•  

    On regarde à l'intérieur de soi et l'on s'étonne.

    On s'interroge, on essaie de comprendre

    Ce qui se passe au tréfonds de soi.

    On se confronte à d'autres réalités qui nous ébranlent,

    On doute de soi, de ce que l'on découvre,

    Douloureusement,

    Patiemment.

    On apprend à se connaître,

    Et à s'aimer.

     

    REGARDS SOUS-MARINS


    votre commentaire

  • votre commentaire

  • votre commentaire
  • Interpreter c’est extraire le sens de quelque chose, qui, ou bien n’a pas de sens apparent, ou bien a un autre sens que le sens apparent.

    Que faisons nous lorsque nous conversons avec quelqu’un ? Nous interpretons ses paroles et lui, il interprète les notres. Pas les paroles seulement d’ailleurs: l’attitude générale du corps, les mimiques en disent parfois plus longs que les mots.

    Un interprete est un traducteur : il fait passer un message d’une langue à une autre. Un pianiste interpre un morceau de musique à partir de la partition qu’il a sous les yeux ou qu’il a apprise par coeur, un acteur interprete un personnage.

    Quel point commun y’a t-il entre le traducteur, le pianiste et l’acteur ? Tous effectuent le passage d’un niveau apparent( ce qui est dit, écrit ou montré) à un niveau caché ( ce qui est signifié par ce qui est , écrit ou montré);lire un livre , écouter une conversation, c’est interpreter.

    SENS ET VERITE

    2X2 font 4,la terre tourne autour du soleil, l’uranium est l’élément naturel le plus lourd, certes ces propositions doivent être comprises mais elles ne donnent pas lieu à un travail d’interpretation . Pourquoi ? Parce qu’elles sont vraies.

    Une proposition vraie est nécéssaire(elle ne peut pas ne pas être ce qu’elle est) et universelle ( elle doit être admise par tout le monde) . La vérité est unique en son domaine. Il n’y a qu’une seule réponse vraie à un problème mathematique, alors qu’il en existe une infinité de fausses. Le sens, à la différence de la vérité, est multiple parce que l’interpretation est relative au contexte dans lequelle elle s’effectue;le contexte comprend l’époque, la culture, la personnalité aussi de celui qui interprète. Le sens d’une oeuvre d’art, le sens d’un évenement historique, le sens d’une action politique ne seront jamis les memes pour tout le monde. C’est bien pourquoi les gens se battent sur des questions politiques, alors qu’on n’a jamais vu de mathématiciens trancher au duel ,à l épée, la validité d’un théorème.

    Qui dit  » relatif » ne dit pas forcement  » arbitraire » . Aucune interpretation ne jouera au piano de manière identique à un autre, cela ne signifie pas qu’il peut jouer n’importe comment.

    Autant il existe des critéres de vérités, autant il n’existe pas de critères pour établir qu’une interpretation est plus  » juste » qu’une autre, mais cela ne signifie pas que toutes les interpretations se valent.

    La plupart des symboles sont surdéterminés, c’est à dire qu’ils ont une pluralité de sens. Il n’y a qye  des symboles mathématiques pour etre univoque.

    Ainsi le lion par exemple peut symboliser :

    - le roi de la forêt,

    -une constellation,

    - la marque « Peugeot »

    -Les Sikhs ( membres d’une religion indienne : singh = lion) la liste evidemment n’est pas close.

    PEUT ON DIRE QUE TOUTES LES OPINIONS SE VALENT ?

    La réponse à cette question depend du sens qu’on d0nnera au mot opinion; au sens courant , une opinion est un jugement personnel quelconque. Au sens philosophique, introduit par Platon,l’opinion s’oppose au savoir comme l’apparence à la réalité, l’erreur à la vérité.

    Si toutes les opinions se valent, cela signifie qu’aucune n’est meilleure ni pire qu’une autre. Consequence: chacun est fondé à émettre l’opinion qu’il désire.  Si toutes les opinions ne se se valent pas, cela signifie qu’un critè

     

     

    re objectif permet deles ordonner et de les hierarchiser en bonnes et mauvaises opinions, en meilleures parmi les bonnes et pires parmi les mauvaises.  

     

    L'INTERPRETATION


    votre commentaire
  • L'oiseau

     

    Un oiseau siffle dans les branches
    Et sautille gai, plein d’espoir,
    Sur les herbes, de givre blanches,
    En bottes jaunes, en frac noir.

     

    C’est un merle, chanteur crédule,
    Ignorant du calendrier,
    Qui rêve soleil, et module
    L’hymne d’avril en février.

     

    Pourtant il vente, il pleut à verse ;
    L’Arve jaunit le Rhône bleu,
    Et le salon, tendu de perse,
    Tient tous ses hôtes près du feu.

     

    Les monts sur l’épaule ont l’hermine,
    Comme des magistrats siégeant.
    Leur blanc tribunal examine
    Un cas d’hiver se prolongeant.

     

    Lustrant son aile qu’il essuie,
    L’oiseau persiste en sa chanson,
    Malgré neige, brouillard et pluie,
    Il croit à la jeune saison.

     

    Il gronde l’aube paresseuse
    De rester au lit si longtemps
    Et, gourmandant la fleur frileuse,
    Met en demeure le printemps.

     

    Il voit le jour derrière l’ombre,
    Tel un croyant, dans le saint lieu,
    L’autel désert, sous la nef sombre,
    Avec sa foi voit toujours Dieu.

     

    A la nature il se confie,
    Car son instinct pressent la loi.
    Qui rit de ta philosophie,
    Beau merle, est moins sage que toi !

     

     

    Théophile Gautier.  


    2 commentaires