je suis par accident. Tout est entièrement ouvert, indeterminé... Sartre , justement disait que cette indetermination correspond au " néant" et c est elle qui définit l'être de l'homme: l'être est néant .

     

     

    L'homme  a en effet ceci de particulier, par rapport a ux choses et aux animaux, qu'il n'a pas à être quoi que ce soit, mais qu'il choisit librement ce qu'il veut être. C'est ce qui fait dire à Sartre que nous sommes condamnés à être libres. Nous ne pourrons jamais trouver le repos d'une identité, d'une existence convenue, mais nous devons avoir le courage d'admettre que nous pouvons à tout moment choisir de ne plus être celui que nous sommes pour devenir celui que nous ne sommes pas encore ...

    BREVES DE PHILO

     

    La " mauvaise foi" selon Sarte consiste à croire que l'on a une identité fixe, un être pour la vie.  C'est là, refuser le néant qui fait notre être, c'est à dire la liberté qui gouverne notre existence. Mais rien n'est plus pesant qu'être libre , ainsi nous nous attribuons  une personnalité que nous souhaitons conserver, nous imaginons que nous sommes, au choix, drôle, amoureux, pessimiste, hotesse de l'air, pêcheur à la mouche ... et que ces caractères nous définissent.. Plutôt que d'affronter cette liberté totale qui consiste  à être tout ce que nous voulons sans  jamais être quelqu'un  en particulier, nous endossons des rôles , nous jouons à etre intellectuel,  femme fatale, grand timide ... Se prendre pour quelqu'un est se mentir à soi même...  C'est refuser, dirait Sartre, d'être le néant que nous sommes ....

     


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  • La réserve de Masai-Mara se situe à la frontière avec la Tanzanie, en prolongement du parc tanzanien du Serengeti.Cette réserve existe depuis 1948 et couvre 1500 km².

    L'ensemble Serengeti-Masai Mara représente 25 000 km², soit presque la Belgique.

     

     

     


    On dénombre environ 80 espèces de mammifères, l'écosystème ayant lentement évolué vers le pâturage herbeux, au dépend de la brousse et des arbres, isolés sur
     les hauteurs.

     

     

     


    Masai-Mara est parcouru par l'impressionnante migration des gnous. Partis du sud de Serengeti au mois de mai, ils vont chercher de nouveaux pâturages vers le nord et atteignent Masai-Mara entre juin et septembre. Au plus tard en décembre, ils reviennent vers le Sud.

     

     

     

    Ce troupeau est constitué de 1 300 000 gnous qui sont accompagnés d'environ 200 000 zébres et d'autant de gazelles. Cette alliance a pour raison la protection vis-à-vis des prédateurs ainsi que la complémentarité des régimes alimentaires.

     

     

     

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    LA GIRAFE

     

     

     

    .C'est le plus haut de tous les animaux terrestres. Le mâle atteint en moyenne 5,4 m de haut et sa langue, longue de 40 cm, lui permet d'atteindre les feuilles d'acacia qui sont sa principale nourriture. La girafe, comme la plupart des mammifères, n'a que sept vertèbres cervicales, qui sont fortement allongées pour soutenir son long cou musclé. Du fait de la grande distance entre le cœur et la tête de l'animal, son système vasculaire est équipé de valves permettant au sang d'atteindre le cerveau.

    Les animaux des deux sexes possèdent deux courtes cornes, recouvertes de velours et à l'extrémité arrondie, ainsi qu'une troisième protubérance sur le front.

    La girafe peut vivre jusqu'à vingt-six ans dans la nature et jusqu'à trente-six ans en captivité.
    Après environ quinze mois, la femelle donne naissance à un seul petit, haut de 1,7 à 2 m, qui peut se tenir debout vingt minutes après la naissance.

     

     

     

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    LES LIONS

     



    Le mâle atteint plus de 2 m de long, queue non comprise, autour de 1,20 m au garrot et pèse entre 150 et 250 kg.
    Les femelles, qui sont plus petites mais également musclées, ont la même couleur fauve, mais n'ont pas de crinière.

