• LES SAISONS DE L’AMOUR

     

     Le printemps de l’amour est tout simplement magique parce que chaque journée est faite de découvertes et de nouveautés.

     

    L’été de l’amour est chaud et éclatant comme le soleil. C’est une période dorée, marquée par la complicité et les rêves partagés…

     

     

    L’automne de l’amour est tendre; c’est un moment paisible où les amoureux récoltent le fruit du bonheur qu’ils ont semé…

     L’hiver de l’amour est beau et touchant comme peuvent l’être tous les souvenirs d’un amour dont c’est le perpétuel printemps…

     

     


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  • Orchestre du Très-Haut, bardes de ses louanges,

    Ils chantent à l'été des notes de bonheur :

    Ils parcourcourent les airs avec des ailes d'anges

    Echappés tout joyeux des jardins du Seigneur.

     

    Tant que durent les fleurs, tant que l'épi qu'on coupe

    Laisse tomber un grain sur les sillons jaunis,

    Tant que le rude hiver n'a pas gelé la coupe

    Où leurs pieds vont poser comme aux bords de leurs nids.

     

    Ils remplissent le ciel de musique et de joie:

    La jeune fille embaume et verdit leur prison,

    L'enfant passe la main sur leur duvet de soie,

    Le vieillard les nourrit au seuil de sa maison.

     

    Mais dans les mois d'hiver, quand la neige et le givre

    Ont remplacé la feuille et le fruit, où vont-ils ?

    Ont-ils cessé d'aimer ? Ont-ils cessé de vivre ?

    Nul ne sait le secret de leurs lointains exils.

     

    On trouve au pied de l'arbre une plume souillée,

    Comme une feuille morte où rampe un ver rongeur,

    Que la brume des nuits a jaunie et mouillée,

    Et qui n'a plus, hélas! ni parfum ni couleur.

     

    On voit pendre à la branche un nid rempli d'écailles,

    Dont le vent pluvieux balance un noir débris :

    Pauvre maison en deuil et vieux pan de murailles

    Que les petits, hier, réjouissaient de cris.

     

    O mes charmants oiseaux, vous si joyeux d'éclore !

    La vie est donc un piège où le bon Dieu vous prend ?

    Hélas! c'est comme nous . Et nous chantons encore!

    Que Dieu serait cruel, s'il n'était pas si grand !

     

    ALPHONSE DE LAMARTINE

     

    LES OISEAUX

     


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  • DECODEUR PSY : Z comme  Zen

     

    Le zen, de cheminement spirituel bouddhiste qu’il était à l’origine,est entré dans le vocabulaire courant avec la signification de calme, détente, sérénité. Le zen représente donc le contraire du stress, souvent dénoncé comme la maladie principale du XXIe siècle.

     

    QU’EST CE QUE LE STRESS?

     

    A la base, il s’agit de la réponse à toute demande d’adaptation qui est faite à l’organisme. Derrière cette définition savante se cachent de multiples situations de la vie quotidienne :

    - Etre ralenti dans un embouteillage,

    -se presser pour prendre le train,

    -trouver une place dans le métro aux heures de pointe,

    -emmener les enfants à l’heure à l’école,

    -devoir rendre un travail important à so n c hef,

    -être amené  à prendre la parole en public,

    -préparer un déménagement

    -Organiser une fête de famille

    -se marier,

    -devenir parent,

    -etc….

    Outre ces facteurs ponctuels  agissent aussi  des agents stressants chroniques: la précarité financière, la mésentente conjugale, le harcelement professionnel, des conflits de voisinage , etc… Toutes ces situations présentent la caractéristique de se prolonger dans le temps et de créer des effets cumulatifs.

     

    Le stress n’est cependant pas à considérer de façon uniquement négative. C’est un mécanisme programmé dans nos gènes il y’a des millions d’années pour mobiliser nos ressources face aux situations exigentes. Le systène nerveux autonome s’active et provoque l’augmentation des rythmes cardiaques, de la tension artérielle et musculaire ainsi  que de la température corporelle. Cette activation est utile lorsqu’elle est modérée, mais handicapante lorsqu’elle est trop intense.

     

    Dans la vie moderne, les situations nécessitant un regain d’énergie pour l’attaque ou la fuite sont, il est vrai,limitées. Le stres survient  plutôt  lorsque  nous pensons  manquer de ressources pour accomplir  une action, principalement du temps ou de compétences : délai trop court, temps d’attente trop long, surcharge de travail, niveau des attentes trop élevés.

