• L'ESCLAVE ET L'OISEAU

     

    L'ESCLAVE ET L'OISEAU.

    Ouvre ton aile au vent, mon beau ramier sauvage

    Laisse à mes doigts brisés ton anneau d'esclavage

    Tu n'as que trop pleuré ton élément, l'amour,

    Sois heureux comme lui, sauve toi sans retour!

     

    Que tu montes la rue, ou que tu rases l'onde,

    Souviens toi de l'esclave en traversant le monde:

    L'esclave t'affranchit pour te rendre  l'amour.

    Quitte moi comme lui,sauve toi sans retour..

     

    Va retrouver dans l'air la volupté de vivre!

    Va boire les baisers de Dieu,qui te délivre.

    Ruisselant de soleil et plongé dans l'amour,

    Va-t-en, va-t-en! Sauve toi sans retour.

     

    Moi je garde l'anneau, je suis l'oiseau sans ailes,,

    Les tiennes vont aux cieux, mon âme est devant elles,

    Va, je les sentirai frissonner dans l'amour!

    Mon ramier, sois béni. Sauve toi sans retour!

     

    Va demander pardon pour les faiseurs de chaînes,

    En fuyant les bourreaux, laisse tomber les haines

    Va plus haut que la mort, emporté dans l'amour!

    Sois clément comme lui ...Sauve toi sans retour.

     

    MARCELINE-DESBORDES-VALMORE

    Bel éloge à la liberté!!

     


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  • OCEAN PROFOND
     
     
    La mer est tout !  elle couvre les sept dixièmes du globe terrestre!
     
    Son souffle est pur et sain.
     
    C'est l'immense désert où l'homme n'est jamais seul
     
    Car il sent frémir la vie à ses côtés.
     
    La mer n'est que le véhicule
     
    D'une surnaturelle et prodigieuse existence...
     
     JULES VERNE
      

    LA MER


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  • INNOCENCE DE L’ENFANCE.

     

     Oh! vous qui cherchiez au fond de votre coeur,

     

    la clef perdue de la paix et du bonheur,

     

    regardez cet enfant qui contemple le ciel,

     

    dégustez son sourire comme une goutte de miel.

     

    ……….

     

    Vous verrez l’univers, dans ses yeux, plus beau

     

    l’amour se baignant dans les eaux des ruisseaux,

     

    venir réveiller dans nos coeurs le conscience

     

    que nous avions égaréé dans le silence!

     

     ……….

     

    Oh! qu’elle est belle! qu’elle est jolie, l’innocence!

     

    rien n’est plus beau que le visage de l’enfance!

     

    qu’il est beau de rêver, de rester enfant,

     

    pour revivre tous les beaux souvenirs d’antan!

     

     


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  • Les Roses et toutes les fleurs

     

     

     

    Toutes les fleurs, certes, je les adore.
    Les pâles lys aux saluts langoureux.
    Les lys fluets dont le satin se dore.
    Dans leur calice d'ors poudreux.
    Et les bluets bleus,
    Dont l'azur décore
    Les blés onduleux,
    Et les liserons qu'entrouvre l'aurore
    De ses doigts frileux.
    Mais surtout, surtout, je suis amoureux,
    Cependant que de folles gloses
    S'emplissent les jardins heureux,
    Des lilas lilas
    Et des roses roses.
    Toutes les fleurs, certes, je les adore .
    Les cyclamens aux fragiles bouquets,
    Les mimosas dont le buisson se dore,
    Et les chers jasmins si coquets,
    Et les doux genêts,
    Dont la brise odore,
    Et les fins muguets,
    Les muguets d'argent,
    Si frais quand l'aurore
    Mouille les bosquets.
    Mais surtout, surtout je suis amoureux,
    Cependant que de folles gloses
    S'emplissent les jardins heureux,
    Des lilas lilas
    Et des roses roses.
    Toutes les fleurs, certes, je les adore.
    Toutes les fleurs dont fleurit ta beauté,
    Les clairs soucis dont la lumière dore
    Tes cheveux aux blondeurs de thé,
    L'iris velouté
    Qui te prête encore
    Sa gracilité,
    Et l'œillet qui met ta joue et l'aurore
    En rivalité .
    Mais surtout, surtout je suis amoureux,
    Dans tes chères lèvres décloses
    Et dans les cernes de tes yeux,
    Des lilas lilas
    Et des roses roses.

    Edmond Rostand.

     

     


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  • Les orphelins


    jeanine ouvrant les rideaux, et montrant les enfants a son mari


       La grand-mère était morte. Deux petits enfants étaient abandonnés.

     Jeannie, femme d’un pauvre pêcheur, vint les prendre et les emporta chez elle.

    . Quand son mari rentra, elle lui dit:

    «Notre voisine vient de mourir. Elle laisse deux orphelins. Que faut-il en faire?» 

    - «Diable! diable! dit-il, en se grattant la tête,


    Nous avions cinq enfants, cela va faire sept..
    .

    Bah!  tant pis! Ce n’est pas ma faute...


    Femme,, va les chercher. S’ils se sont réveillés,

    Ils doivent avoir peur, tous seuls avec la morte...


    Ouvrons aux deux enfants. Nous les mêlerons tous,

    Cela nous grimpera, le soir, sur les genoux.


    Ils vivront, ils seront frère et sœur des cinq autres...


    Moi, je boirai de l'eau. je ferai double tâche. C’est dit, va les chercher.

     Mais qu’as-tu? Ça te fâche? D’ordinaire, tu cours plus vite que cela.

    -Tiens, dit-elle en ouvrant les rideaux, les voilà!»


    Victor Hugo
      


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