    Les lions se déplacent peu (10 km environ par jour) et ne passent que deux à trois heures par jour à chasser leurs proies. Le reste du temps, ils se reposent et dorment.

     


    Ils vivent en groupes constitués de quatre à douze femelles et de un à six mâles. Ces derniers ont pour charge la protection du groupe et de son territoire, tandis que les femelles chassent. La compétition entre les mâles est sévère, et nombreux sont ceux qui restent longtemps nomades avant d'appartenir à un groupe au sein duquel ils demeurent un temps variable avant d'être chassés par d'autres mâles.

    Les lionceaux mâles restent dans la troupe jusqu'à ce qu'ils en soient expulsés par des mâles plus âgés. Ils errent alors pendant plusieurs années, après quoi ils commencent à lutter avec des mâles rivaux pour la direction d'une troupe. Les lions sont polygames et s'accouplent tous les 18 à 26 mois à l'état sauvage. Après une gestation d'environ 110 jours naissent de un à quatre lionceaux au pelage épais et tacheté. En captivité, les lions peuvent vivre jusqu'à 30 ans ; dans la nature, les mâles vivent en moyenne 12 ans et les femelles 16 ans.

     

     

     

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    LES ELEPHANTS

    L’éléphant est le plus gros mammifère terrestre vivant avec un poids de 3 à 7 tonnes pour les mâles.

     


    Ses défenses, profondément implantées dans le crâne, sont en fait des incisives supérieures très allongées. La plus grande connue atteint 3,5 m de long.

     


    Les éléphants n'ont que quatre molaires. Chaque molaire est une plaque massive d'environ 30 cm de long et 10 cm de large. Quand elles sont usées à force de mastication, elles sont remplacées par d'autres, plus grandes, qui progressent à partir de l'arrière des mâchoires.

     


    Les éléphants ont un régime exclusivement herbivore : ils se nourrissent d’herbes, mais aussi de bulbes, de bourgeons, de bambous, de fruits, etc. Ils peuvent consommer, pour les plus gros, jusqu'à 220 kg de végétaux et boire jusqu'à 190 litres d'eau par jour.

     


    Les éléphants sont grégaires et très sensibles aux appels et aux mouvements de leurs congénères. Ils sont organisés en sociétés matriarcales, formant des groupes familiaux de quinze à trente animaux , composés de femelles et de jeunes menés par une femelle dominante plus ou moins âgée. Les mâles ayant atteint leur maturité sexuelle vivent en troupes temporaires. 

     


     Ils sont abondants dans la rivière Mara.

     

     

     

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    LES     HIPPOPOTAMES

    L’hippopotame est un animal au corps lourd et massif. Le mâle peut mesurer jusqu’à 4,20 m de long pour un poids de 3 tonnes ( 1,5 tonnes pour la femelle) mais, court sur pattes, il ne dépasse pas 1,65 m au garrot. Il a une grande tête munie de petits yeux et de petites oreilles situées au sommet de la tête ; les narines, entourées de poils épars et raides, peuvent se fermer hermétiquement quand l'animal s’immerge. La bouche, énorme, est munie sur la mâchoire inférieure d’impressionnantes canines de défenses ; elles peuvent atteindre 70 cm de long, et peser près de 3 kg. La peau, épaisse et dépourvue de poils, sécrète un mucus protecteur de couleur plus ou moins rouge.

    Les hippopotames passent leurs journées dans l’eau ; ils doivent veiller à ce que leur peau soit en permanence recouverte d’un film de boue, pour éviter la déshydratation et la brûlure du soleil.

    La nuit, les hippopotames quittent leur refuge aquatique pour aller à la recherche de nourriture (herbes et plantes). Ils se déplacent généralement en troupes d’une quinzaine d’individus menées par un mâle dominant. Ils peuvent ainsi parcourir à terre quelque 30 km chaque nuit, sur des pistes balisées par leurs excréments, en revenant toujours à leur point de départ. Ils sont potentiellement dangereux pendant ces trajets, n'hésitant pas à charger tout intrus.