     

    QUELLES SONT LES CONSEQUENCES DU STRESS

     

    Le problème du stress réside dans l’inadéquation entre le mécanisme biologique et les stresseurs modernes. L’énergie libérée sous forme de corps gras dans la circulation sanguine   n’est pas brûlée, et ceux ci risquent alors d’encrasser les artères, de même que les hormones du stress, adrénale et cortisol , viennent perturber le bon fonctionnement  du système immunitaire. Sur la durée, des maladies cardio-vasculaires ou des formes de cancer peuvent être favorisées.

     

    COMMENT LUTTER CONTRE LE STRESS

     

    Aussi est-il nécessaire de limiterles effets négatifs du stress. Là où le corps se tend,le mental peut amener une détente. Le stress accompagne l’excitation du système  nerveux  autonome sympathique, responsable de l’élévation de la tension et de l’augmentation des rythmes vitaux. Le retour à la normale survient grâce à l’action du système antagoniste, le parasympathique. Le but est donc de soliciter  le système parasympathique pour accéder au relâchement  et la détente. Telles sont les vertus des techniques de relaxation, qu’elles s’apparentent au yoga, à la relaxation progressive de Jacobson, à la sophrologie, au training autogène ou à la méditation.

     

    Les techniques de relaxation sont une arme majeure pour combattre le stress et ses effets nocifs. Une bonne hygiène de vie y contribue a ussi :

     

    - dormir suffisamment ( sept à huit heures en moyenne)

    - Ne pas faire l’impasse sur les repas,

    - manger équilibré ( beaucoup de fruits et légumes)

    - se dépenser régulièrement (‘ excercice physique)

    - Peu d’alcool, pas de tabac 

     

    DECODEUR PSY

    -Limiter les excitants : café, thé, soda à la cafeine. Enfin , l’organisation de son temps permet d’éviter de nombreuses situations stressantes.  


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  • Cygnes au blanc plumage, au port majestueux

    , Est-il vrai, dites-moi, qu'un chant harmonieux,

    De vos jours écoulés rompant le long silence,

    Lorsque va se briser votre frêle existence,

    Comme un cri de bonheur s'élève vers les cieux ?
    Quand sous votre aile, un soir, votre long col se ploie

    Pour le dernier sommeil d'où vous vient cette joie ?

    De vos jours rien ne rompt l'indolente douceur :

    Lorsque tout va finir, cet hymne de bonheur,

    Comme à des cœurs brisés, quel penser vous l'envoie ?
    Ô cygnes de nos lacs ! votre destin est doux ;

    De votre sort heureux chacun serait jaloux.

    Vous voguez lentement de l'une à l'autre rive,

    Vous suivez les détours de l'onde fugitive :

    Que ne puis-je en ces flots m'élancer avec vous !
    Moi, sous l'ardent soleil, je demeure au rivage.

    Pour vous, l'onde s'entr'ouvre et vous livre passage ;

    Votre col gracieux, dans les eaux se plongeant,

    Fait jaillir sur le lac mille perles d'argent

    Qui laissent leur rosée à votre blanc plumage ;
    Et les saules pleureurs, ondoyants, agités,

     Alors que vous passez, par le flot emportés

    D'un rameau caressant, doucement vous effleurent

    Sur votre aile qui fuit quelques feuilles demeurent,

    Ainsi qu'un souvenir d'amis qu'on a quittés.
    Puis le soir, abordant à la rive odorante

    Où fleurit à l'écart le muguet ou la menthe,

    Sur un lit de gazon vous reposez, bercés

    Par la brise des nuits, par les bruits cadencés

    Des saules, des roseaux , de l'onde murmurante.
    Oh ! pourquoi donc chanter un chant mélodieux

    Quand s'arrête le cours de vos jours trop heureux ?

    Pleurez plutôt, pleurez vos nuits au doux silence,

    Les étoiles, les fleurs, votre fraîche existence ;

    Pourquoi fêter la mort ? vous êtes toujours deux !
    C'est à nous de chanter quand vient l'heure suprême,

    Nous, tristes pèlerins, dont la jeunesse même

    Ne sait pas découvrir un verdoyant sentier,

    Dont le bonheur s'effeuille ainsi que l'églantier ;

    Nous, si tôt oubliés de l'ami qui nous aime !
    C'est à nous de garder pour un jour à venir,

    Tr istes comme un adieu, doux comme un souvenir,

    Des trésors d'harmonie inconnus à la terre,

    Qui ne s'exhaleront qu'à notre heure dernière.

