KANT - 172-1804
Né à Konigsberg, en Prusse orientale (aujourd'hui Kaliningrad en Russie), Kant passa presque toute sa vie dans cette ville, qui possédait une université renommée depuis deux siècles ( il accroîtra lui même sa célébrité) .
Existence de professeur , sans évènements, très méthodique à propos de laquelle Henri Heine a écrit " je ne crois pas que la grande horloge de la cathédrale
de Konigsberg ait accompli sa tâche avec plus de régularité que son compatriote Kant Les voisins savaient exactement qu'il était trois heures et demie quand Emmanuel Kant, vêtu de son habit gris,
son jonc d'Espagne à la main, sortait de chez lui et se dirigeait vers la petite allée de tilleuls qu'on nomme encore à présent, en souvenir de lui " L'allée du Philosophe" . Il la montait
et la descendait huit fois par jour, en quelque saison que ce fut et, quand le temps était mauvais, on voyait son domestique, le vieux Lampe qui le suivait d'un air vigilant et inquiet, le
parapluie sous le bras
Kant était né dans une famille pauvre qui compta onze enfants, son père était ouvrier sellier, sa mère l'orienta vers le piétisme, mouvement religieux fondé par Sperner à la fin du XVIIe
siècle . Kant fit de solides études à l'Université de sa ville natale et il eut pour maître le philosophe Knutzen, lui même piétisme et donc rationaliste strict et systématique.
Sa carrière philosophique comprend trois périodes :
1°) jusqu'en 1770 il est ébranlé par Hume, se premiers ouvrages concernent la physique , il enseigne à l'université
2)°¨Poursuivant son enseignement dans diverses matières, il publie ses ouvrages principaux " La critique de la raison, pure critique de la raison pratique - La Critique du
jugement".
3) Après 1790 son système est constitué : ses principaux livre sont alors : la Religion dans les limites de la simple raison, la Métaphysique des moeurs, il rédige aussi des notes qui
seront publiées après sa mort.
Son influence se fait sentir en France à partir de 1796 mais c'est à la fin du XIXe siècle qu'elle sera la plus forte : sa philosophie morale inspirera alors la morale laïque de la
IIIe république, basée sur les exigences de l'obligation morale.