     

     

     

     

     

     

     

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  • TOUTE UNE VIE

     

     

     

     

     

     

     

    Entre le rire et les pleurs,

     

     

     

    Entre l'attachement et le détachement,

     

     

     

    Entre le manque et la plénitude,

     

     

     

    Entre la dépendance et l'autonomie,

     

     

     

    Entre le vrai et le faux,

     

     

     

    Entre le masculin et le féminin,

     

     

     

    Entre le bonheur et la tristesse,

     

     

     

    Entre l'absence et la présence,

     

     

     

    Entre la naissance et la mort,

     

     

     

    Toute une vie au milieu,

     

     

     

    Une vie pour apprendre à nommer ses émotions.

     

     

     

     

     

     

     

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  • Harar le 10 novembre 1890

    Ma chère maman, j'ai bien reçu ta lettre du 29 septembre1890 . En parlant de mariage, j'ai toujours voulu dire que j'entendais rester libre de voyager, de vivre  l'étranger et même de continuer à vivre en Afrique..  Je suis tellement déshabitué du climat d'Europe, que je m'y remettrai difficilement . Monsieur Tian  est un commerçant très honorable, établi depuis trente ans à Aden  et je suis son associé dans cette partie de l'Afrique ( Harar en Ethiopie)... La moitié des bénéfices est à moi! Personne à Aden ne peut dire  du mal de moi. Au contraire, je suis connu en bien de tous, dans ce pays, depuis dix années.

    Cette lettre est signée d'un homme qui, dans sa trente sixième année,semble heureux de son sort : ses affaires sont prospères, il gagne de l'argent, sa réputation est irréprochable.

    Son nom ? Rimbaud!  Rimbaud Arthur qui meurt un an plus tard exactement le 10novembre1891, amputé de la jambe droite à l'hôpital de la  Conception à Marseille, victime d'une syphilis tenace.

     

    A Paris, cette année là , on s'arrache les oeuvres de Rimbaud, qui , 20 ans plus tôt, scandalisait la capital, fuguant à  dix sept ans avec Paul Verlaine vers la Belgique, séjournant avec lui en Angleterre avant un retour à Bruxelles qui échoue dans le fait divers   au terme de douze mois agités., le 10 juillet 1873 Verlaine tire un coup de pistolet sur Rimbaud qui veut rompre leur relation. La  balle ne rate pas sa cible: elle tue le poète, l'homme lui, va survivre!  On retrouve donc Rimbaud à Stuggart, où, cynique, désabusé, il reverra une dernière fois Verlaine sorti de prison, le  14 février 1875.

     

    Vienne, Java, l'Irlande, la Suede, Hambourg, la ferme familiale de Roche, près de Charleville, tout l'été 1878 il travaille aux moissons.

     

    Gênes, Chypre, Roche de nouveau,été 1879, Aden au Yemen, Harar en Ethiopie.... Commerce de café, trafic d'armes ....

     

    Rimbaud le poète? De sa quinzième à sa vingtième année, il n'est plus qu'un laboratoire du langage en effervescence, en errance, presque en folie! le vocabulaire y est pris de vertige, se fait des frayeurs qu'il se raconte affolé, haletant  et tout cela fascine le lecteur habitué au train train du vers  trottinant à petits pas sur ses petits pieds.

    On a cru à la naissance d'un soleil, c'était un feu d'artifice... Tant mieux pour la poésie: le mystère des étoiles demeure.

    LE DORMEUR DU VAL

    C'est un trou de verdure où chante une rivière,

    Accrochant follement aux herbes des haillons

    D'argent , où le soleil de la montagne fière

    Luit, c'est un petit val  qui mousse de rayons.

     

    Un soldat, jeune, bouche ouverte, tête nue,

    Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,

    Dort, il est étendu dans l'herbe, sous la nue,

    Pâle dans son lit vert  ou la lumière pleut.

     

    Les pieds dans  les glaïeuls,il dort , souriant comme

    Sourirait un enfant malade. Il fait un somme.

    Nature, berce le chaudement; il a froid.

     

    Les parfums ne font pas frissonner sa narine

    Il dort dans le soleil., la main sur sa poitrine

    tranquille. Il a deux trous rouges  au côté droit.