    Pour qui souffre ici-bas, il est doux de mourir !
    Ô cygnes ! laissez donc ce cri de délivrance

    À nos cœurs oppressés de muette souffrance ;

    La vie est un chemin où l'on cache ses pleurs...

    Celui qui les comprend est plus loin, est ailleurs.

    À nous les chants ! la mort, n'est-ce pas l'espérance .

     

    Sophie d'Arbouville.

    LE CHANT DU CYGNE


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  • Les couleurs de l'amitié !

    Un jour, toutes les couleurs du monde se mirent à se disputer entre elles, chacune prétendant être la meilleure, la plus importante, la plus belle, la plus utile, la favorite.

    Le vert affirma :
    Je suis le plus essentiel, c’est indéniable. Je représente la vie et de l'espoir. J'ai été choisi pour l'herbe, les arbres et les feuilles. Sans moi, les animaux mourraient. Regardez la campagne et vous verrez que je suis majoritaire.

     

    Le bleu prit la parole :
    Tu ne penses qu’à la terre mais tu oublies le ciel et l’océan. C’est l’eau qui est la base de la vie alors que le ciel nous donne l’espace, la paix et la sérénité. Sans moi, vous ne seriez rien.

     

    Le jaune rit dans sa barbe :
    Vous êtes bien trop sérieux. Moi j’apporte le rire, la gaieté et la chaleur dans le monde. À preuve, le soleil est jaune, tout comme la lune et les étoiles. Chaque fois que vous regardez un tournesol, il vous donne le goût du bonheur. Sans moi, il n’y aurait aucun plaisir sur cette terre.

     

    L’orange éleva sa voix dans le tumulte :
    Je suis la couleur de la santé et de la force. On me voit peut-être moins souvent que vous mais je suis utile aux besoins de la vie humaine. Je transporte les plus importantes vitamines. Pensez aux carottes, aux citrouilles, aux oranges aux mangues et aux papayes. Je ne suis pas là tout le temps mais quand je colore le ciel au lever ou au coucher du soleil, ma beauté est telle que personne ne remarque plus aucun de vous.

     

    Le rouge qui s’était retenu jusque là, prit la parole haut et fort :
    C’est moi le chef de toutes les couleurs car je suis le sang, le sang de la vie. Je suis la couleur du danger et de la bravoure. Je suis toujours prêt à me battre pour une cause. Sans moi, la terre serait aussi vide que la lune. Je suis la couleur de la passion et de l’amour, de la rose rouge, du poinsettia et du coquelicot.

     

    Le pourpre se leva et parla dignement :
    Je suis la couleur de la royauté et du pouvoir. Les rois, les chefs et les évêques m’ont toujours choisie parce que je suis le signe de l’autorité et de la sagesse. Les gens ne m’interrogent pas, ils écoutent et obéissent.

     

    Finalement, l’indigo prit la parole, beaucoup plus calmement que les autres mais avec autant de détermination :
    Pensez à moi, je suis la couleur du silence. Vous ne m’avez peut-être pas remarquée mais sans moi vous seriez insignifiantes. Je représente la pensée et la réflexion, l’ombre du crépuscule et les profondeurs de l’eau. Vous avez besoin de moi pour l’équilibre, le contraste et la paix intérieure.

     

    Et ainsi les couleurs continuèrent à se vanter, chacune convaincue de sa propre supériorité. Leur dispute devint de plus en plus sérieuse. Mais soudain, un éclair apparut dans le ciel et le tonnerre gronda. La pluie commença à tomber fortement. Inquiètes, les couleurs se rapprochèrent les unes des autres pour se rassurer.

     

    Au milieu de la clameur, la pluie prit la parole :
    Idiotes ! Vous n’arrêtez pas de vous chamailler, chacune essaie de dominer les autres. Ne savez-vous pas que vous existez toutes pour une raison spéciale, unique et différente ? Joignez vos mains et venez à moi. Les couleurs obéirent et unirent leurs mains.

    La pluie poursuivit :
    Dorénavant, quand il pleuvra, chacune de vous traversera le ciel pour former un grand arc de couleurs et démontrer que vous pouvez toutes vivre ensemble en harmonie. L’arc-en-ciel est un signe d’espoir pour demain. Et, chaque fois que la pluie lavera le monde, un arc-en-ciel apparaîtra dans le ciel, pour nous rappeler de nous apprécier les uns les autres.
        


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