     

    ARTHUR RIMBAUD

     

    RIMBAUD

                                   


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    • Les couleurs de l'amitié !

      Un jour, toutes les couleurs du monde se mirent à se disputer entre elles, chacune prétendant être la meilleure, la plus importante, la plus belle, la plus utile, la favorite.

       

       

      Le vert affirma :
      Je suis le plus essentiel, c’est indéniable. Je représente la vie et de l'espoir. J'ai été choisi pour l'herbe, les arbres et les feuilles. Sans moi, les animaux mourraient. Regardez la campagne et vous verrez que je suis majoritaire.

       

       

      Le bleu prit la parole :
      Tu ne penses qu’à la terre mais tu oublies le ciel et l’océan. C’est l’eau qui est la base de la vie alors que le ciel nous donne l’espace, la paix et la sérénité. Sans moi, vous ne seriez rien.

       

       

      Le jaune rit dans sa barbe :
      Vous êtes bien trop sérieux. Moi j’apporte le rire, la gaieté et la chaleur dans le monde. À preuve, le soleil est jaune, tout comme la lune et les étoiles. Chaque fois que vous regardez un tournesol, il vous donne le goût du bonheur. Sans moi, il n’y aurait aucun plaisir sur cette terre.

       

       

       

       

       

      L’orange éleva sa voix dans le tumulte :
      Je suis la couleur de la santé et de la force. On me voit peut-être moins souvent que vous mais je suis utile aux besoins de la vie humaine. Je transporte les plus importantes vitamines. Pensez aux carottes, aux citrouilles, aux oranges aux mangues et aux papayes. Je ne suis pas là tout le temps mais quand je colore le ciel au lever ou au coucher du soleil, ma beauté est telle que personne ne remarque plus aucun de vous.

       

       

       

      Le rouge qui s’était retenu jusque là, prit la parole haut et fort :
      C’est moi le chef de toutes les couleurs car je suis le sang, le sang de la vie. Je suis la couleur du danger et de la bravoure. Je suis toujours prêt à me battre pour une cause. Sans moi, la terre serait aussi vide que la lune. Je suis la couleur de la passion et de l’amour, de la rose rouge, du poinsettia et du coquelicot.

       

       

      Le pourpre se leva et parla dignement :
      Je suis la couleur de la royauté et du pouvoir. Les rois, les chefs et les évêques m’ont toujours choisie parce que je suis le signe de l’autorité et de la sagesse. Les gens ne m’interrogent pas, ils écoutent et obéissent.

       

       

      Finalement, l’indigo prit la parole, beaucoup plus calmement que les autres mais avec autant de détermination :
      Pensez à moi, je suis la couleur du silence. Vous ne m’avez peut-être pas remarquée mais sans moi vous seriez insignifiantes. Je représente la pensée et la réflexion, l’ombre du crépuscule et les profondeurs de l’eau. Vous avez besoin de moi pour l’équilibre, le contraste et la paix intérieure.

       

       

      Et ainsi les couleurs continuèrent à se vanter, chacune convaincue de sa propre supériorité. Leur dispute devint de plus en plus sérieuse. Mais soudain, un éclair apparut dans le ciel et le tonnerre gronda. La pluie commença à tomber fortement. Inquiètes, les couleurs se rapprochèrent les unes des autres pour se rassurer.

       

      Au milieu de la clameur, la pluie prit la parole :
      Idiotes ! Vous n’arrêtez pas de vous chamailler, chacune essaie de dominer les autres. Ne savez-vous pas que vous existez toutes pour une raison spéciale, unique et différente ? Joignez vos mains et venez à moi. Les couleurs obéirent et unirent leurs mains.

      La pluie poursuivit :
      Dorénavant, quand il pleuvra, chacune de vous traversera le ciel pour former un grand arc de couleurs et démontrer que vous pouvez toutes vivre ensemble en harmonie. L’arc-en-ciel est un signe d’espoir pour demain. Et, chaque fois que la pluie lavera le monde, un arc-en-ciel apparaîtra dans le ciel, pour nous rappeler de nous apprécier les uns les autres.
          

     


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